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Plus de communes et de départements: avec quelles ressources?
Six départements de plus. Les députés ne font pas débat sur ce point. Ils ne tiennent qu'à modifier les administrations territoriales. Dans cette loi, des quartiers et des sections communales ...
Pourquoi lesTèt Kale ont-ils proposé et voté ce projet de loi ?
La première réponse qui s'impose est que ce découpage permettrait d'exercer plus de contrôle sur la population.
Et quelle est la nécessité de ce contrôle accru?
il s'agit des plans de développement de l'île tels que concoctés par le blanc. Ces plans qui ne visent pas à proprement parler au développement de l'île mais qui sont des placements de capitaux étrangers, vont entraîner comme à Caracole, comme à l'Ile-à-Vache, comme ce qui se prépare àCôte-de-Fer, Aquin, à La Gonâve, Jacmel, et autres lieux répertoriés par le blanc, des expulsions de paysans et risquent de provoquer frustrations et colère.
Pour éviter qu'il ne puisse, comme à l'Ile-à-Vache, se créer des comités, associations regroupant des paysans luttant pour le respect de leurs droits, on va les encadrer en multipliant les "élus" dont le profil sera celui actuel des agents intérimaires de l'exécutif. C'est-à-dire, comme le laisse entendre clairement l'appellation choisie par les Tèt Kale eux-mêmes, des gens au service de l'Exécutif, du couple Lamothe/Martelly et non de la population.
Ce vaste plan d'appropriation du territoire haïtien par le blanc, que ses marionnettes locales ont en charge de préparer la mise en place, demanderait comme sous les Duvalier un quadrillage du pays par des macoutes.
Mais, hélas, démocratie de façade oblige, le système se doit de remplacer les macoutes en multipliant les "élus", tout aussi incompétents que les macoutes mais tout aussi efficaces dans l'art de la surveillance, de la répression et du vol.
Le plan touristique étant de créer des espaces strictement réservés aux Blancs et de refouler les Haïtiens dans des sortes de townships crasseux, misérables, sans eua, électricité, écoles.
La population de ces ghettos serait livrée aux gangsters du genre Ti-Kenken et Tèt Kale, gangsters rémunérés par le régime pour maintenir la population dans un état de terreur chronique, genre AF du Sud du temps de l'apartheid ( Lamothe ne vivait-il pas en AF du Sud ?)
Ce refoulement de la population vers des zones non convoitées par le capital étranger, son emprisonnement dans la misère et la déchéance ( modèle USA avec les Amérindiens) et sa mise sous contrôle de gangsters sont des méthodes pratiquées par tous les gouvernements d'extrême-droite et de la droite dite républicaine dans la Caraïbe et en A du Sud ( RD, Chili, Venezuela, Brésil, Honduras, Equateur, Bolivie, Colombie, Salvador, Mexique, Guatemala. Etc)
Pratiquement aucun pays de l'Amérique Latine et de la Caraïbe n'a échappé à cet aménagement du territoire particulier, lié aux pratiques économiques de l'ouverture aux capitaux étrangers, du libre-marché soutenu par l'idéologie ultra-libérale, le trafic de stupéfiants, kidnappings et autres produits du crime organisé.
C'est l'application de ce programme politique par les dictatures qui a fait de l'Amérique du Sud et des Caraïbes les régions où l'insécurité est la plus forte au monde.
C'est d'ailleurs, grâce à ce système d'insécurité organisée en hauts lieux que les dominants tiennent la classe moyenne en laisse. D'un côté, ils lui offrent des positions subalternes de nègres de maison (comptables, managers, avocats) , de l'autre ils lui font peur en agitant comme un épouvantail la sauvagerie des classes dites inférieures qu'ils acculent eux-mêmes à la délinquance. Peur relayée par les média et zentellectuels acquis à leur cause( Opération Bagdad de Bajeux, têtes coupées se ramassant à la pelle à Port-au-Prince de L. Trouillot, Moloch Tropical de R. Peck). L'objectif étant de faire de cette classe moyenne leur alliée (non objective) et l'ennemie du reste de la population assimilée à des kokorat, c'est à-dire à des non-humains.
Jusqu'à présent, parce que le capital étranger n'avait pas pénétré en force en Haïti afin de faire main basse sur les richesses du pays, ce schéma n'y était pas appliqué systématiquement.
Pour "la première fois" en mettant à la tête du pays 2 personnages dénués de toute culture politique et de conscience du bien commun, dont les seules qualités sont d'être suffisamment animés par une voracité à nulle autre pareille et un goût excessif des attributs du pouvoir, le blanc peut mettre en pratique ce plan resté jusqu'à présent dans les tiroirs en attendant de provoquer le momentum favorable pour l'appliquer.
Ce qui se joue actuellement en Haïti, initié dès 2004 avec la mise en place de Latortue dit Gwo Jera, à travers la démonisation des 6 sénateurs ( et des 6 Colombiens, ah,ah), les élections non faites depuis 4 ans, la répression systématique des manifestations présentées, non pas comme le droit de la population à manifester pacifiquement, mais comme de la fabrication de désordre, l'intervention constante du blanc (qui se dit même prêt à gouverner directement le pays) cette proposition de loi de compartimentation du territoire, prépare le terrain pour la mise en application de ce plan de dépossession des Haïtiens de leur pays, de ses ressources naturelles telles que narré ici .
Les mots rendent difficilement compte de ce plan pourtant très simple à comprendre.
Il aurait fallu pouvoir le visualiser, à travers des schémas s'appuyant sur une carte d'Haïti; Une bande dessinée, si nous avions des artistes politiquement conscients, aurait pu servir d'élément didactique accessible à toute la population, y compris les illettrés.
Enfin, subsidiairement, cette proposition de loi votée à la va-vite par les "élus" appartenant au groupe Tèt Kale majoritaire à la chambre des députés permettrait :
1 - d'enrichir les membres de la famille Tèt Kale et de favoriser le clientélisme en leur offrant des postes.
2- d'exercer plus de contrôle sur le vote de la population dans le but de s'assurer de remporter les élections.
A cela, on peut ajouter une sorte de "remacoutisation" du pays en démultipliant les petits chefs qui seront à même, il ne faut pas en douter, d'exercer les abus jouissifs dont ils sont coutumiers et auxquels ils sont attachés depuis 1957 (emprisonner les gens pendant des années sans jugement, les battre, les calotter, leur casser les dents, leur cracher dessus, leur voler terres et bétail, les violer, les torturer, les assassiner. Etc. (la liste n'est pas exhaustive). Tout cela sous l'oeil complaisant et parfois complice de la communauté internationale et des dites élites intellectuelles, économiques, politiques nationales.
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