Il est désormais de notoriété publique qu’en matière d’exemplarité démocratique, de probité et de respect de l’électorat, ou tout du moins de ses choix, la France fait largement figure sinon de parent pauvre tout du moins de cancre. Dans n’importe quelle autre démocratie parlementaire du nord de l’Europe, un élu impliqué dans quelque affaire judiciaire que ce soit voit sa carrière politique définitivement terminée, plus rapidement encore s’il est condamné par la justice. Mais pas ici, et la métaphore lancée par Edwy Plenel, « une démocratie de basse intensité », perdure. Ainsi voit-on un ex-président, dont le nom est cité dans pas moins de onze affaires judiciaires, affirmer vouloir revenir au pouvoir, intervenir sans cesse sur les ondes et sur les écrans obligeamment ouverts, sans que l’indignation ne s’exprime clairement non seulement dans la classe politique mais aussi dans les media, à l’exception de Mediapart. Ainsi a-t-on vu également un ami très proche de cet ex-président obtenir, fort heureusement brièvement, l’investiture de son parti en vue des élections législatives de 2017, alors qu’il a été sanctionné par la justice dans deux affaires distinctes, tout comme son épouse et tout comme l’ex-secrétaire général de l’Elysée qui continue allègrement de venir pérorer et donner des leçons sur les mêmes ondes et écrans.
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Les laquais ont choisi leur maître
Il est désormais de notoriété publique qu'en matière d'exemplarité démocratique, de probité et de respect de l'électorat, ou tout du moins de ses choix, la France fait largement figure sino...
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