La sélection nationale haïtienne des moins de 17 ans est encore à Punta Cana (jeudi 26 février à 4h46 du matin) et ignore encore quand elle pourra rejoindre Honduras trois jours après avoir q...
http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/141840/Voyage-infernal-pour-les-U17
C'est bien qu'il se soit trouvé un journaliste pour raconter ça.
On évitera de tomber dans le sentimentalisme et le "voye monte".
Ceci est banal. Rien d'exceptionnel. Du quotidien.
Les conditions de travail de ces jeunes footballeurs ne sont pas diférentes de celles de la majorité des Haïtiens, fermiers, artisans, employés, madan sara, qui constituent la force vive de ce pays.
Les Haïtiens gogo/gaga regardent l'hôtel Mariott comme le saint graal.
Ils ne comprennent pas que la construction de cet hôtel et les investissements d'Obrien, le patron de Digicel , qui n'est pas un philanthrope - il le dit lui même ; "Haïti est un bon pays pour faire des affaires"- sont possibles parce qu'ils s'appuient sur le revenu du travail des 80% d'Haïtiens de l'intérieur et de ceux de la diaspora.
La fortune d'Obrien en Haïit s'est construite sur les milliions d'usagers pauvres de son entreprise de téléphonie.
Maintenant, après avoir capitalisé sur les pauvres, il diversifie comme tout capitaliste son offre et s'intéresse à une clientèle haut de gamme au porte-feuille mieux garni.
Pour réussir son coup, il s'appuie également sur les bas salaires haïtiens, l'absence de syndicats et de procédures régulant le métier.
Les jeunes footballeurs coincés en RD, pourront toujours être candidats dans l'avenir pour un poste de serveurs, de manutentionnaires, de gardiens, à l'hôtel Mariott.
Leur logique est que si vous offrez à ces jeunes footballeurs et à tous les autres professionnels des conditions pour exercer leur métier convenablement, il s'avérerait plus diffcile de trouver des citoyens prêts à ramper pour obtenir un job.
Aussi, rien de mieux qu'humiliation, stress et irrespect pour apprendre à ces jeunes de moins de 17 ans à se soumettre ou bien à foutre le camp, à émigrer.
Une des recettes pour maintenir à vie le statu quo et le statut du blan sauveur, c'est l'humiliation constante des Haïtiens dans leur pays ou à l'étranger.
Un déguisement de "sauveur" que ces M. Clinton, Mulet, Penn et consorts n'ont aucun mal à revêtir dans un pays où ils ont placé à sa tête un roi du carnaval .
Question humiliation, irrespect, violences les duvaliéristes sont des experts, pour en avoir eu la pratique pendant 29 ans (1957-1986) + 4 (1986-1991) + 3 ( 1991-1994) + 11 (2004-2015)
En tout quasiment 45 années au cours desquelles le peuple haïtien a vécu sous le règne d'un groupe de psycopathes, sociopathes et prédateurs qui, malheureusement, comme les lapins essaiment.
D"où l'engouement de la CI pour ces gens-là et leur intervention pour peinturlurer Martelly en président roz - comme ils l'ont fait plus tard du bidonville de Jalouzi.
Haïti est passé du règne des comédiens à celui des madigra.
Un des madigra les plus remarquables est la ministre du Tourisme.
Elle a tout pour l'emploi : femme, jeune, plutôt blanche, physique pas désagréable, duvaliériste, sans qualifications aucunes, pilotée par les experts internationaux pour servir leurs intérêts, tout en prétendant être autonome et travailler à l 'amélioration des conditions de vie des Haïtiens.
Cette Ministre, est le masque du carnaval le plus réussi pour la CI. Je dois avouer qu'ils l'ont excellement confectionné. Sa marchandise c'est tout et n'importe quoi. Elle la vend bien grâce aux experts en marketing dont elle s'est entourée. L'appat est parfait et les gogo/gaga haïtiens y mordent à pleines dents.
Bien mieux que Lamothe, dont le masque était pourtant pas mal ficelé : jeune mâle, pas trop Noir, duvaliériste, diplômé, entrepreneur dynamique dans les téléco, riche, un style playboy (petite amie mannequin). Mais Lamothe a été "sacrifié" pour éviter que Martelly, leur joker, ne tombe et, en même temps que lui, leurs plans de recolonisation d'Haïti qui avance à grand train.
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