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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


jsudist , l'un des professionnels du mensonge évoqué par Mme Pamela White (mis à jour)

Publié par siel sur 7 Février 2016, 15:32pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

Clinton et feu Duvalier J-Cl

Clinton et feu Duvalier J-Cl

Autant vous dire que celui qui signe JSudist est une sorte de SPP dont le discours dans la forme diffère - absence de grossièretés et de majuscules agressives -  mais pas le fond - même apologie du duvaliérisme, mêmes mensonges éhontés.

Avec JSudist on se trouve en plein dans une comédie de Molière, genre "Le bourgeois gentilhomme"

SPP serait plus du style gwoponyèt; JSud fait dans le registre de la feinte courtoisie, expert en hypocrisie.

Ils sont tous deux l'envers de la même médaille : le coup de Janus,  ou le coup de Jarnac ou le coup de l'arnaque.

 

Les plus jeunes l'ignorent sans doute, faute de formation adéquate à ce qui concerne leur pays (merci les profs) , mais ceux qui ont eu l'immense chance de vivre au temps paradisiaque des 2 Duvalier, ceux qui n'ont pas pris leurs jambes à leur cou pour mettre le plus de distance entre eux et ce paradis, vous diront que ce mode d'emploi  est une marque de fabrique du duvaliérisme.

D'un côté, les macoutes aux propos orduriers proférés en créole (considéré comme la langue sale, celle du peuple) , de l'autre les "intellectuels" du régime, style Gilot, à la langue bien poudrée à "la Omo lave plus blanc", faisant montre  d'une préciosité ridicule dans la tournure de leurs phrases françaises, usant d'un vocabulaire pseudo-recherché mais néanmoins à dégeuler, comme vous pourrez le constater de vous-mêmes.

 

Bon sang ! Comment Haïti en est-elle arrivée à produire de telles nullités sans vergogne ! 

 Le texte truffé de tournures alambiquées et de mots utilisés sans en connaître la définition.

Exemples : 

1-  " Martelly, ne disposait certes pas des affinités (sic) de gouverner ce singulier petit coin du monde."

Disons clairementà JSudist que les "affinités" de Martelly étaient plutôt portées vers le " bounda". Et  donc qu'il lui était difficile avec cette sorte d' "affinités"  de diriger un pays, non ? 

 

2- "Cet ancien animateur qui s'est enrichi dans la vente de débauche rythmique et chaleureuse"

La débauche pourrait-elle donc être vendue et de surplus (an ti degi) "  rythmique et chaleureuse"

Ala traka pour  "débauche" sa-a ?

Kijan yo rele l ?  Martellysme ?
Kote yo vann li ? Nan Palè nasyonal ?
JSudist qui semble être un expert en rose devrait pouvoir apporter aux lecteurs les réponses à ces questions.

 

3- "Il a aussi mis l'accent concrètement sur les droits de l'homme haïtien, de sa littérature, de son art de vivre, de sa gastronomie, jusqu'a son impertinence dans son désir de nous humaniser..."

Les Haïtiens comme chacun le sait, n'étant pas des êtres humainsvoici donc Martelly érigé au rang de grand gourou, de sage, d'éminent professeur d'humanisation des Haïtiens .

Ca ne vous rappelle pas l'autre, le médecin psychopathe de son état, venu des Antilles françaises, employé des services de santé américains pendant l'Occupation, qui avait l'ambition de "reformater "les Haïtiens en faisant de chacun d'eux un macoute ?

Et en conclusion - on en pleurerait presque sur le sort impitoyable de Martelly -  cette victime de la corruption qui a touché des pots de vin de Bautista, s'est pris 20 000 $ US de per diem et, avant de quitter le pouvoir usurpé,  a voulu verser une rente à vie à ses collabos dans la prédation- question paraît-il de leur éviter le démon de la corruption  :

 

4- "Hélas, lui non plus n'a pas su faire deployer les ailes de cette nation; alourdies par le poids de la corruption, de l'intolérance, de l'analphabétisme, des préjugés, de l'impunité, de la complaisance, de la soif du pouvoir, du manque d'infrastructures, de la carence de ressources, d'une liste d'ennemis acharnés de l'émancipation, du pays lui-même.

Bon, bien que ce monsieur montre tous les signes comme SPP d'un dérangement mental, il ne faudrait pas croire qu'il soit totalement cinglé.

Il vit encore dans ce monde du duvaliérisme, à l'époque où 75% des Haïtiens étaient contraints à rester analphabètes à vie, et que l'usage de la langue française, même quand totalement  malouk comme ici, était assimilé au savoir.

Et, il ne faudrait pas croire qu'en 2016, des Haïtiens ne soient pas sensibles à ce verbiage. 

