Les "courageux" Photo : http://www.hpnhaiti.com/site/index.php/internationale/16747-haiti-bresil-environ-70000-migrants-haitiens-au-bresil-leurs-situations-se-compliquent
Cette interrogation pourquoi ?
D'abord à partir de la déclaration de Duval du Nouvelliste :
"... n'est-il pas temps de se poser la question comment faire pour aider de plus en plus d'Haïtiens à quitter le pays ? "
Duval du Nouvelliste, à l'époque où il formulait cette proposition était très ( est encore ? ) très prôche des Tèt Kale, parce que dans tous ses édito - vous pouvez faire une vérification - il les soutenait effrontément.
Rapellez-vous le coup du "jamais un président n'avait montré autant de solliicitude envers son peuple" en parlant de Martelly distribuant des maillots de foot des équipes brésiliennes à des jeunes pauvres.
Est-ce que c'est sérieux ça ? Sont-ce des propos dignes d'un rédacteur en chef d'un journal ?
A cette occasion, je m'étais demandée si Duval du Nouvelliste appréhendait correctement la définition du mot "sollicitude". Ou si son intention n'était autre que d'égarer le lecteur, de l'enfumer.
Ne pas oublier que pendant ces 5 années Duval du Nouvelliste a également joui du privilège d'accompagner Martelly et ses courtisans dans ses voyages.
Et ça m'étonnerait fort que son journal ait respecté la ligne éthique du journalisme qui voudrait, que ce soit le journal qui paie les frais de voyages de ses collaborateurs afin de respecter leur indépendance.
Parce que c'est évident que si on vous invite tous frais payés, la moindre des politesses, - n'est-ce-pas ! - est de ne rien écrire qui puisse déplaire au financier.
Deuxièmement. Pour avoir lu dans un texte d'un des apologistes de Duvalier François, que celui-ci avait mis en pratique "la philosophie de l'exil volontaire". Texto. Je n'invente rien.
Ce qui aurait signifié que les envois d'Haïtiens en RD, ceux des cadres en Afrique auraient été prémédités, application d'une "philosophie".
Trosièmement. Parce que le Baron Duval du Nouvelliste poursuit dans la même ligne d'encouragement aux Haïtiens à foutre le camp avec ce titre :
"Les plus courageux partent dessiner la nouvelle géographie du chercher la vie "
Titre d'une grande ambiguité puisqu'il laisserait entendre que les moins courageux seraient ceux qui resteraient au pays - comme lui ?
En assimilant à du "courage" ce qui relève de l'ordre du désespoir - ou d'une pression des autorités - M. Duval envoie un message clair : que ceux qui ont des grenn-nanbounda s'en aillent - même si dans le corps du texte il nuance son propos pour faire bonne figure. Mais comme vous savez, beaucoup de gens se contentent de lire le titre d'un article.
Et que dire de l'ignominie, de la tartufferie de ce"dessiner la nouvelle géographie de chercher la vie." ?
Qui renvoie à ce que je disais ici, comme s'il s'agissait pour ces Haïtiens d'une option, d'une planification de leur exil, où ils se mettraient autour d'une table face à une carte du monde pour dessiner, les lieux où ils auraient choisi de se réfugier, que dis-je, d'aller s'installer.
Duval du Nouvelliste à passé 5 ans à chanter comme un coq, les pattes dans le fatras, les mérites du régime Tèt Kale, de cette Haïti "open for business", du pays qui avance, de la "nouvelle Haïti".
Il n'a jamais posé une seule question sur les choix politiques des "bandi legal", sur l'intérêt de leurs initiatives pour le développement du pays, la lutte contre le chômage. Il n'a jamais émis une propostion - en dehors de ces trucs sur les 100 à 150 000 Haïtiens à envoyer tous les ans à l'étranger - à première vue farfelus, mais peut-être bien énoncés sciemment dans le cadre d'une politique pensée.
Parfois, certains journalistes, comme ceux qui se sont auto-proclamés directeurs d'opinion, lancent une idée qui vient du pouvoir, question de voir comment elle sera reçue par le public. Ils font ce qu'on appelle " préparer le terrain", afin de faire accepter l'idée. Ici, celle d'une "philosophie de l'exil volontaire" que "les plus courageux " appliqueraient. Il s'agit de pervertir l'opinion des gens.
Enfin, quand on lit qu'entre 2013 et 2016 , 41 065 Haïtiens sont entrés au Chili, on se rend compte que depuis l'arrivée de la Minustha, la politique du Brésil a été de faciliter l'accès à son territoire - parce qu'en quête de main d'oeuvre bon marché pour les chantiers des Jeux Olympiques - ce qui devrait s'arrêter.
On peut se demander si derrière cet appel à avoir du "courage "pour quitter le pays, ne se trouvent pas les mêmes dealers qui poussaient les Haïtiens à aller couper la canne dans les bateyes de la RD.
On peut se demander, si en dehors de ce que M. Aimé Césaire définissait comme "le génocide par substitution". A savoir encourager une population à quitter son pays et la remplacer par une autre, il n'y a pas aussi une histoire de billets verts.
Je peux me tomper, bien évidemment, mais la question en titre : Se pourrait-il que les tèt kale roses auraient encouragé la fuite des Haïtiens à l'étranger ?- c'est-à-dire qu'aux activités illégales telles que le kidnapping, les extorsions de fonds, les vols de propriété, le trafic de drogue, le blanchiment d'argent, le pillage des ressources de l'Etat, les taxes sur les appels et les transferts, les Tèt kale et affiliés auraient organisé, une fillière fructueuse, en utilisant le désespoir des pauvres, leur espoir en une vie meilleure, pour les arnaquer et les envoyer à l'étranger.
Vous remarquerez que Le Nouvelliste a moult fois, mine de rien, à travers des articles, encouragé cette migrations vers le Brésil.
S'il vous plaît, Haïtiens, Haïtiennes de bonne volonté, ne vous jetez pas tête baissée ni pour approuver, ni pour réfuter mes hypothèses.
Réflchissez. Ce dont nous avons le plus besoin de ce pays, c'est de gens qui réfléchissent au lieu de se laisser porter par leurs émotions.
Servez-vous de vos neurones. Examinez les faits.
Et, n'oubliez pas que l'équipe des roses, tèt kale, "bandi legal" est directement issue du duvaliérisme. Ce qu'ils revendiquent.
Essayez de ne pas faire dans l'amnésie et remontez à leurs agissements passés.
Du viol de Mme Hakim Rimpel, des assassinats des frères Jumelle, de la multitude de tueries en commençant par les Vêpres jérémiennes, les torturés, emprisonnés à Fort-Dimanche le massacre de la Ruelle Vaillant, les Haïtiens vendus à la RD, les miséreux dont le sang a été acheté...Etc, etc.
Ces horreurs sont des faits répertoriés. Pas des zen. Pas des histoires de "bébé pilonné".
Face à un tel tableau macabre, à ce mépris pour la vie humaine, croyez-vous qu'il serait impossible que des gwo zouzoun participent à ce trafic - qui pour de bonnes raisons serait couvert par une soit-disant nécessité d'aider "au train de vie de l'économie haïtienne" (courtoisie Duval du Nouvelliste) et dont les volontaires au départ seraient qualifies de "les plus courageux" (courtoisie Duval du Nouvelliste )
Il est clair que si trafic il ya , il ne peut s'opérer qu'avec la connivence de certains de la CI.
Les plus courageux partent dessiner la nouvelle géographie du chercher la vie
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