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Le chef de la police au cabinet d'instruction
Le directeur général de la Police nationale d'Haïti est arrivé à 10 heures 15 au palais de justice, sous forte escorte de sécurité. Le palais de justice et tout le périmètre étaient plac...
M. Orélus qui, pour cette fois,a laissé sa chemise rose, symbole de son appartenance aux Crânes Rasés, au vestiaire
D'après les rumeurs, Lamarre Bélizaire, en passant avocat banni du barreau, aurait demandé au chef de la police de lui amener Aristide, mort ou vif.
Ce qui signifierait qu'il lui suggérerait l'option préférentielle de le ramener mort.
Ce plan des Tèt Kale aurait été préparé de longue date, d'après les mêmes rumeurs.
Il comprendrait plusieurs étapes.
- Propagande sans répit sur tous les média, dont Vision 2000 avec V. Numa en vue d'assassiner la personnalité des 6 sénateurs qualifiés de récalcitrants, kamikazes, etc.
Et de les présenter aux yeux de la population comme ceux qui portent la responsabilité de ne pas avoir fait d'élections depuis l'arrivée du régime Tèt Kale au pouvoir. Comme étant les uniques responsables du blocage du pays. Des kamoken (opposants à la dictature duvaliériste) oeuvrant pour le chaos.
- Achat des armes de guerre Galil en Israël par Lamothe.
- Evasion/libération des criminels du centre carcéral de la Croix-des-Bouquets
- Recrutement de ces évadés qui seraient équipés des armes Galil et disséminés au sein de la population.
- Arrestation/assassinat d'Aristide. Un scénario à la juge Joseph serait prévu. Aristide décéderait d'une crise cardiaque provoquée par un "saisissement" au moment de son arrestation.
- Répression sanglante (de même qu'en 2004) des manifestants des quartiers populaires par la PNH, la Minustah (forces de l'ONU) et la milice rose Galil formée d'ex-macoutes, ex-militaires, mercenaires et grands criminels évadés de prison.
-Arrestation des sénateurs récalcitrants labellisés nuisibles par les Tèt Kale, de journalistes de l'opposition, d'avocats, de chefs de partis de l'opposition.
- Port-au-Prince, la capitale, prend l'aspect d'une ville assiégée par la PNH (comme décrite ici :http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/135359/Laudition-du-DG-de-la-PNH-a-paralyse-la-circulation-dans-certaines-rues-de-la-capitale.html
-Déclaration de l'Etat de siège. Martelly gouverne par décrets.
- La communauté internationale (USA) appelle le gouvernement à prendre des mesures pour organiser des élections dès que les conditions seront réunies.
Bon. Ca pourrait ressembler à un scénario de film.
Des élucubrations de personnes en quête de sensationalisme.
Cependant, si l'évasion/voyage organisé des prisonniers de la Croix-des-Bouquets vous avait été narrée, certains d'entre vous se seraient exclamés " Gade ki sa neg yo al chèche pour sal pouvoi tèt kale a !" .
Si l'on avait dit aux grenn-nanbounda que leur coup d'Etat de 2004 (ce que nous mêmes nous avions prévu) aurait pour conséquence le retour de l'extrême-droite, qu'auraient dit les plus sincères d'entre eux ?
"Pas du tout. Nous luttons au contraire contre la dictature. Notre coup d'Etat est une "correction démocratique".
Ah, ah!
Car, dans le peyi d'Ayiti, la fiction dépasse souvent la réalité.
Pour vous dire que la "chasse à Aristide" qui a repris précisément dans le moment pré-électoral, de même que celle lancée en 2001-2004, n'a rien à voir avec la personne d'Aristide.
Il s'agit d'un combat contre la démocratie, contre le peuple haïtien, contre ses réclamations de vivre dans son pays dans des conditions dignes.
C'est pourquoi, les progressistes doivent faire attention à ne pas tomber dans le piège de démonisation des 6 sénateurs et des partis de l'opposition.
