/http%3A%2F%2Fwww.standard.net%2Fimage%2F2014%2F10%2F05%2F1200x_a16-9_b0_q80%2FHaiti-Duvalier-3.jpg)
(c) 2014, The Washington Post. The following editorial appeared in Sunday's Washington Post: From time to time, Haiti's chronic political dysfunction erupts in crisis and violence, compelling the ...
http://www.standard.net/World/2014/12/29/Haiti-s-broken-politics
Le Washington Post sort de sa léthargie
Etonnant, non ?
Ca fait 3 années que cette situation perdure et le Washington Post se réveille maintenant.
Où étaient ces journalistes des USA et d'ailleurs, quand Martelly a décidé de ne pas réaliser des élections municipales ?
Je remarque que, comme tout ce monde de l'internationale - Core group et tutti quanti- avait laissé faire et même applaudit à ce détournement, ils s'abstiennent aujourd'hui systématiquement d'en parler.
Or, le ver se trouvait dès ce moment dans le fruit.
Ceci dit, les Haïtiens eux-mêmes, n'ont guère réagi face à cette farce de nomination d'agents intérimaires par l'"Excellence" roz.
Ils s'attendaient à quoi ?
Que Martelly s'arrête en si bon chemin, alors même qu'il avait déclaré que lui, président, le premier truc qu'il ferait ce serait de "fermer le parlement." ?
Peuple sans mémoire, peuple sans avenir, peuple sans âme.
On se demande comment les hommes politiques de ce pays fonctionnent. On dirait qu'ils n'ont d'autre boussole que les désiderata du blanc. Le blanc ne dit rien au moment où Martelly renvoie les élus et les remplace par des hommes à lui. C'est donc que c'est bien. Aussi, on ne s"émeut nullement de ce non-respect de la constitution, pourtant révélateur de ce que le Washington Post appelle " broken politics".
Y a t-il plus "broken politics" que de prendre la décision de ne pas organiser d'élections municipales, de mettre à la porte des élus et de les remplacer par des quidam dont personne, en dehors du président et de sa cour, ne connait le CV ?
Le blanc se permettrait-il de prendre de telles libertés chez lui ? Voyons ça, pas d'élection de maire à New York, Obama décidant de désigner à sa place un copain à lui.
Inimaginable, n'est-ce pas !
Et pourquoi ce même blanc très scrupuleux par rapport au respect des lois chez lui encourage un président d'Ayiti à les enfeindre ?
Ayiti est une savane
Ah oui, c'est vrai. Haïti est une savane où les cabris montent et descendent librement.
Ces hommes politiques haïtiens et les média et la société civile s'emploient toujours à fermer la barrière une fois que les cabris sont sortis de l'enclos
Pendant ce temps, les cabris gambadent joyeusement et mangent tout ce qui se trouve sur leur chemin. Ils pénètrent même parfois à l'intérieur des maisons.
Les Haïtiens n'auraient-ils toujours pas compris à quel point les cabris laissés en liberté sont une nuisance ?
Même les racines des plantes ne sont pas épargnées par leur voracité. C'est vous dire...Après leurs incursions la terre devient blanche (je n'ai pas dit rose parce que ça fait un bon moment que se répète ce même scénario). Pourtant la chèvre, le cabri domesitiqué pourrait être d'un grand apport en Ayiti.
Le rara de Martelly dans Port-au Prince
Quand Martelly a fait son rara dans les rues de Port-au-Prince et tenté de s'imposer au colloque qui avait lieu dans la fac d'ethnologie, il n'était pas difficle pour un observateur étranger de comprendre que le cabri était lâché dans la savane. Et que "pi ta pi trist"
Quand on a un homme qui arrive à la présidence de la manière dont on sait, avec le background, le bagage, le langage et l'entourage que l'on connait, il s'agit dès le départ de veiller à ce qu'il reste dans la ligne indiquée par la constitution.
Des parlementaires "tout moun jwen"
Cela aurait dû être le boulot des parlementaires. Et au lieu de se plaindre, nan ni nan na, que Lamothe ne réponde pas à leurs invitations, que la présidence augmente son budjet de manière exponentielle, que la mort subite du Juge Joseph est suspecte etc., et de fermer les dossiers aussitôt ouverts - comme s'il s'agissait de se donner bonne conscience mais de ne pas en faire trop- ils auraient dû en tant qu'élus du peuple responsables veiller aux intérêts de la nation.
On ne leur demandait pourtant pas grand chose. Il ne s'agisssait pas de se positionner en héros ou martyrs.
Nad marinad. Même ce minimum, Chambre basse et Chambre haute ont été dans l'incapacité de l'assurer.
Au contraire, lls ont passé leur temps, jeunes et vieux, à se comporter comme des gagas séniles, à manigancer, à formenter des stratagèmes à la mords-moi le noeud, à manger et à boire aux frais du contribuable au cours de leurs retraites dans des hôtels de luxe -comme s'ils ne pouvaient pas discuter dans les locaux de l'Assemblée mais qu'il leur fallait être au bord de la mer pour cogiter - à essayer personnellement de tirer profit de la situation.
Le peuple ayisyen, comme d'hab, dans le rôle du méchant et du perdant.
Comme "tout moun jwen", eh bien, c'est le peuple ayisyen qui, non seulemen n'a rien trouvé mais subit les conséquences de cette servitude au blan et à son "commandeur", des dites élites, de leur voracité, de leur fatale attraction pour le lucre, l'argent et la violence structurelle.
C'est ce peuple ayisyen qui, de plus, se retrouve montré du doigt, discrédité, vilipendé, méprisé dans le monde entier, considéré comme barbare, sauvage et immature.
Alors que les "sauvages" ne sont personne d'autre que ceux qui appartiennent à la famille des caprins, les cabris laissés en liberté qui ravagent tout sur leur passage.
Et, en aucun cas, ceux qui du nord au sud, de l'est à l'ouest, sur toute l'étendue de ces 22 500 km2,, abandonnés des dieux et des hommes, s'épuisent à assurer leur quotidien, à donner un sens et une direction à leur vie, à défendre leur humanité, leur liberté entravée par les coupeurs de jarret.
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