Je vais me permettre d'avancer quelques points qui ne vont pas plaire , mais pas du tout à la CI, aux Tèt kale et aux Gnbistes...
Daniel Mathurin a passé une grande partie de sa vie à faire des recherches sur les richesses d'Haïti. Aussi bien celles enfouies sous les eaux et celles dans le sous-sol.
Tout le beau monde s'était mis d'accord pour le considérer comme un fou.
Personnellement, bien que ne partageant aucunement ses idées politiques j'ai, au vu de sa persévérance, commencé à prêter une oreille à son discours.
Nous avons eu sur ce blog quelques échanges avec lui et son épouse.
Son discours m'intéressait d'autant plus, qu'il y avait eu Le livre Blanc de la Fanmi Lavalas dans lequel on pouvait trouver un répertoire des richesses en mines, pierres, terres rares en Haïti.
Je crois bien que c'est grâce aux époux Mathurin que j'ai ouvert sur ce blog une catégorie intitulée : Haïti sous-sol- qui par ailleurs a très peu intéressé les lecteurs haïtiens.
Et puis, il y a eu Eurasian Minerals, une compagnie minière qui prospectait or et argent en Haïti. Et qui de manière totalement offcielle affichait sur son site l'état de ses recherches.
Et puis, il y a eu la déclaration de cet ex-haut cadre des Mines en RD, disant qu'il y avait "une conspiration entre la CI et l'oligarchie locale pour priver les Haïtiens des ressources de leur sous-sol."
Malgré toutes ces infos, que personne dans la presse haïtienne n'a eu le souci ni de publier, ni de vérifier -les responsables haïtiens, dont M. Anglade, à l'époque Directeur du bureau des Mines et M. Prépetit qui, par la suite se transformera en divino seul capabale dans le monde entier de prévoir l'année, le jour, l'heure et le lieu d'un tremblement de terre, ont persisté à déclarer qu'il n'existait ni or ni argent en Haïti.
Vous imaginez un type qui est Directeur du Bureau des mines et qui déclare qu'il n'y en a pas. Saugrenu non ?
Il dirigeait quoi exactement, M. Anglade ?
Du vent ?
Le déni était total que ce soit dans la société intellectuelle d'Haïti ou au gouvernement.
En tous les cas, après le tremblement de terre, les choses se sont accélérées. On a commencé à lire dans la presse étrangère des informations faisant état de ces mines.
Les officiels, tels que Bellerive, (name the names, tell the facts) à l'époque Premier minsitre, pressurés par le public, ont été contraints d'avouer que, oui, ces mines existaient mais que leur exploitation était très diffcile.
Et que pratiquement les Haïtiens devraient faire une croix dessus. Et laisser les étrangers s'occuper d'un problème bien trop complexe pour eux.
Par la suite, on apprendra que ce même M. Bellerive -déjà impliqué dans des contrats douteux avec les entreprises de construction de la RD- avait des relations collées/serrées avec une entreprise minière et M. Rodham, frère de Mme Clinton qui a obtenu un contrat d'exploitation sans passer par le vote des assemblées.
Les media, les femmes, hommes politiques et intellectuels haïtiens ont continué de leur côté à se taire.
On voit là une pratique en exercice de la fameuse ormeta de la mafia.
M. Daniel Mathurin et son épouse, de leur côté continuaient à affirmer l'existence de ces richesses : bateaux chargés d'or enfouis dans les eaux haïtiennes et ressources du sous-sol.
A ce sujet, notez que les Colombiens viennent de faire la découverte d'un de ces navires coulé dans leurs eaux teritoriales.
C'est à ce moment qu'on apprend que M. Mathurin est décédé dans le cadre d'un accident de voiture en RD.
Pour ma part, cet accident me paraissait bienvenu pour définitivement faire taire Mathurin et arrêter ses recherches. D'ailleurs, depuis lors, on n'en entend plus parler. C'est comme s' il n'avait jamais existé.
Sauf que, grâce aux nouvelles technologies, le silence absolu n'est plus possible. Daniel Mathurin, que quelqu'un a eu l'inteligence de filmer, est encore visible sur le Net où ses propos peuvent être écoutés.
