Le texte de Dady Chéry explicitant cette "trahison" a été publié ici.
Cette même thématique a été abordée ici avec la relation kole-sere entre Correa, le président de gauche de l'Equateur et Martelly le président d'extrême droite d'Haïti.
Ici encore par rapport aux troupes de l'Uruguay
C'est un sujet important parce qu'il préoccupe tous les progressistes, pas seulement de Haïti mais de partout. Dans la mesure où il interroge sur la politique intérieure de ces pays de gauche ?
Combien de fois me suis-je vu poser la question : comment des gouvernements de gauche peuvent-ils soutenir un gouvernement néo-duvaliériste, avec à sa tête un ancien milicien qui a toujours revendiqué son appartenance à la famille d'extrême droite ?
C'est d'autant plus embarrassant que cette gauche sud-américaine, je n'ai jamais cessé sur ce blog de lui apporter mon soutien perso, notamment en créant une catégorie Nuestra America.
Nous avons tenté des hypothèses sans doute maladroites, la plus vraisemblable étant l'utilisation d'Haïti comme gage donné à l'empire US en échange de quelques avantages.
Suvant en cela l'analyse de James Petras dans son texte intitulé : Latin America and the Paradoxes of Anti-imperialism and Class struggle, qui pointe du doigt les contradictions de ces pays de gauche et le fossé qui peut exister entre le discours anti-impérialiste diffusé pour l'extérieur et les réalités de la politique intérieure..
Sa ou vle fè ! Les états non pas d'amis mais des intérêts; et ce n'est pas de la faute de ces pays de gauche si Haïti est incapable de protéger sa population et de défendre ses propres intérêts.
De plus, rien n'empêche n'importe quelle personne, fusse t-elle un chef d'Etat , comme on le voit avec Correa, de tomber d'amour de n'importe qui, fusse t-il le pire des facho.
Ce qui est triste, décevant, enrageant , frustrant dans cette trahison masquée par un discours gentillet sur la coopération sud-sud, c'est le lâchage du peuple haïtien qui a crû, -c'était du temps de Chavez bien sûr-, à la réalité de cette solidarité. ( Vous vous rappelez avec quel enthousiasme Chavez avait été reçu ! Les gens l'auraient presque élu président d'Haïti !)
Toujours dans cette même optique, je me suis servie des photos de l'article de Dady Chery publié ici pour illustrer l'appui à la politique réactionnaire de Lamothe/Martelly par Rousseff du Brésil, Correa de l'Equateur, Morales de la Bolivie, Maduro du Venezuela en Haïti.
Ajoutez à cela que Correa se mêle de réorganiser les forces armées d'Haïti - (pour le compte de qui? Qui va payer la facture ? car il pourrait ne s'agir que d'un rôle de sous-traitant).
En tous les cas, on peut même craindre que cette coopération sud-sud à la Correa, apporte au pays une nouvelle génération de militaires san manman entrainés en Equateur, ces tristement connus "Equatoriens" dont faisait partie Guy Phiilippe.
Espérons que les fusils Galil achetés en catimini en Israël, mais avec l'argent de l'Etat par le tandem Lamothe/Martelly ne serviront pas pour armer la nouvelle police organisée par le duo Correa/Martelly pour tirer sur la population et instaurer en 2015 la dictature que semblerait souhaiter par tout ce beau monde.
Brazilian President Dilma Rousseff reviews U.N. troops in Haiti. – Photo: Blog do Planalto / Bolivian President Evo Morales reviews U.N. troops in Haiti./ Ecuadorian President Rafael Correa and Venezuelan President Hugo Chavez unveil a portrait of Simon Bolivar. – Photo: Presidencia de la Republica del Ecuador /Haitian President Michel Martelly confers with Ecuadorian President Rafael Correa. – Photo: Presidencia de la Republica del Ecuador/Sean Penn, Brazil President Dilma Rousseff in front of UN Battalion Commanders pics by Blog do Planalto
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