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Papa Doc, Voodoo, and the Sad Case of Haiti - LewRockwell.com
Jean-Claude Duvalier, Haiti's former president, known to one and all as "Baby Doc," died of a heart attack last week in Port-au-Prince, aged only 63. He was not mourned. Rumor in Haiti had it that ...
https://www.lewrockwell.com/2014/10/eric-margolis/papa-doc-voodoo-and-the-sad-case-of-haiti/
Donc, comme je m'en faisais la réflexion ici, et d'autres observateurs attentifs ont dû également le noter : dès qu'il s'agit des Duvalier et de l'extrême droite haïtienne, on retrouve le vaudou en leading position, en première place.
C'est avec toute cette idéologie macabre, raciste et réactionnaire que le peuple haïtien veut et doit absolument divorcer.
L'auteur de l'article, M Margolis, dit avoir rencontré Duvalier François en personne au Palais national au cours d'un dîner. Duvalier J-Cl, encore enfant, était présent.
Cette rencontre, dit-il, était lugubre. Il dit se rappeller encore de Duvalier François buvant un verre de Coca-cola rempli à ras-bord de glace et parlant en murmurant.
Pour lui, (il n'est pas le seul à avoir cette opinion) le fils du dictateur, Duvalier J-Cl avait une peur bleue de son père.
il dit qu'une rumeur en Haïti veut que le fils de "Papa Doc" soit mort d'un mauvais sort qui lui aurait été envoyé par l'un des des "chefs" hougans du pays.
L'auteur a voyagé en Haïti au cours des années 1960 en compagnie de son ami Tijo Noustas. Ils ont dîné au Palais national et la rencontre était "very, very scary"- très, très effrayante.
il rappelle ce que tous les Haïtiens de bonne foi et informés savent par coeur :
A savoir, que Duvalier père régnait sur la population haïtienne à partir d'un mélange de pouvoir surnaturels, qui lui auraient été prétendument attribués par le vaudou et ses Tontons Macoutes.
Les Haïtiens croyaient ferme que le dictateur pouvait se transformer en n'importe quoi, envoyer de mauvais sorts et tuer à distance.
Si, dit l'auteur, les Haïtiens n'étaient pas assez terrorisés par la magie vaudou, "Papa Doc" utilisait ses hommes de main, les VSN, plus connus sous le nom de Tontons Macoutes.
Ces Macoutes, poursuit l'auteur, habillés de bleu de la tête aux pieds, armés, faisaient la chasse aux "suspects", imposaient des "street taxes", prélèvement d'argent aux gens qui se déplaçaient.
L'auteur dit que, lui-même, a eu de nombreuses confrontations avec ces Macoutes, expériences qui l'ont conduit parfois près de la mort.
" Papa Doc" dit-il, était un être d'une extrême brutalité, mais les USA qui craignaient qu'il puisse y avoir, en Haïti, une révolution comme celle de Cuba, le soutenaient.
( Evidemment tout le monde sait cela, bien que les duvaliéristes continuent à vendre, avec succès, à ceux qui se présentent comme des directeurs d'opinion que di tan Divalye le pays était fier, florissant, debout avec une armée magnifique, et autres salamecs pour amnésiques, non-voyants et mal entendants.)
M. Margolis poursuit son récit avec l'arrivée de Duvalier J-CL en 1971, nommé par son père, avant qu'il ne décède, président à vie du pays.
Il décrit la situation du pays au cours de cette période : élites, mulâtres et macouto-militaires se partageant l'ensemble des ressources du pays, tandis que 99% de la population vit dans la misère et affronte la syphilis, la typhoïde et d'autres maladies connues uniquement en Afrique Centrale à laquelle, dit-il, l'Haïti rurale ressemble.
L'auteur rappelle le séisme de 2010, l'épidémie de choléra introduite par l'ONU, les Haïtiennes payées 1$ en échange de relations sexuelles avec le personnel de la Minustah.
Enfin, M. Margolis, nous dit que la triste vie de Duvalier J-Cl se termine alors qu'Haïti continue de s'enfoncer dans des abymes de pauvreté, dans la maladie et dans le désespoir.
Un dernier truc à noter, et qui a son importance dans la conjoncture de désordre actuel.
M.Margolis avance que beaucoup d'Haïtiens considèrent la période de l'occupation américaine (1915-1934) comme la plus heureuse et qu'ils seraient nombreux à souhaiter une nouvelle occupation militaire des USA.
Le duo Martelly/ Lamothe, un autre Cédras, avec exil doré au Panama ? (ou ailleurs)
Et si cette équipe de bras cassés n'aurait été sélectionnée que pour en arriver là ?
Mais, dans ce schéma, quid d'Aristide ?
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