Le titre est sarcastique.
L'article, à travers un résumé des relations des USA avec Haïti, montre le contraire.
Est dénoncée l'insistance des USA et de la CI à poursuivre un processus électoral entâché de fraudes.
Un jusqu'au boutisme qui s'est exprimé même quand il était clair qu'il n'y aurait qu'un seul candidat, celui du pouvoir :Jovenel Moïse.
Il rappelle les circonstances de l'arrivée au pouvoir de Martelly, ses liens avec Guy Philippe et le rôle joué par ce dernier dans le Coup de 2004 contre Aristide orchestré par Bush.
J'ai mis en exergue trois extraits de cet article dont je vous recommande la lecture.
Martelly—who was also installed by Washington in rigged elections in 2010—wants his would-be successor Moïse to complete the Duvalierist-death-squad restoration, which has been underway since the country’s devastating 2010 earthquake. A key supporter of Moïse (and hence de facto ally of the White House) is Guy Philippe. Philippe has all the right qualifications to serve as Washington’s man in Haiti. He has deep ties to paramilitaries and is wanted (but somehow never captured) by the Drug Enforcement Administration for drug running and money laundering. In 2004, he helped the George W. Bush administration (via the International Republican Institute, a public-private organization that receives its funding from both the US government and corporations like Halliburton and Chevron) to overthrow Jean-Bertrand Aristide in 2004. (At the time, Jeffrey Sachs was offering some of the best analysis of the motives for that coup, writing that Bush came into office hoping to oust Aristide).
Since 2010, Hillary Clinton’s State Department, with the aid of Brazil, France, and Canada and in league with the Clinton Foundation and other “philanthropists,” put into place something like a never-ending coup, an everlasting intervention. (Read this Jonathan Katz piece on Bill and Hillary’s “personal” relationship with Haiti, nicely titled “The King and Queen of Haiti”). The United States disenfranchised a large swath of Haitian voters, including Aristide supporters, and installed Martelly in fraudulent elections, while private capital and charity backed him to the hilt.
Meanwhile, a UN occupying force—led by a corrupt Guatemalan politician, Edmond Mulet (implicated in an illegal international adoption racket)—brought cholera (still raging), and sexually abused hundreds of women and men. An internal investigation by the UN said that “transactional sex” allowed “women and their families to continue schooling and improving their future prospects. For rural women, hunger, lack of shelter, baby-care items, medication and household items were frequently cited as the ‘triggering need’” leading to the “transaction.”
Tout compte fait, l'ensemble des articles publiés sur Haïti en ce moment, que ce soit dans la presse dominante : le NY Times, ou dans des journaux comme The Nation, disent ce que toute femme et homme de bonne volonté et correctement informés savaient.
La presse dominante internationale qui aujourd'hui sort ces informations était la même qui, pour des raisons propres à la politique de leurs pays respectifs, les taisaient.
Sur ce blog, nous avons répété maintes fois que toute vérité finit par se savoir. Parce que tôt ou tard des fuites apparaissent (Wikileaks, les mails de Mme Clinton), que des témoins finissent par se confier (Guy Philippe sur le sabotage des émetteurs de Boutilliers, Seitenfus sur les conditions de la sélection de Martelly) . Et que dans un plus long terme les archives dévoilent leur contenu.
De toute cette réalité, dès 2004, nous avions été informés par les pertinentes analyses de Chomsky, de Chossudovsky, les livres de Mireille Nicolas et Lehman, les témoignages de certains des acteurs, le film en 2005 du réalisateur Nicolas Rossier "Aristide and the Endless Revolution."
Plus tard, le livre paru en 2007 du Professeur Peter Hallward, Damming the Flood: Haiti, Aristide, and the Politics of Containment avec son enquête minutieuse est venu apporté son complément d'informations, notamment sur l'usage des gangs et du kidnapping par l'opposition d'alors au gouvernement légitime, de manière à créer un climat d'insécurité dans l'ensemble du pays.
Mais le mur de la censure est si épais, la propagande et la démagogie si répandues, les intimidations et menaces si présentes, que seuls celles et ceux qui entreprenaient une démarche de recherche pour comprendre qu'est-ce que quoi - comme disait feu Edouard Glissant- ont eu accès à ces documents.
Du fait de présenter et d'analyser et le boycott de la commémoration du bicentenaire (dont beaucoup de ces intellectuels se sont ralliés à Martelly, soit en collaborant dirctement avec son régime, soit en gardant un silence complice) et le coup de 2004 était assimilé bêtement à une défense de Lavalas.
Et non pour ce que c'était : une défense des intérêts de la majorité des Haïtiens. Ce que la suite des événements, avec le trio infernal : minustah, choléra, bandi legal a montré qu'il était la cible.
Cette incapacité de prendre de la distance par rapport à ses sentiments et opinions personnelles - que je qualifie d'immaturité, d'infantilisme chronique et d'égotisme pathologique - cette manière de se précipiter aveuglément dans les zen (ragots) et la partisanerie, cette absence de conscience du bien commun, sont des tendances lourdes et contre productives chez les intellectuels haïtiens, avec lesquelles il serait indispensable qu'ils divorcent.
Le peuple haïtien ne demande pas aux intellectuels de se "sacrifier", ni d'avoir un engagement à la Roumain, Alexis ou Morriseau-Leroy- pour ne citer que les plus connus- mais tout simplement de répondre à leur statut en évitant de collaborer à la manufacture des mensonges.
Ou à micmiquer la vision de leurs collègues occidentaux sur les réalités haïtiennes.
Il est impossible pour le peuple haïtien d'avoir à se battre à la fois contre la politique que veut lui imposer la CI, contre l'oligarchie locale et contre ses propres intellectuels que, soit dit en passant, il a grâce à son labeur, matériellement entretenu en leur permettant de poursuivre des études; et grâce à sa culture, nourrit les oeuvres.
Le peuple haïtien ne leur demande pas de la reconnaissance - en réalité il s'en fout - mais uniquement qu'ils évitent de l'exposer à tous les dangers en le présentant sur tous les plateaux des télévisions étrangères comme des parias sans conscience.
Il devrait être de l'ordre du possible de se faire une réputation internationale en tant qu'écrivains, cinéastes et autres, sans avoir à en passer par l'usage de médisances et de stéréotypes sur les réalités haïtiennes.
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Sure, Washington Has Always Supported Democracy in Haiti
"As in the past, the United States is taking great interest in how elections in Haiti are unfolding," a State Department spokesperson announced a few days ago; "The United States reaffirms its ...
http://www.thenation.com/article/sure-washington-has-always-supported-democracy-in-haiti/
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