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Alan Cavé battu, les artistes réagissent
L'artiste devait se produire avec T-Vice à Monarch Ballroom. À la fin de cette soirée réussie, les choses se sont mal passées entre Alan Cavé et Carlito. Selon l'épouse d'Alan, Myrtho Cavé,...
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Alors que les groupes de konpa et autres n'ont jamais réagi face à l'exclusion du carnaval de certains artistes, tels que ceux de RAM, le groupe de R. Morse, cousin de Martelly, ils expriment leur solidarité cette fois-ci avec Alan Cavé.
Pourquoi à votre avis ?
Parce que la bastonnade s'est passée aux USA, en Atlanta et qu'il est possible de porter plainte sans craindre d'être, pour le moins mis au ban de la société gouvernée par les roz, au pire être assassiné.
Vous voyez ça fait quand même une différence entre un pays, les USA, dont on peut ne pas être toujours d'acord avec la façon dont s'exerce la justice et un autre, Haïti, où règne exclusivement la loi du plus fort.
Ce n'est pas pour dédouaner les musiciens carnavaliers pour leur manque de solidarité envers leurs collègues exclus et leur restavekisme chronique, mais pour signaler que cette lâcheté -comme sous les Duvalier- a son origine dans la peur.
Et la mémoire enfouie mais toujours présente de la capacité de ces gens-là à faire le mal. N'en déplaise aux Gnbistes, personne n'a oublié la sauvagerie des vêpres jérémiennes, ni non plus les exactions des militaro/macouto/duvaliéristes, ni les crimes, viols et tortures de l'équipe du FRAHP à laquelle appartenait sweet micky dirigée par son copain Michel François. Le récit de leur saccage se transmet oralement au sein des familles haïtiennes.
Demandez à n'importe quel Haïtien vivant dans le pays ou dans la diaspora, il aura à vous raconter des anecdotes sordides et parfois tout bonnement effrayantes sur leurs relations au quotidien avec la gente de l'extrême droite au cours de ces cinquante dernières années.
Personnellement, je me souviens avoir assisté dans un restaurant de Pétion-Ville, en 1989, à l'agression physique d'un peintre haïtien connu, décédé depuis, par des duvaliéristes. Le seul tort de cet artiste, qui a contribué à la reconnaissance du pays sur la scène internationale, avait été d'énoncer publiquement son rejet du macoutisme.
Deux gwo ponyet ont tabassé cet homme au physique frêle, sans que les patrons de l'établissement ne lèvent le petit doigt pour le défendre.
Quand nous avons voulu intervenir, c'est à nous autres " étrangers" que ces patrons ont demandé de la fermer ou bien de dégager.
Eux aussi avaient peur d'éventuelles représailles.
Mais, quand on voit qu'un Calixte Valentin, qui a abattu un homme devant témoins, est conseiller (en crimes ?) de Martelly et que la sociéte en général l'admet, que les journalistes en particulier D. Valet, n'ont aucun problème à s'asseoir à la même table que lui au Palais national, on peut comprendre sans pour autant l'admettre, que les musiciens préfèrent ramper et pratiquer le restavèkisme que de se retrouver au peyi san chapo.
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Affaire Alan Cavé : Carlito Corvil dit que " c'est un incident regrettable "
Depuis le week-end écoulé, l'actualité musicale est dominée par le très malheureux incident survenu le samedi 28 février 2015 entre le promoteur Carlito Corvil et le chanteur Alan Cavé au Mo...
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