Paroles du président d'Haïti à une femme lors d'un meeting des Tèt Kale:
"Hey medam yo! Cheri! Al nan raje a non pou yon nèg al fè bagay avèw . Saw genyen ou bat djòl ou konsa devan an? M vin la pou’m pale avèw, fok ou tande. Si se bagay ou anvi fè, gen yon mi la, pran yon nèg vole mi an pou li al ronfle boudaw, bouzen. M pa konn pè fi non, m’ka fè bagay avèw sou podium nan wi. Mwen, c voup tchoup, m'pa nan rans non. Oh ooo, fanm nan ap rele la san rete wi. Gadonw fanm" !
Normal.
Martelly sélectionné par la CI, continue à faire le travail pour lequel il a été employé.
Il s'agit de placer une marionnette qui donne l'apparence de l'audace mais qui en réalité n'est qu'un pantin soumis.
Pendant que dans le monde, la crise entre Ayiti et la RD est discutée, Martelly fait diversion avec ses conneries.
Il sait que ça va faire le buzz. Son truc, en chanteur ou en président, c'est créer le scandale à partir d'un comportement grossier.
Le public rit.
Normal aussi.
Il ne s'attend pas une autre prestation de l'homme dont les shows ont toujours été au bas de la ceinture.
Le public riait également quand le chanteur pas encore président faisait monter sur scène un jeune garçon - pauvre bien évidemment- auquel il proposait une sodomie.
La foule, toutes les foules - et encore plus celles qui se rallient pour aller écouter M. Martelly parce qu'elles savent ce à quoi elles peuvent s'attendre avec lui - sont lâches.
Rire d'un jeune homme auquel il est demandé de montrer son derrière ou bien des insultes à caractère sexuel lançées à une femme, c'est se sentir fort avec les faibles.
Cette femme a eu de la chance de ne pas avoir été physiquement violentée, parce que Martelly " pour rire" aurait pu pousser la foule à la frapper, voire à la lyncher.
Fort avec les faibles - avec donc le peuple malheureux d'Haïti. Faible avec les forts- avec donc la CI et la RD qui a financé sa campagne électorale.
L'oligarchie d'Haïti, à quelques exceptions près, toujours eu ce profil. On a vu Vincent avec Trujillo. On a vu la grande terreur nationaliste Duvalier François avec Balaguer vendre les travailleurs haïtiens à la RD, s'en mettre plein les poches et massacrer les forces vives du pays ( qui n'était pas le sien par ailleurs)
Enfin, Martelly, le visionnaire rose au crâne rasé, répète sa leçon apprise par coeur : humilier les humbles.
Le seul président haïtien qui avait érigé le respect et la dignité comme mots d'ordres, Aristide, a été viré sept mois après son accession à la présidence.
Honneur, respect et dignité ne collent pas avec l'agenda de la CI pour Haïti.
Selon les Occidentaux, Haïti, parce que première république Noire, doit avoir un président qui renforce l'image négative d'un pays de dingues et de satrapes et la diffuse à travers le monde.
Martelly, de même que Duvalier avec ses macoutes, est un produit de l'Occident formaté pour salir, infantiliser la population haïtienne.
Le programme de faire basculer Haïti de l'exemple au contre- exemple avait besoin du boycott de 2004 par les zentellectuels et d'un Martelly à la présidence.
Les zentellectuels ont rempli leur contrat et ont reçus leurs émoluements.
Martelly a rempli son contrat : enrichissement personnel, dé-développement d'Haïti et comédies macabres pendant 4 ans.
Bien évidemment l'histoire ne va pas s'arrêter là.
Dans l'agenda de la CI, une autre marionnette à la Martelly est en préparation pour les prochaines élections présidentielles.
Commenter cet article