Le régime Tèt Kale dont la propagande s'appuie sur le slogan "la première fois", répétant ad nauséam les mensonges sur la transition démocratique, que leur propre camp n'a eu de cesse de boycotter avec coups d'état, assassinats de personnalités progressistes, kidnappings et autres actes de banditisme, pousse au retour des pratiques fascistes en Haïti.
Ce sont ces démocrates d'un nouveau genre qui ont demandé aux bailleurs de fonds de bloquer tous les versements de crédits à Haïti. Ce qui a été fait.
Quel est le grenn-nanbounda qui va reconnaître que ces demandes étaient faites avec la volonté de casser les reins au gouvernement d'Aristide et lui aliéner son électorat ?
Voici donc des soit-disants patriotes qui supplient l'international de bloquer l'économie de leur pays.
Voici donc des pseudo "sauveurs du pays" , des altruistes qui agissent de sorte d'enfoncer la population pauvre dans encore plus de misère.
Les journalistes, comme celui de Vision 2000 à l'écoute, qui faisaient partie de ce mouvement de sabordage de l'Etat sont, aujourd'hui, ceux qui sans aucune honte, s'amusent à gruger la population, une fois de plus, en appelant à l'unité nationale, à "sauver le pays".
Pourtant, ils ont été ceux qui, précisément, ont refusé en 2004, tout accord avec le gouvernement légitime. Ce sont eux qui ont creusé un trou sans avoir prévu d'échelle pour en sortir.
Comme en Haïti, l'amnésie, la maladie d'Alzeihemer touchent l'ensemble de la société, ces journalistes peuvent sans aucun scrupule jouer aux grands patriotes.
De sorte qu'on oublie, que la famille des roses actuellement au pouvoir, est directement héritière de la dictature duvaliériste.
Il suffit de voir les noms : Delva, Brunache, Cinéas, Balmir, Raymond, Guillaume, etc.
On doit se rend compte que ces journalistes kòkòt ak figawo avec le pouvoir Tèt Kale, qui ne dénoncent jamais ses vraies dérives : les taxes perçues sur la diaspora par exemple, et l'utilisation de cet argent, se placent toujours du côté du plus fort.
Certes, ils babillent sur des questions annexes, les salaires non payés des fonctionnaires, des profs, etc. Ils brassent toutes sortes de questions, alignent les poncifs, n'hésitant pas à passer du coq à l'âne, de donner leurs propres expériences en exemple.
Mais, il s'agit d'une posture populiste pour s'attacher un public qui va leur renvoyer en echo leurs paroles, mais qui en aucun cas n'interroge les choix politiques du gouvernement en matière d'éducation, de logement, d'agriculture, de santé.
Le travail de ces journalistes-hôteliers consiste à faire beaucoup de bruits pour rien (Shakespeare).
il s'agit de matraquer les auditeurs avec des anecdotes, des vérités de La Palice, des réflexions hyper-négatives (sans en avoir l'air) sur la psychologie des Haïtiens, (ils prétendent connaître Haïti et les Haïtiens mieux que tout le monde) considérés à priori comme stupides.
Mais, quels sont les outils avec lesquels il appréhendent la réalité haïtienne ?
Le résultat de cette fantaisie, nommée journalisme en Haïti, est d'ajouter de la confusion à la confusion.
Et, en bénéfice secondaire, de faire gonfler les ego de ces fils du peuple ayant, quant à eux, "réussi" à se faire un nom. (Mwen pa bezwen fèm an non, men deja gengnyen-l)
Mais comment se sont-ils fait un nom, ces journalistes issus de la paysannerie?
Parce qu'ils se sont bien "vendus" ? (courtoisie V. Numa)
Parce qu'ils ont su "capitaliser" (courtoise V. Numa) sur la haine d'Aristide très forte chez les dominants ?
En se comportant en valets de ceux-là, les dominants qui, précisément, oppressent leurs parents, méprisent leurs origines et font semblant de les considérer en leur offrant quelques passe-droit ?
En s'auto déclarant "directeurs d'opinion" dont le boulot ne serait pas d'offrir aux auditeurs des clefs pour penser par soi-même, mais de "diriger l'opinion" ?