Parions qu'il s'en trouvera pour sortir le fameux dicton "rayi chyen di danl blanch" (courtoise V Numa de Vision 2000)  face à un tel fatras  sans queue ni tête mais qui aura l'avantage, comme Jalouzi avec sa "rénovation" en toutes les couleurs de l'arc en ciel,  de cacher sa misère sous des redondances langagières.

 

Parions que comme Martelly, qui disait s'être retrouvé à un moment de sa vie,  prêt à ramasser du caca poule par terre en pensant qu'il s'agissait de drogue, qu'il se trouvera des Haïtiens pour prendre le caca poule de JSudist pour de la pensée.

Bref, on n'est pas sorti de l'auberge avec ces imbéciles, menteurs pathologiques qui se lèvent et se couchent dans un lit de déni.

Et vraiment, je n'ai aucune idée de comment on arrivera à s'en débarasser pour s'acheminer dans les sentiers  du respect et de la dignité,  de l'établissement d'un état de droit, vu qu'avec le soutien de la CI cette engeance se reproduit et s'accroche comme des poux.

Vous avez-vu comment la fille de Mme Max Adolphe a été nommée ministre du Sport et,  tenez-vous bien, ... de la Jeunesse, sans qu'un de ces fameux intellectuels de ce pays- comme ceux-là qui font des films sur Jacques Stephen Alexis- ne disent mot.

Non, en vérité, on est très, très loin d'une prise de conscience...

Regardez les amitiés de KPlim avec Avril,  Mario Dupuy, les Hériveaux, les So Ann, les Manno Charlemagne, les Konpè Filo, les Cherestal père et fils et co.  Constatez comment l'argent les fait danser au rythme du compas grossier.

Regardez le silence complice et/ou la collaboration active des Zentellectuels du Collectif Non,  des barons des media,  au cours de ces cinq années.

 

Oui, sans surprise, Martelly et ses commanditaires de la Ci ont désagrégé l'Etat haïtien- on ne pouvait rien attendre d'autre, c'était courru d'avance-  mais le pire, le plus poignant, c'est d'avoir été témoin de cette débacle, de cette servitude des dites élites haïtiennes et de leur abandon total/capital de la cause du peuple Sans regrets, sans repentirs.

Ca c'est inouî. Ca fait carrément mal au coeur parce que le peuple travailleur, courageux, aimable, intelligent haïtien ne mérite pas ça.

Et il aura fallu un Martelly- je l'avais prévu (oui, oui) -  pour démasquer ces faux-culs.

Pour moi ce " bas les masques " aura été le seul mérite des roses.

Mais combien angoissant !

 

Je vous invite à lire l'article de l'économiste Claude Beaubeuf qui balaie en un tour de main les balivernes  sirupeuses tèt kale/tèt an ba de JSudist (Succar avait auparavant fait un bilan plus ou moins similaire) et qui se termine ainsi :

"Une frange de la communnauté internationale sous-estime la gravité de la catastrophe socio-économique d'Haïti née de la corruption, des détounements de fonds, du trafic de la drogue, de la mauvaise gouvernance économique du pouvoir en place"

Bizarrement Martelly ne regrette rien, mais Obama, président des USA, lors de  sa dernière conférence de presse, manifestait ses regrets par rapport à ce qu'il n'aura pas accompli au cours de  son mandat.

Martelly, lui et ses sbires, du genre Jsudist et SPP, arrogants et stupides, s'offrent un satisfecit à base de "pour la première fois" .

Eh, oui, "pour la première fois", un président aura été directement sélectionné par la CI, aura eu grâce au séisme des tonnes d'argent - comparativement à ces prédecesseurs, aura eu les fonds  du Venezuela, ceux des ONG et de USAID et aura accouché au bout de cinq ans d'une route en l'air, d'hôtels  5 étoiles vides d'occupants, de cités aussi vides d'occupants que d'électricité et de tout à l'égout...Et  s'en ira en laissant les caisses de l'Etat vides.

Ca au moins c'est un constat, dont peuvent être fiers les JSudistes et les SPP qui trouvent ça merveilleux que la CI décide de mettre à la tête du pays  un homme qui "roucoule"  du konpa " et qui voit la vie en rose pour lui et sa secte de "bandi legal".

Vous avez dit peyi tèt an ba ?

D'ici le 7 février 2016, Martelly appartiendra a l'histoire, le 56ème président du pays, si je ne me trompe, l'un des 4, a avoir complété son mandat. Notre grand voisin du nord nous devance de 28 ans et en est qu'a son 44ème en comparaison. Du fait qu'il n'y ait pas de répétions de JeanDo, de Lovinsky Pierre-Antoine et de So Ann, échantillons d'une liste signifiante; qui ont soit laissé leur peau, souffert les atrocités de l'incarcération, ou portés disparus, simplement a cause de leurs convictions politiques, est historique. C'est deja un très grand pas dans la bonne direction et un example remarquable a suivre. Autre que Dumarsais Estimé, l'Haïtien moyen; riche ou pauvre, vieux ou jeune, analphabète ou intellectuel, n'a que d'amers souvenirs a nourrir des dirigeants de ce pays tout au long de son histoire.

