"Avant d'entrer en politique, le président haïtien, Michel Martelly était une pop star connue au niveau national dont les performances sur scène comprenaient le fait de montrer ses fesses à ses fans en adoration.
De même, M. Martelly, dont les cinq ans de présidence se terminent, a traité ses concitoyens, les 10 millions d'habitants d'Haïti, avec la même absence de respect et de dignité.
M. Martelly doit être largement blâmé pour avoir conduit le pays dans un chaos électoral et politique sans perspective d'élire un président pour le remplacer le 7 février ainsi que voulu par la constituttion haïtienne.
Ayant gouverné comme un autocrate virtuel pendant l'essentiel de son mandat, en conséquence d'avoir manqué à réaliser des élections dans le temps requis pour remplacer les fonctionnaires élus et les membres du parlement, M. Martelly a été celui qui a créé les conditions pour organiser le premier tour bordélique des élections présidentielles en octobre."
Ca, c'est une traduction approximative du début de l'article.
Prenez note qu'il aura fallu 5 ans avant que la presse internationale, dont le Washington Post, n'aborde le passé d'exhibitioniste de fesses de Martelly.
Notez également qu'il relève l'absence de dignité et de respect pour ses concitoyens montré par Martelly pendant ses 5 années au pouvoir.
Et vous savez quoi ?
L'auteur a ommis de mentionner que cette absence de respect a été fortement cautionnée, encouragée par les élites intellectuelles, économiques et médiatiques du pays.
Imaginez-vous ça, un président qui traite une femme de putain.
Dans quel pays au monde ?
En Haïti.
Parce qu'assuré d'avoir l'approbation de la Ci et des élites locales.
Et dans quel pays au monde il n' y aurait pas eu de manifestations face à une telle ignominie ?
Eh bien, en Haïti.
Parce que ces élites se reconnaissent dans ce langage vulgaire et ce comportement grossier
Ailleurs, au moins les femmes faisant partie du gouvernement auraient démissionné pour protester contre une telle indécence.
En Haïti, le personnage qui se conduit de manière aussi grossière et irrespectueuse est qualifié aimablement " d'enfant terrible" par des directeurs d'opinion prêts à sacrifier l'honneur de leurs femmes, de leur population pour ne pas déplaire au blan, au roi et à la reine d'Haïti, qui ont sélectionné ce président qu'ils adorent d'autant plus que celui-ci méprise le peuple dont il est issu.
Ce qui est horrible et très inquiétant, c'est le constat que les élites haiïtiennes de l'intérieur comme celles de la diaspora, après avoir connu toutes sortes d'humiliation au cours du régime des 2 Duvalier, aient accepté non seulement de se peinturlurer tout en rose, mais de collaborer avec Martelly et sa gang de "bandi legal".
Voyez-vous ça, ce ministre de l'Education, Manigat, porteur de chemise rose, qui a le culot de lancer une année Gouverneurs de la Rosée, alors même qu'il fait partie d'un gouvernement dont le président est aux antipodes des idées de Jacques Roumain
C'est cette imposture affichée par ces élites décomplexées, sclérosées, aliénées, cupides et incompétentes, qui partagent le même mépris que Martelly pour leurs concitoyens qui est la plus grande source d'angoisse.
Elles se péparaient à le continuer en plaçant à la tête du pays un Jovenel Moïse.
Présentement, Eglises catholiques, protestantes, vaudou, intellectuels et secteur privé se démènent pour lui trouver un remplaçant avec un profil similaire, c'est -à-dire qui à la fois plaise au blan et méprise la population.
On aura beau dire, mais c'est quand même particulier à Haïti, que l'on puisse trouver un tel consensus dans les élites, tous secteurs confondus, quand il s'agit d'avilir la population et de la traiter "avec la même absence de respect et de dignité."
Martelly et son gang posent définitivement un problème à court terme. Mais le fait même qu'ils aient pu obtenir pendant 5 ans le soutien total et enthousiaste des élites haïtiennes, montre que le véritable problème à long terme sont ces dites élites - dont la classe moyenne qui à certains égards affiche encore plus de bassesse.
Comment un pays peut-il se développer si ses élites sont prêtes à montrer leurs fesses, à se vêtir en rose de la pantalette à la cravate pour plaire à n'importe quel cinglé qui leur offre argent et pouvoir ?
Et ça, ce n'est pas le départ de Martelly absolument nécessaire le plus tôt possible certes, qui va transformer les porteurs et porteuses de pantalettes roses qui constituent un groupe dominant dans les élites, du jour au lendemain, en citoyens responsables et respectueux du bien commun.
Dans une société totalement intoxiquée par le lucre et la bêtise, dépourvue d'intellectuels et de repères, où trouver les femmes et hommes honnêtes, compétents et courageux, non achetables ?
Ca, il va falloir qu'on y réfléchisse sérieusement, si on ne veut pas retomber dans le même marigot puant et faire du pareil au même.
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After canceling its presidential election, Haiti heads toward chaos
BEFORE HE went into politics, Haitian President Michel Martelly was a nationally renowned pop star whose stage antics included mooning his adoring fans. As president, Mr. Martelly, whose five years
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