Le même principe s’applique aux £24 milliards dépensés en allocations logement. En 2002, 100 000 locataires du secteur privé à Londres ont été contraints de demander l’aide au logement pour payer leurs loyers ; avant la fin du premier mandat du New Labour, la hausse des loyers avaient provoqué une hausse des demandeurs à 250.000. D’une part, c’était le symptôme de l’incapacité des gouvernements successifs à fournir des logements sociaux abordables. Alors que les locataires sont poussé vers le secteur locatif privé plus cher, l’allocation logement agit comme une subvention aux loyers plus élevés des propriétaires privés. Mais l’allocation logement n’est qu’une subvention supplémentaire pour les bas salaires. Selon une étude réalisée par la Building and Social Housing Fondation en 2012, plus de neuf nouvelles demandes d’allocations sur 10 au cours des deux premières années du gouvernement de coalition n’étaient pas déposées par des chômeurs mais par des ménages salariés. Bon nombre de ces demandeurs sont des travailleurs dont le salaire est si bas qu’ils ne peuvent tout simplement pas se permettre les loyers exorbitants qui sont souvent demandés par les propriétaires privés. A l’instar des propriétaires privés, les entreprises qui offrent des logements privés ont été subventionnés par l’allocation logement, certains recevant chaque année plus de £l million d’argent des contribuables, comme Grainger Residential Management et Caridon Property..
Un de ces propriétaires privés est le député conservateur Richard Benyon, un des parlementaires les plus riches de Grande-Bretagne dont la fortune familiale est estimée à environ £110 millions. Après avoir condamné « l’augmentation dispendieuse » des dépenses sociales et avoir félicité le gouvernement pour avoir changé sa politique « de cadeaux sociaux », Benyon encaisse chaque année £120.000 de subventions grâce aux allocations accordées à ses locataires. Un autre fervent partisan de réductions de l’État-providence est le député conservateur Richard Drax, qui a reçu une allocation logement substantielle de £13.830 en 2013. Tous deux sont de riches bénéficiaires de prestations qui préconisent la réduction des aides de l’Etat aux pauvres.
Politique néolibérale inspirée des Chicago boys, appliquée depuis longtemps dans les pays (Chili, Argentine, Brésil, Uruguay) sous les régimes de la dictature et qui se poursuivent.
Cependant, depuis quelques années avec l'arrivée de gouvernements de gauche ( Argentine, Brésil, Uruguay) l' Etat tente de faire un équiibre entre ses cadeaux aux entrepreneurs et des programmes sociaux en direction des pauvres.
En Haïti, c'est encore pire. Une propagande sans répit se répand sur les ondes pour stigmatiser l'Etat et valoriser le privé.
Cette propagande, amplement relayée par les journalistes -hôteliers, comme V. Numa, les députés, sénateurs-hôteliers, comme les frères Lambert, les Youri Latortue et autres, prend l'Etat comme bouc émissaire de la situation catastrophique dans laquelle se trouve Haïti.
Or, le système haïtien est l'un des plus privatisés du monde. Santé, éducation, transports, énergie, télécommunication, logement, média sont largement aux mains du privé.
De plus, c'est l'Etat, comme dans le programme du PSUGO, qui finance les écoles privées qui profitent de ce programme. D'où les cas de corruption, rapidement cachés sous le tapis par les autorités et les journalistes en grande partie collaborateurs.
Par exemple, c'est l'Etat qui a financé en partie via l'ONA l'hôtel OASIS; c'est l'argent des contribuables us via le fond de la reconstruction de Clinton/Bush, -argent qui aurait pu être consacré à, par exemple, la santé et l'éducation, lelogement-, qui a également participé au financement de l'hôtel Oasis.
Un autre exemple c'est le secteur privé qui obtient des crédits de la Banque mondiale pour la production d'électricité et c'est l'Etat qui non seulement garantit ces crédits, mais de plus achète cette électricité. L'investissement pour des gens comme Rouzier est pratiquement sans risques. Grâce à ce montage, cet entrepreneur profite à la fois de la vache, du beurre et de la crémière.
En réalité, les dysfonctionnements de l'Etat et son incapacité de répondre à ses fonctions régaliennes telles qu'inscrites dans la constitution de 1987, ne sont pas dus à l'incapacité des Haïtiens à se gouverner, mais à une politique sciemment mise en place de cassage de l'Etat et de redirection de ses budgets en faveur du secteur privé.
Aussi simple que ça ! ( courtoisie Valérie Numa)
Pa bay tèt nou manti ! (courtoisie V. Numa)
Okay ! (courtoisie V. Numa)
That's it ! ( courtoise V. Numa)
Sak pa kontan anbake ! ( courtoisie Michel Martelly)
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