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UDMO-PNH/ Fête Notre Dame @ Petit-Goave : Une violence injustifiée | Scoop FM
Les activités ayant marqué la clôture de la Fête Notre Dame à Petit-Goave le 15 aout 2014 se sont transformées en un véritable cauchemar, au cours du festival de musique animé en plein air ...
Le pays d'Ayiti tel que gouverné par les Tèt Kale roses ça donne un espace Tèt an ba/Kale tèt.
Une sorte de territoire ubuesque mais cependant pas drôle du tout.
Où l'on voit la police tirer en l'air dans une fête à Pétion-Ville, arroser les fêtards de gaz lacrymogène, semer la panique et provoquer des blessés. Une nouvelle définition de leur mission : servir et protéger.
Cette même police qui laisse le terrain aux bandits au marché de la Croix des Bossales.
Elle est aussi celle, dont les dirigeants ne connaissent pas le nombre exact des prisonniers évadés du centre carcéral de la Croix des Bouquets, ni leur identité, ni si ces criminels dangereux se sont évadés avec des armes.Et refuse d'en rendre compte à la nation alarmée par un si grand nombre de criminels en liberté;
Un no mans's land "espécial" orwellien s'est créé depuis 2011 avec l'arrivée à la présidence d' un chanteur de konpa, spécialiste en gros mots et en gouyades , aimant la dictature, qui impose son tempo, ses copains et leur manière de voir le monde comme idéal de société.
La justice se mue en injustice, le mal devient le bien le bien le mal, le laid le beau, le faux le vrai, le mensonge, la cupidité, la couardise, la violence, l'ignorance et le lucre se transforment en qualités appréciées et recherchées.
Après le tremblement de terre qui a chambardé l'espace et traumatisé les personnes, les duellistes Lamothe/ Martelly passent un buldozer sur les valeurs culturelles haïtiennes.
Tout le monde est achetable; en chacun dort un ou une prostitué (e) qui s'ignore. An nou gouye ! Sak pa kontan anbake ou an ba kòd. Point final.
1 commentaire sélectionné :
Pawol Ekonomik
Pou Anglade, nap di, Mache konstitye oun rezo rezistans kont fos eksten kap eseye kraze fos anndan. Se poutetsa, nou pa gen dout, mache yo pemet gran popilasyon an kenbe ekilib nan Milye yap viv lan. Kidonk, Mache se echel ki kapab pemet chak Ayisyen demontre entlijans li.
Konbyen pwofesyonel Ayisyen ki gen oun diplom paske manman li tap vann siret, papa li tap vann fresko? Konbyen Ayisyen ki vwayaje, pati, ale nan gran peyi tankou Taiwan, Curacao, Venezuela, elatriye, paske li se Madansara?
An fet, selon ansyen Anbasade Casimir, nan mitan ane 1990 yo, gouvenman Ayisyen te rive rapwoche ak gouvenman Taiwan, gras a echanj komesyal ant de peyi yo ke Madansara yo te tabli.
Nou komante sou atik sila, pou nou ankouraje oun politik transnasyonal pou valorize Mache yo menm jan ak Pak Endistriyel yo. Li pa nomal pou yap boule tout mache nan peyi a. Tandiske Pak Endistriyel yo byen sekirize. Devan paket fe sila yo, dirijan yo setoblije enplemante aksyon kap pemet yo kenbe seman yo prete, pou pwoteje vi ak byen Ayisyen.
An konklizyon, an nou gade Mache yo, toupatou nan peyi a, kom Sekte Stratejik ki garanti Sekirite Nasyon an. Ak chanjman mantalite e konpotman, Ayisyen kapab fe sa a (Doumafis).
Je crains que la portée de ce commentaire soit au-dessus du niveau d'analyse des lecteurs du Nouvelliste.
Il faudrait une explication de texte afin qu'ils puissent saisir la corrélation entre les marchés, l'économie du pays, l'éducation, l'émergence d'une classe de lettrés dans la population pauvre, la circulation de l'argent, la consommation.
Pour comprendre le rapport entre l'insécurité entretenue dans les marchés et la sécurité maximale dans les sweatshops, il faut avoir une idée des plans de développement élaborés par la communauté internationale pour Haïti.
Un exemple,l'investissement de Clinton dans l'hôtel Oasis et dans Caracole, permettrait de mieux saisir à quelle politique renvoie cette insécurité dans les marchés avec les incendies, les rançonnement des vendeuses. Une politique qui s'assimile à une vraie chasse des commerçantes afin qu'elles dégagent le terrain et aillent se paupériser plus encore dans des bidonvilles.
Quand la République bolivarienne du Venezuela avait offert ce marché, elle pensait que les autorités du pays en comprendraient l'importance économique et en prendraient soin. Elle n'avait pas intégré que le gouvernement haïtien méprise l'ensemble de sa population pauvre à laquelle elle réserve, avec plaisir, les conditions de vie les plus dégradantes;
il y a un aspect psychologique négligé quand on aborde la relation des gens qui ont de quoi, gros comme Hérivaux ou la ministre de la pauvreté extrême, c'est cette jouissance perverse qu'iis ont à afficher leur surpoids, à traverser avec leurs gros 4x4 des rues pleines de boue et d'ordures envoyant au passage l'eau sale au visage des marchandes, de contempler du bord de leurs piscines les bidonvilles puants, sans eau ni électricité, de claquer au restaurant en une nuit 6 mois de salaires d'un ouvrier, etc.
Cette dimension psychologique est extérieure à l'attrait des ors du pouvoir qui existe partout dans le monde.
Il s'agit d'une jouissance, d'un "dieu seul me voit" qui nous ramènent à l'époque de l'esclavage où les maîtres se couvraient des dentelles les plus raffinées, se faisaient envoyer de France les mets les plus exquis tandis que leurs esclaves sous-alimentés survivaient en haillons.
il n'y a pas de place dans cette structure psychologique même pour la compassion- voire pour une politique en faveur des pauvres.
Malheureusement, cette dimension n'est pas étudiée- les intellectuels haîtiens s'étant rarement penchés sur les séquelles de l'esclavage enracinés dans les mentalités- .
Et on attribue à de l'indifférence ce qui relève du plaisir.
L'équivalent d'une drogue.( voir à ce sujet le livre de Kettly Mars qui trace le portrait d'un intellectuel pédophile qui, la nuit tombée, s'en va chercher ses proies dans les bidonvilles sordides.)
Cette notion de plaisir nous permettrait de mieux saisir pourquoi, depuis l'indépendance- en ne faisant pas abstraction des problèmes économiques- le peuple haïtien est maintenu dans cette condition de vie infra-humaine.
C'est cette jouissance qui explique que, même les enfants issus de ces milieux pauvres, une fois "arrivés," reproduisent les mêmes comportements abusifs. Et parfois à outrance, se rangeant carrément du côté de ceux qui exploitent et humilient leurs père, mères, fratrie et alliés.
Martelly, bien qu'issu de la classe moyenne, (mais ayant confié son envie des riches dès son jeune âge) représente le prototype de cette figure du shooté à la jouissance perverse.
Et, ce n'est pas par hasard que, par un détournement de sens, son slogan de campagne ait été" victoire pour le peuple", et que son premier acte de gouvernement fut de taxer les plus pauvres de la diaspora au prétexte mensonger d'apporter à leurs familles une meilleure éducation.
Et, ce n'est pas non plus un mystère, qu'il trouve tant de supporters dans les nouvelles classes moyennes qui partagent avec lui cette "victoire sur le peuple", ce plaisir de toute puissance sur les deshérités et la contemplation agréable du spectacle enchanteur de leur misère crasse.
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