Je suis évidemment très heureux de recevoir cette distinction qui m’honore, et de pouvoir la recevoir aussi au nom de mon collègue Edward Herman, co-auteur de La fabrication du consentement et qui a beaucoup travaillé sur ce sujet si important. Bien entendu, nous ne sommes pas les premières personnes à nous être penchées sur ce sujet.
De façon prévisible, George Orwell a été une des premières personnes à traiter ce sujet. Il a écrit un essai peu connu, qui sert d’introduction à son fameux livre La ferme des animaux. Il est peu connu car il n’a pas été publié : il a été retrouvé plusieurs décennies plus tard parmi ses documents inédits, mais il n’est pas disponible. Cet essai signale que La ferme des animaux est évidemment une satire du régime totalitaire, mais il invite le peuple Anglais à ne pas s’endormir sur ses lauriers parce que, comme il l’exprime, en Angleterre les idées impopulaires peuvent être supprimées sans avoir besoin de recourir à la force. Il donne par la suite des exemples de ce qu’il veut dire et seulement quelques phrases d’explication, mais je crois qu’il touche au but.
Il y a plusieurs explications à cela. La première, c’est que la presse est la propriété de personnes très fortunées qui ont un certain intérêt à ce que certaines idées ne soient pas exprimées. La seconde est un aspect intéressant, que nous n’avons pas développé alors que nous aurions dû nous y attarder : une bonne éducation.
Si vous allez dans les meilleures écoles on vous inculquera qu’il y a certains sujets qu’il faut tout simplement ne pas aborder. Et ça, selon Orwell, c’est un puissant carcan qui va bien au-delà que l’influence des médias.
Suite à :
/https%3A%2F%2Fwww.legrandsoir.info%2FIMG%2Farton28627.jpg)
La stupidité institutionnelle (La Jornada) -- Noam CHOMSKY
Le mois de janvier dernier, Noam Chomsky a reçu le Prix de la Lutte contre la Stupidité, mis en place par la revue Philosophy Now (Royaume-Uni), tout particulièrement pour son travail sur la ...
http://www.legrandsoir.info/la-stupidite-institutionnelle-la-jornada.html
Commenter cet article