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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La peur au sein du pouvoir (suite à "Le triomphe de la mort ")

Publié par siel sur 30 Décembre 2015, 14:59pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

Pour me répéter : il faut être abonné à Mediapart pour lire l'article.

Et rien que pour ce texte de Maître Roberto Scarpinato, ça vaut le coup de s'abonner.

Je me suis aventurée ici à faire un parallèle entre le triomphe de la peur en Sicile et l'instrumentalisation de la peur par le régime tèt kale, héritier  du macoutisme- c'est lui qui affirme ses liens et les montrent à travers ses collaborateurs choisis en majorité dans ce milieu.

A quelques exceptions près qui confirment la règle, les chiens ne font pas des chats.

Quand "on" a pris sa carte de macoute à 15 ans - c'est l'interressé lui-même qui le dit- et que des années plus tard, adulte et père de famille "on" participe aux  descentes  des ninjas  la nuit pour opérer des  razzia dans les quartiers populaires, "on" n'est pas seulement un  diffuseur et organisateur de peurs, mais on devient soit-même habité par la peur.

 

Dans cette deuxième partie, l'avocat qui combat contre la mafia, explique comment la peur habite également ceux qui terrorisent les autres.

Pour la majorité des Haïtiens, les hommes du régime tèt kale : forts avec les faibles et faibles avec les forts, semblent immunisés contre la peur.

Mais du fait qu'il s'agit d'une société mafieuse, la plupart de ces gens sont eux-mêmes, morts de la même trouille qu'ils répandent dans la société.

Vous croyez qu'Evincs Daniel avec tout son argent et ses protections en haut lieu n'avait pas peur ?

Vous croyez que les roses, avec toute la protection de la CI n'ont pas peur ? 

 

Ce n'est pas du peuple qu'ils ont peur. La Minustha est sur place pour leur enlever leurs craintes de ce côté là, mais de leurs propres associés.

Ce n'est pas pour rien que Martelly, selon Haïti Observateur, aurait déclaré qu'il faudrait passer sur son corps si on veut retirer Jovenel Moïse de la course électorale.

Parce que ceux qui ont déboursé pour qu'"on" mette Jovenel Moïse au palais national, attendent des résultats.

A partir du moment où la fiabilité de "on" semble douteuse, que les bénéfices ne semblent plus assurés, que les promesses ne sont pas au rendez-vous, la panique s'empare du camp de "on".

Ce à quoi vous assistez depuis quelques temps sur les réseaux sociaux où les propagandistes tèt kale perdent carrément la tête. Quand les chefs ont peur les subalternes deviennent fous.

Les "bandi legal" sont en panique face à une éventualité de ne pas pouvoir rembourser leurs dettes.

 

Et c'est d'autant plus dangereux pour la société haïtienne.

Puisque quand "on" a la peur au ventre, "on" est prêt à faire toutes les ignominies pour sauver sa peau, les pulsions mortifères deviennent de moins en moins contrôlables.

Les roses avec leur système mafieux ont conduit le peuple haïtien à un carrefour dangereux auquel il doit faire très attention, s'il ne veut pas se retrouver dans une configuration semblable à celle du Honduras, Guatemala, Mexique entre autres.

La demande de financements pour la sécurité de "on", la demande  de financements  pour la Ministre du tourisme de "on", tous deux devant partir dans deux mois, selon la constitution dixit M. Merten - et les tentatives précédentes avortées de retraites dorées aux ministres et autres hauts fonctionnaires- sont à mettre au compte de cette peur  panique des lendemains qui déchantent où "on" devra  passer à la caisse si Jovenel Moïse n'est pas sélectionné.

 

 

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