Pas la peine de vous faire un dessin à vous qui lisez ce blog et suivez les pratiques de déstabilisation des gouvenrments de gauche. En A.de Sud dans le fief des USA, certainement .Mais en réalité partout dans le monde.
Les oligarchies des paus d'AM. du Sud sont particulièrment féroces. Ne pas oublier qu'elles ont toutes été liées ( comme en Haïti ) aux dictatures qui ont ensanglanté ces pays. Et puis, elles ont l'appui, le soutien des USA via leurs ONG et leurs églises protestantes qui ont pris une importance dans ces pays qu'on pourrait comparer à celle de l'Islam ailleurs.
Vous savez qu'il existe une organisation dont le nom est BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et South Africa) qui a créé son propre fonds de soutien aux pays du sud, afin de pouvoir appliquer librement la politique pour laquelle les gens ont voté.
On a vu ce qui s'est passé en Grèce où le vote de la population contre l'austérité, pour une politique basée sur la redistribution des richesses a été ignoré par l'UE, la BM, le FMI.
L'ensemble des gouvernements des pays du sud sont prisonniers du corset imposé par ces institutions internationales, qui n'ont rien à faire des populations (souvent non Blanches) martyrisées par leurs recettes économiques qui renflouent le compte en banque des plus riches et laissent sur le pavé les autres, classes moyennes incluses.
La situation des classes moyennes est alarmante un peu partout. Elles sont donc sensibles au discours de la droite -toujours le même partout aussi- qui rend les gouvernements progressistes responsables de leur dégringolade.
N'importe quel économiste même de droite mais de bonne foi (si ça existe) vous dira que c'est précisément la politique exercée par la droite : déloclisation, tirer les salaires vers le bas, hausse de l'immobilier, fraude avec les impôts, privatisations des biens communs comme l'eau par exemple, privatisation de l'éducation qui entraînent la baisse de niveau de vie des classes moyennes. Comment peuvent-elles tenir le coup quand leurs salaires sont revus à la baisse et que d'autre part, les frais d'éducation, de santé ne font qu'augmenter ? Comment affronter le coût de l'université pour ses enfants ?
Il n'empêche que la propagande qui consiste à monter les classes moyennes contre les pauvres, lesquels bénéficieraient d'aides sociales soit-disant faramineuses occasionnant des trous dans le budget de l'Etat, marche à fonds chez des gens dont le cerveau a déjà été bien lavé par les doctrines religieuses à base de "la réussite est au coin de la rue pour qui s'en donne la peine et prie."
Bref, pour revenir à Dilma, le coup a été bien préparé. Même scénario à la Soros qu'on a vu ailleurs. Il avait commencé dès le mondial avec les manifestations. C'était un ballon d'essai pour voir de quelle manière le poursuivre quelles tactiques employées, comment organiser la jeunesse des classes moyennes, en augmentant au fure-et -à mesure la tension.
Mme Roussef avait contre elle une nébuleuse d'ennemis : les militaires qui l'avaient torturée; l'oligachie machiste et réactionnaire n'acceptant pas qu'une femme, ex-militante de gauche, engagée contre la dictature devienne présidente; les églises qui comme vous le savez n'apprécient guère les femmes intelligentes et indépendantes, les préférant soumises et connes; les media journaux, télé et radio totalement aux mains de l'oligarchie et qui pratiquement systématiquement l'abêtissement des femmes (il n'y a qu'à voir les télénovelas).
Et, bien entendu, le pa ka pa la, le grand frère yankee auquel il déplait profondément que le Brésil ait fait cette alliance en vue de développer son indépendance économique - ce qui veut dire moins dépendre des USA, éviter le modèle du toutou mexicain,- avec la Russie, l'iInde, la Chine et l'Afrique du Sud.
Ajouter à cela que le téléphone de Dilma était sous surveillance et qu'en l'apprenant elle avait décommandé sa rencontre prévue avec Obama.
Un crime de lèse majesté !
Les maîtres du monde sont particulièrement rancunniers dès qu'on écorche leur image hégémonique. Haïti en sait quelque-chose, qui plus de 100 ans après continue à être systématiquement maltraitée par ses "amis" de la CI.
Pour toutes ces raisons, Dilma était la femme à abattre, la sorcière à brûler, la bouc-émissaire de choix.
A Dilma et à toutes les femmes qui, comme elles partout dans le monde ont eu le courage de s'engager pour défendre leurs convictions, je dirai - et ce n'est pas un prix de consolation mais une reconnaissance - qu'il aura fallu une énorme coalition menée par des réactionnairesse mette en marche pour l'abattre.
Preuve a contrario de ses mérites. Son combat n'est pas terminé. Et d'autres Dilma suivront.
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