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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Pourquoi les media français n'aiment pas les gouvernements de gauche d'AM du Sud ?

Publié par siel sur 2 Décembre 2014, 10:47am

Catégories : #NUESTRA AMERICA

C'est un truc que je n'ai jamais compris. Parce ce que s'il s'agissait uniquement de la presse de droite, ce ne serait que dans l'ordre des choses...

Mais tenez, prenez par exempleMediapart - qui se dit progressiste à l'intérieur de l'Hexagone et un peu en Europe. Un peu seulement, hein !

Ce journal en ligne titre après la victoire de Tabaré Vazquez en Uruguay : En Uruguay, l'environnement passe au second plan. Et c'est l'occasion pour le journaliste, en passant par l'écologie pour taper sur Mujica - tout en étant bien obligé de reconnaître les progrès accomplis par son gouvernement pour sortir la population de la pauvreté. C'est totalement mesquin comme approche.

Par contre, vous ne verrez jamais un article sur la situation au Mexique, au Honduras ou autres pays de cette région dans lesquels la population est subjuguée par des gouvernements liés soit à la mafia, soit aux para-militaires.

Mais cette ligne adoptée par Mediapart n'est pas réservée à l'AM du Sud, elle est suivie en règle générale pour tous les pays dont les gouvernements n'ont pas l'aval de la Communauté internationale ( des USA)

Cette attitude me rappelle celle des philosophes des Lumières engagés dans une lutte contre la tyrannie, réclamant la liberté pour tous ; et, d'un autre côté, défendant le système esclavagiste.( Voltaire)

Cette sorte de schizophrénie interroge non pas sur le mental de ceux qui la pratiquent mais sur leurs motivations politiques et la nature du regard jeté sur sur les autres, les restes du monde, les non-Occidentaux.

Ce qui rassure, c'est que la majorité des abonnés au journal dénonce cette manière biaisée, pas très honnête - je ne parle même pas d'objectivité- d'appréhender les réalités de ces pays qui, au sortir de dictature d'extrême droite liées aux USA, s'emploient - non sans mal, les forces de la réaction étant très présentes- à donner une autre direction à leurs pays.

José Fort dans l'extrait ci-après montre le contraste entre les réactions des uns et des autres :

On rit de joie dans la plupart des capitales latino-américaines, on frise l’hystérie du côté de Washington. En effet, l’Uruguay ferme le bal des sept élections présidentielles tenues en 2014 sur le continent. Au Costa Rica, le nouvel élu s’affiche plus à gauche (ou moins à droite) que son prédécesseur. Au Salvador, le candidat du Front Farabundo Marti (FMLN) remporte la victoire. Au Panama, le président présenté comme « conservateur » invite Cuba au prochain sommet de l’Organisation des Etats américains au mois d’avril 2015 au grand dam de l’administration US. En Colombie, le nouvel élu accepte, pour la première fois, des négociations de paix avec les FARC qui reprendront cette semaine à La Havane après la libération dimanche d’un général enlevé récemment. En Bolivie, Evo Morales a été triomphalement réélu. Au Brésil, Dilma Rousseff a réussi à battre le candidat des droites. Et voici en cette fin d’année, le Front Large remportant tous les scrutins en Uruguay.

L’Amérique latine s’est engagée dans une voie progressiste et de souveraineté à l’égard de l’ancienne puissance dominatrice et coloniale nord-américaine. Aux néolibéraux collent toujours la violence sociale et les politiques d’ajustement structurels décidés par le Fonds monétaire international (FMI). Les populations se souviennent encore des terribles années allant de 1980 à 2004 où la pauvreté avait atteint des sommets. Quant à la plupart des dirigeants de droite, ils restent associés aux dictatures militaires des années 1970 et 1980.

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