Ce pourquoi je dis que mes propos ne vont pas plaire aux Gnbistes, c'est que la réalité montre, que la majorité d'entre eux- je ne parle pas des chefs comme Apaid KPLim et le Collectif NON- ne détenaient pas les informations pour comprendre les enjeux réels du coup d'Etat de 2004.
Il ne faut pas oublier que ces enfants -car ils étaient encore des enfants- par faute d'éducation politique et de documentation, ces étudiants qui ont adhéré à ce mouvement, ont crû naïvement qu'il s'agissait d'une lutte pour la démocratie.
Pourquoi ils se sont laissé leurrer ?
Les étudiants haïtiens sont complètement coupés des réalités internationales, des luttes des autres peuples confrontés à des problèmes en tout point similaires à ceux que leur pays rencontre, - et ce ne sont ni les media haïtiens, ni RFI, la radio de l'Elysée qu'ils écoutent comme la messe, qui leur en procureront.
Ils ont crû aveuglément et en toute bonne foi pour certains, à la fable qui leur était "vendue" (Courtoisie V. Numa de Radio Vision 2000) par leurs aînés : enseignants, journalistes, intellectuels, artistes de renom.
On ne peut pas leur jeter la pierre : les aînés étant censés être des guides.
De cette génération de gnbistes, un grand nombre a atterri en france en France où il leur était facile à cette époque d'obtenir un statut de réfugiés politiques, persécutés qu'ils disaient être par la soit-disant dictature d'Aristide.
Certains, les plus malins (dans le sens diabolique ), après le Coup d'Etat de 2004 sont revenus en Haïti pour devenir députés, conseillers, fonctionnaires des gouvernement Latortue, puis Préval puis du régime des rose tèt kale.
D'autres, ont pris conscience en Fance, où l'accès à l'information est moins censuré que la question primordiale en Haïti était économique. Et que le coup d'Etat auquel ils avaient sincèrement participé servait les intérêts de la CI.
Ils s'en sont d'autant plus rendu compte avec l'élection de Martelly et l'ensemble des mesures anti-démocratiques prises par le régime rose.
Comme vous le savez, il est très difficile de reconnaître ses erreurs, de rompre avec des idées auxquelles on a crû, qu'on a défendu avec toute la fougue de la jeunesse.
Cette fougue juvénile a été instrumentalisée magnifiquement par les réactionnaires pour faire en sorte que leur moto " il faut que tout change pour que rien ne change" fonctionne.
Aujourd'hui, ces jeunes gens dupés, émigrés aux USA, en France, au Canada vivent une vie pas du tout rose.
Leurs rêves brisés, leur confiance dans leurs aînés perdue, ils ont fait le choix de ne plus s'intéresser à Haïti et de tenter de s'intégrer le plus possible aux sociétés qui les ont accueillis.
Sociétés, comme on vient de le voir avec les résultats des élections régionales en France, traversées par des problèmes d'économie et de xénophobie.
En fait, cette génération de gnbistes étudiants a été sacrifiée, tout bonnement.
Mais ce sacrifice a été intentionnel, calculé.
Il s'agit à chaque fois, soit par les massacres, les meurtres ou l'exil, depuis les 2 Duvalier de vider Haïti de ses forces vives- le peu de jeunes lettrés que le pays produit- ou bien de les corrompre.
C'est tout un potentiel qui s'en est allé à la mer, comme la terre d'Haïti victime de l'érosion.
Daniel Mathurin compte au nombre des victimes -tout comme les électeurs assassinés en 1987, les frères Izmery, Guy Malary, Jean Dominique et tant d'autres martyrs tombés sous les balles des assassins- de ce programme "d'épuration", visant à ne laisser sur place que des interlocuteurs adeptes de la servitude volontaire.
Un programme implémenté par les 2 Duvalier qui donne les résultats que nous constatons aujourd'hui, avec le retour officialisé - ils ont toujours été là- des adeptes de ce régime anti-national qui se nomment "bandi legal.".
Pour éviter tout malentendu, je ne suis pas du tout une fanatique de l'exploitation des ressources minières- dont on a vu les dégât écologiques en AM du Sud et en Afrique avec des gouvernements incapables de négocier avec les entreprises minières.
Ceci dit, il nous faut prendre en compte que ces ressources existent et que leur exploitation raisonnée pourrait servir les intérêts du peuple haïtien et non pas uniquement enrichir les entreprises minières et l'oligarchie.
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