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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Ils ont acheté la presse. Un livre de Benjamin Dormann

Publié par le choix des libraires sur 9 Octobre 2015, 09:39am

Catégories : #CULTURE

Ils ont acheté la presse. Un livre de Benjamin Dormann

Je constate sans cesse  l'absence de qualité des media haïtiens.

Bien qu'en Haïti il s'agissse d'une véritable catastrophe en harmonie avec l'état de délabrement de la société, le paysage est, peu ou prou, le même un peu partout dans le monde où, journaux, TV et radios sont des propriétés de milliardaires, acquises dans le but de vendre leurs marchandises et leurs opinions.

Quand on voit à quoi en est arrivé à ressembler le monde des media français , comme le montre le tableau qui en est fait ici, avec ce titre qui annonce la couleur: Médias : l’inquiétante razzia des oligarques, les gesticulations de M. Robert Ménard, traitant l'ex-président Aristide de "prédateur de la presse", en paraissent d'autant plus obscènes.

D'autant plus que l'ex-patron de Reporters Sans Frontières avouait ne pas porter de critiques contre la presse coccidentale, du fait que son organisation en dépendait financièrement.

D'autant plus que le sabotage des émetteurs de Boutilliers a été un montage réalisé par les Grenn-nanbounda dont Guy Philippe, un de leurs chefs de file de l'époque, a reconnu en être l'auteur.

 

Certains pays d'Amérique du Sud, dont le Venezuela, l'Argentine, la Bolivie, l'Equateur, le Brésil sont attaqués par cette presse qui quotidiennement invente de fausses infos, détournent les faits et va même jusqu'à provoquer des incidents afin de décrédibiliser les gouvernements de gauche.

Ceux-ci, notamment en Equateur, ont pris des mesures afin de limiter la concentration des journaux, télé, radios dans les mains d'un même groupe.

Face à ces mesures de salubrité publique - le droit des citoyens à ne pas être désinformé-  des gens appartenant au même camp que Ménard, ex-patron de RSF, aujourd'hui maire de Béziers affilié au Front national( FN) , crient à la dictature.

Mais la dictature, ne serait-ce pas précisément qu'une poignée de milliardaires impose au monde entier leur vision idéologique du monde comme vérité d'évangile ?

Pour y pallier, une initiative a été prise récemment par les BRICS pour  mettre sur pied un partenariat  afin de créer un nouveau canal d'informations, dont une radio.

Il existe également un projet pour une presse libre

Ils sont nombreux dans tous les pays du monde, à chercher des voies pour contrer cet étranglement de la pensée généralisé.

A suivre.

 

 

  • Les présentations des éditeurs : 14/02/2015

À force d'être si proche du pouvoir, la presse n'est plus un contre-pouvoir crédible.
Gavée de subventions publiques et de privilèges fiscaux, la presse est épargnée par l'effort de solidarité imposé à tous. Un favoritisme d'État (les contribuables versent plus de 5 000 euros de subvention par mois et par journaliste...) dont la presse bien sûr ne parle pas, mais dont ce livre dresse un bilan alarmant.
Vigilante sur toute proximité avec les sarkozystes, la presse a accepté de devenir capitalistiquement proche du pouvoir socialiste, s'étant vendue sans états d'âme à des financiers (il est vrai qu'ils s'affichent «de gauche»). En étudiant notamment de près la reprise du Monde par le trio Pigasse-Bergé-Niel, et en revenant sur la gestion du Nouvel Observateur par Denis Oliveraies, avec aussi un éclairage sur Médiapart ou le Huffington Post d'Anne Sinclair, on découvre avec effarement les coulisses d'une presse embourbée dans ses contradictions, ses compromissions, ses oeillères et ses mensonges.
La presse a renoncé à être le quatrième pouvoir, pour mieux se fondre dans le cinquième pouvoir : celui de vastes réseaux mondialisés, mêlant hommes d'affaires, financiers, médias et politiques, agissant et décidant en toute discrétion, parallèlement aux structures démocratiques devenues impuissantes.
Une enquête fouillée de plus de deux ans, un voyage édifiant et instructif sans parti pris, sans tabous, sans langue de bois dans les coulisses, où l'on croise les membres du Siècle (le plus grand groupe d'influence français), les Young Leaders Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar, le Bilderberger Manuel Valls, le German Marshall Fund, financera : américain de Terra Nova, organisateur des Primaires du Parti Socialiste... et où l'on découvre les stupéfiantes conditions de nomination de l'inconnu Herman Van Rompuy à la présidence du Conseil européen.
Ne reste-t-il qu'Internet pour disposer d'une information non formatée, plurielle et de vrais débats contradictoires loin de tous ces conflits d'intérêts et de ces magouilles devenus répulsifs aux lecteurs ?

L'auteur : Benjamin Dormann, 50 ans, a été journaliste dans la presse financière, puis trésorier d'un parti politique et candidat à des élections européennes et législatives. Diplômé d'un MBA en finance de l'université de Chicago, il est depuis seize ans associé d'un cabinet de consultants indépendants, spécialisé en gestion de risques et en crédit aux entreprises, et président exécutif d'une structure internationale active dans trente-huit pays.

 

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