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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Mediapart.Contre ces intellectuels apôtres d'une France moisie

Publié par Mediapart sur 5 Septembre 2015, 11:45am

Catégories : #INTERNATIONAL

ll faut payer pour lire.

Je voudrais simplement rappeler que  le clones de ces intellectuels français, tiennent le haut du pavé également en Haïti.

Comment ces zentellectuels en sont arrivés à s'assimiler  à des Finkielkraut et Zemmour qui vendent la peur de l'autre ?

C'est un truc qui relève de la pyschanalyse  -chez les Zemmour-Finkielkraut aussi qui sont des enfants d'immigrés - l'autre devenant chez les zentellectuels haïtiens, le barbare, celui qui lui rappelerait avec constance de par même son existence et sa culture, sa non appartenance au monde des civilisés, au monde des Blancs.

C'est une opération mentale, extrêmement tordue, parfaitement décrite par Frantz Fanon, qui permet de se voir et de s'imaginer, tout étant Noir, mulâtre, ou Indio selon le terme stupide des Dominicains,  comme appartenant, parce que lettrés , à une autre "race" supérieure à celle des barbares et des sauvages.

Ces sauvages, les immigrés, en France ou en RD par exemple,  deviennent,  en Haïti, les masses populaires, les descendants des Marrons de la liberté.

Les intellectuels français cités dans cet article comme apôtres d'une France moisie, sont des enfants d'immigrés pauvres, venus de l'Europe de l'Est ou d'Afrique du Nord.

Pour accomplir leur passage dans l'autre monde,  celui des Blancs et riches, comme s'il s'agissait d'une cérémonie d'initiation, il est indispensable pour eux de se diriger vers un rejet de l'autre qui dépasse même, en France, celui du FN.

C'est le prix à payer pour s'intégrer dans la société des riches et Blancs, prix à payer pour les zentellectuels haïtiens pour être primés et surprimés.

 

J'ai passé toute la journée d'hier, vendredi, dans un séminaire à l'Unesco, consacré à la mémoire de l'esclavage dans les arts.

Les intervenants étaient remarquables. C'est dans ces moments-là que tu touches de près, pas comme une abstraction, ce qui s'apelle la transmission.

Voici des gens qui ont consacré un temps fou à étudier, à lire, à cerner un sujet et qui t'offrent gracieusement leur savoir.

Mmm ...Délicieux.

C'était rudement bien de se retrouver avec des personnes qui déjà, n'auraient absolument pas l'idée saugrenue, l'incivilité  d'utiliser la terminologie colonialiste - barbares, kongos, marrons, pour désigner leurs adversaires - ennemis ?- politiques.

C'était particulièrement rafraichissant de se retrouver en bonne compagnie de chercheurs, de penseurs qui travaillent à déconstruire les schémas imposés par esclavage et colonisation sur la relation à l'autre et sa supposée "barbarie", telle que nos zentellectuels haïtiens en ont fait -et persistent à le faire- la promotion.

Vous ne pouvez pas imaginer, à quel point c'est reposant, de ne pas avoir à  user de son énergie pour batailler bêtement contre les poncifs, stérotypes et idées recues.

Des Haïtiens, en dehors de notre délicieuse Florence Alexis, d'une chorégraphe venue du Canada et de moi même-  Dieu merci- il n'y en avait pas. Ni dans les intervenants, ni dans les artistes exposant leurs oeuvres dans le cadre de ce séminaire.

Pourquoi je dis -dieu merci- c'est tout simplement parce que les zentellectuels haïtiens, au nom d'une primauté (permière république Noire au monde, plus grand nombre d'écrivains francophones et patati et patata) se positionnent comme "supérieurs", se croient tout permis et imposent leurs idées chloroformées et réactionnaires, véritables éteignoirs, tuent-pensées.

D'ailleurs, il suffit de voir l'état de décadence de  cette société haïtienne pour prendre la mesure de l'état des intellectuels haïtiens.

Dans ce débat organisé par Mediapart, la parole de JP Filliu est très intéressante.

 

 

 

1 commentaire :

"Merci pour ce débat stimulant.

Mais il semble que l'on omet une fois encore de signaler que l'exclusion de l'autre, la "non-personne", est l'opération idéologique indispensable qui permet de mieux le ou la déposséder de ses richesses convoitées.

N'est-ce pas le cas pour les immenses richesses énergétiques moyen-orientales (cf. "Or noir - la grande histoire du pétrole" de Matthieu Auzanneau) ou le hold-up de l' Australie, du continent américain par les Européens (cf. "Les veines ouvertes de l'Amérique latine" d'Édouardo Galeano) ?

Noam Chomsky a l'honnêteté intellectuelle de le marteler, notamment dans son dernier livre d'entretien avec André Vitchek "L'Occident terroriste" où « les auteurs critiquent de façon magistrale l'héritage funeste du colonialisme et l'exploitation éhontée des ressources naturelles de la planète exercée par les pays du Nord ».

C'est pourquoi le déferlement des réfugiés et migrants économiques actuels va pouvoir peut-être, par son caractère massif et inextinguible, mettre l'Europe et ses intellectuels face à leurs responsabilités historiques et politiques. "

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