Diriger l'opinion dans quel sens et à partir de quelles analyses ?
Il y a des qualifications dont il vaudrait mieux éviter de se faire valoir.
Jean Dominique, journaliste haïtien progressiste et assassiné comme tant d'autres, eût à dire: 'Nous nous sommes battus pour la liberté d'expression et avoir des radios, ils nous l'ont prise."
En effet, non seulement l'ensemble des grandes radio ont pour propriétaires des réactionnaires mais, de plus, la génération de journalistes qui a profité du combat des hommes et femmes progressistes, tels que Jean Dominique, travaillent pour ces radios et propagent les points de vue de leurs employeurs.
Bien évidemment, tout ceci est camouflé derrière une présentation de neutralité, de fougue patriotique et de leçons de morale bidon (di tan divalye) assénées comme vérités incontournables.
Il faut prêter une oreille attentive aux tours et détours du langage de ces journaliste pour comprendre cette manière de faire.
Comme il m'est arrivé souvent de le dire ici, nous n'avons pas en Haïti, un observatoire des média, ni une association comme Acrimed qui analyse et déconstruit le discours propagé par les journalistes. Absence qui les autorise à n'importe quelle duperie, n'étant sujets à aucun rappel à l'ordre.
Pour finir, et c'était l'objet de ce long commentaire, je réitère cet avertissement.
Attention, les attaques contre la personne d'Aristide sont un leurre. C'est le peuple haïtien qui est visé.
Duvalier François n'avait-il pas dit (cable de l'ambassade US en Haïti) que seul le peuple haïtien lui faisait peur ? Le reste il pouvait en faire son affaire.
D'ailleurs, la bourgeoisie et la communauté internationale s'étaient plus ou moins bien accommodées d'Aristide.
La lune de miel a pris fin quand celui-ci a commencé à être débordé par son électorat qui ne comprenait pas comment, une figure de l'anti-duvaliérisme, intégrait des duvaliéristes notoires dans son gouvernement, comment un anti néo-libéral acceptait la politique imposée par les FMI, BM, club de Paris et tutti quanti.
Ce n'est pas tant, la demande de remboursement de la dette de l'indépendance qui a fait tomber Aristide, mais la publication de son Livre blanc.
Ce Livre Blanc, fort peu connu du grand public haïtien (et pour cause!) a pour titre "Investir dans l'humain". Tout un programme ! A l'opposé de celui des bailleurs de fonds plus enclins à investir dans des hôtels et à "capitaliser" (Courtoisie V Numa) sur les bas salaires haïtiens.
Mais cet" investir dans l'humain", n'était pas encore vraiment grave, il pouvait être considéré, au contraire, comme ce que font les Tèt Kale avec leurs carna-veaux et leurs ti maman chéri, comme une posture/mposture populiste, un truc pour faire rêver le peuple et le faire tenir tranquille.
Mais, ce qui vraiment a défrisé l'international, c'est l'inventaire des richesses du pays inclus dans ce livre.
Quoi ! On pouvait découvrir, qu'à l'inverse du discours officiel à base de "pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest", que le pays possédait des mines, des terres rares, du marbre, une quantité de richesses dont l'exploitation pouvait, à long terme, le faire sortir de la mendicité, de la dépendance aux bailleurs de fonds et apporter un mieux-être à sa population.
Alors là, c'était trop. Ces informations devaient restées secrètes parce que ces richesses étaient considérées comme devant exclusivement être exploitées par des compagnies étrangères à leur seul bénéfice;
Vous avez vu comment, Latortue, Belleville et toute la clique ont tourné autour du pot avant de finalement se sentir obligé d'avouer que l'or, le cuivre et l'argent existaient be et bien dans le sous-sol haïtien.
Vous avez-vu avec quelle célérité, ce dossier a été enterré et n'a jamais au grand jamais été traité en profondeur- voire abordé- par les journalistes qui se prétendent attachés à la cause du peuple haïtien et au développement du pays !
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