Je lis cette nouvelle:
"Un agent de l’Udmo est venu, le samedi 12 juillet 2014, à 9:00 am (13:00 gmt) auprès de la direction du centre de santé pour demander de libérer, d’ici 11:00 locales (15:00 gmt) le même jour, certaines salles du centre.
Le directeur du centre de santé, Dr. Lamartine Pierre Fils, rapporte avoir refusé la demande de l’agent de l’Udmo.
« Les agents de l’Udmo ont effectivement débarrassé les salles et ils ont occupé l’espace. Je ne sais pas maintenant où ils ont mis les matériels qu’ils ont trouvés », déplore Pierre Fils.
Tout le personnel médical a paniqué."
C'est le genre d'infos qui comme celle des sapeurs pompiers assassins qui te dépriment.
Tu te dis qu'Haïti n'ira nulle part avec une mentalité semblable chez ceux dont la fonction est avant tout de servir et protéger la poulation.
Parce qu'il ne s'agit pas de gangstérisme, ce à quoi tous les pays sont confrontés et contre lequel il est possible de lutter.
Là il s'agit d' un banditisme d'Etat pratiqué par ses représentants que sont policiers et sapeurs pompiers.
Chacun connaît le manque de structures de santé en Haïti. Alors, de voir des gredins, sous prétexte de maintien de l'ordre, utiliser des salles de ce centre de santé pour en faire leur appartement privé.
C'est dingue.
Plus que ça immonde.
Mais comme, on le répète, avec l'équipe de "bandi legal "Haïti a renoué avec la perfidie, l'état d'esprit gwo ponyèt et la bêtise crasse du temps où le militaro/macouto/duvaliérisme régnait et où ce directeur de centre, à cette époque, n'avait qu'à fermer sa gueule "fèmen djol, ou bien s'arranger pour prendre l'exil.
S'il protestait, il était mort et sa famille pouvait craindre le pire.
A ce propos, pour rester dans le sujet de la régression aux méthodes de la dictature duvaliériste. J'ai entendu V. Numa, oui encore lui, encore une fois, faire une apologie du duvaliérisme et des chefs de section.
Comme vous le savez, si vous l'écoutez ou bien me lisez, V.Numa ne rate jamais une occasion pour évoquer le" bon tan divalye". Quand un avion de provenance inconnue s'écrase dans la Grand' Anse, il nous serine que "di tan divalye "aucun avion ne pourrait survoler le territoire national - ce qui est archi faux puisque on peut se souvenir que des avions ont survolé Port-au-Prince pour diffuser des tracts anti-Duvalier. Ainsi, fidèle à sa nostalgie, le voici qui s'empare de l'occasion de l'évasion de Brandt pour radoter que "di tan divlaye, le "pays était quadrillé" de telle sorte que Brandt aurait été tout de suite pris.
Evidemment, V. Numa oublie de dire que ce quadrillage n'était pas fait pour assurer la sécurité de la population (qu'il aurait été mieux de quadriller avec des hôpitaux, des centres de santé, des écoles, des universités) mais, au contraire, son objectif était de la soumettre, de la terroriser, d'en faire des collabos du sysrème afin qu'ils dénoncent les opposants au régime dictatorial
Ces gens- là, ces autoproclamés "directeurs d'opinion" sont en grande partie responsables de cette propagande pro-duvaliériste qui assimile la paix des cimetières à la prospérité. (Si propspérité et paix il y avait pourquoi tous ces Haïtiens ont fui le pays ?)
Officiellement, ces "directeurs d'opinion" se disent pour un état de droit mais ils se saisissent de toutes les opportunités pour vanter "an ba chal" les mérites de la dictature, se cachant derrière le dicton "rayi chyen di danl blanch".
V. Numa devrait savoir que le pays était tellement bien quadrillé, que entre autres exemples, un Haïtien - de nationalité haïtienne- vivant à l'étranger, devait avoir un visa pour entrer dans son propre pays.
Ce sont ces vantardises sur le tan divalye qui s'étalent sur les radios, (notamment chez ceux qui font de la pub pour une soit-disant "nouvelle Haïti") de manière directe ou indirecte qui permettent directement ou indirectement à des pompiers d'assassiner la personne qu'à priori ils sont venus sauver et à des policiers d'occuper manu militari un centre de santé malgré le refus opposé par le directeur.
Dans quels pays a t-on vu un centre de santé devenir la caserne d'hommes armés ?
Dans les pays où l'Etat n'a plus le contrôle et où fonctionnent des milices.
Serait-ce le cas d'Haïti ?
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Haïti-Santé : A Anse-à-Pitres, la présence d'agents de l'Udmo paralyse le centre de santé
A travers Haiti Correspondance Pénia Bonicet Anse-à-Pitres, 14 août 2014 [AlterPresse] --- Depuis le samedi 12 juillet 2014, certains services du centre de santé à Anse-à-Pitres, frontière c...
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