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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Le point sur la situation au Venezuela. Entre exagérations et réels dangers - Par Bruno Stas

Publié par siel sur 20 Février 2015, 10:16am

Catégories : #NUESTRA AMERICA

Mais que se passe-t-il au Venezuela ? Depuis quelques semaines, de nombreux articles annoncent la faillite économique du pays, la chute prochaine du régime sous la pression des dettes qui s’accumulent suite à la mauvaise gestion du pays. Explications.

Comme vous le savez sans doute, la réserve de pétrole vénézuélienne est considérée selon les sources, en lutte avec l’Arabie Saoudite, comme une des plus importantes au monde et est considérée pouvoir continuer à fournir du pétrole pour les 200 prochaines années. Or, alors que la demande mondiale se réduit, l’Arabie Saoudite a décidé de ne pas baisser sa production. Le prix du baril du pétrole a dès lors baissé drastiquement. Ainsi, alors qu’il voguait allègrement au-dessus des 100$ le baril depuis cinq ans, le prix a soudainement chuté aux alentours des 50$ actuellement (1).

Cela rend visible de la manière la plus cruelle qui soit que la grande force du Venezuela en est probablement également sa principale faiblesse. En effet, si la révolution bolivarienne a globalement réussi le défi de diriger les revenus du pétrole vers les aspects sociaux de sa politique, elle n’a par contre jamais réussi à enclencher une véritable diversification de son économie. Du coup, aujourd’hui, 95 % des exportations du pays sont liées au pétrole, tandis qu’un quart de l’économie nationale en dépend (2).

Par ailleurs, un énorme phénomène de pénurie mine le marché intérieur vénézuélien. La banque du Venezuela a ainsi publié un « indice de rareté », qu’elle évalue à 29 %. C’est-à-dire que sur un panier de 100 produits de consommation, 29 sont déclarés comme (très) difficile à trouver. S’il n’est pas possible d’attribuer de manière mécanique la paternité de ces pénuries à l’opposition, force est de constater que l’accaparement par ceux-ci de hangars entiers de ces produits de consommation est devenue leur principal outil dans leur guerre de déstabilisation du gouvernement en place. Les cas les plus connus sont ceux du lait et du papier toilette, mais des dizaines de tonnes de produits en pénurie sont retrouvés régulièrement par les autorités dans des hangars appartenant à des soutiens avérés de l’opposition (3).

Pour ne rien faciliter, le Venezuela se bat depuis un an avec une inflation qui atteint des sommets. En effet, en 2014, l’inflation vénézuélienne a atteint le palier inquiétant de 63,6%. La situation ne s’améliorant pas, le parlement, a déclaré officiellement le pays en récession au mois de décembre passé.


Augmentation des entreprises de déstabilisation

L’opposition vénézuélienne et les États-Unis, à l’affût de tout ce qui pourrait affaiblir la révolution bolivarienne, n’ont pas tardé à accélérer le mouvement. Ainsi, deux des agences de notation les plus influentes ont dévalué au cours du dernier mois la note du Venezuela et lui attribuent désormais la pire note de leur classement. En décembre, Fitch décidait la première de faire passer sa note de B à CCC alors qu’en janvier Moody’s réévaluait à son tour sa note, de Caa1 à Caa3 (4 et 4b). Évidemment, cela a encore empiré la situation économique du pays.

 

La suite à :

 

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