Cet ancien animateur qui s'est enrichi dans la vente de débauche rythmique et chaleureuse, de liberté d'expression des plus grivoises, a un public convoquant toutes les couches sociales de ce pays qui ne pouvaient s'en passer pour plus de 25 ans, a appris des leçons a ce pays qui devaient faire baisser la tête a l'élite intellectuelle. L'une d'elle: de ne pas reprocher leur bonheur aux gens heureux, mais de se donner plutôt les moyens d'accès, directement en contraste aux sermons d'un de ses aînés politiques. Il a aussi mis l'accent concrètement sur les droits de l'homme haïtien, de sa littérature, de son art de vivre, de sa gastronomie, jusqu'a son impertinence dans son désir de nous humaniser, traçant lui-même l'example en manifestant l'empathie a l'égard de ses détracteurs mêmes les plus abrasifs.

Martelly, ne disposait certes pas des affinités de gouverner ce singulier petit coin du monde. Il n'a pu que gérer des soins d'urgence a un pays moribond. Ceux avant lui, bien que pour la plupart, éminemment mieux préparés, n'ont rien laissé comme modèle de guide a la tache. Ironiquement, ses suivants ont dorénavant un choix de pistes a suivre et peuvent clairement identifier les détours a considérer, les gouffres a contourner et les obstacles a négocier. C'est encore un pas de plus dans la bonne direction. Vers la fin de 2011, il a pris les rennes dune Haiti dans les pires conditions de son histoire, un pays sans direction, sans vision, sans plans de reconstruction, une sévère carence de fonds, de ressources humaines, d'éthiques, de patriotisme, éléments pourtant incontournables pour le relèvement d'une nation en détresse. La guerre politique avait commencée le premier jour de son administration. Il a maladroitement interprété ses pouvoirs en laissant le champ libre a des intérêts déstabilisateurs qui ont sévèrement porté atteinte a la sécurité de l'Etat sans jamais avoir a s'expliquer par devant un tribunal. D'aucun des acteurs opposants de ce jour a offert une alternative a l'appui de leurs revendications.

Diplomatiquement, il a balancé l'acte aventureux de se positionner entre Washington, Caracas et la Havane, historiquement vu de mauvais oeil par le grand père blanc de Washington. Il s'en est sorti couvert de roses pour sa cotisation a la libération d'Alan Gross; l'événement catalytique de la reprise des relations entre les US et Cuba. Le nom de Michel Joseph Martelly president d'Haiti figurera dans l'histoire comme étant l'un des acteurs dans ces déroulements. En retour, il n'est pas arrivé a envisager la solution appropriée en réponse a la décision "aparthéidienne" des voisins.

Haiti, est-elle en pire état qu'en 2010, physiquement; absolument pas, politiquement; définitivement oui. La faute revient-elle a Martelly exclusivement? La réponse est encore oui. Il était chef d'Etat et "The buck stops with him". Etait-il le pire des dirigeants de ce pays? A comparer les bilans des derniers 50 ans, le sien est incontournablement le plus cogent. L'une des raisons est qu'il a complété son mandat et autre que les centaines de disruptives manifestations organisées par ses ennemis, il n'a eu a faire face avec aucune nouvelle urgence.

L'Haïtien est-il mieux loti aujourd'hui que sous les administrations précédentes? Les réponses a cette question varieront selon les dispositions particulières. Demandez aux bénéficiaires des programmes sociaux, leurs reposes seront certes différentes que ceux qui y voient plutôt un gaspillage. Promettre un boulot a un affamé est productif, mais pourvoir a ses besoins immédiats d'assouvir sa faim est d'importance toute aussi capitale.

JFK eut a dire ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays. L'Haïtien de 2016 doit décider de l'image que MM voulait promulguer d'Haiti et le tableau offert au monde aujourd'hui en comparaison. Ceux qui prenaient la chance de nous approcher, continueront-ils de s'aventurer vers nos berges a la vue des images qui font le tour du monde, surtout sur les réseaux sociaux? Que d plans de vacances universitaires (Spring Break) ont été annulés pour cause. Lorsque Conde Nast publie sa prochaine édition, notre pays figurera-t-il sur la liste des destinations touristiques, ou régressera-t-il a sa place traditionnelle des points du globe desquels se tenir a l'écart?

En fin de compte, Michel Martelly n'est qu'un autre haïtien qui aime lui aussi son pays et a voulu le faire décoller. a

A cela il doit bien avoir des regrets, même s'il ne les dit pas.

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