Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les Haïtiens chassés de chez eux et de partout...

Publié par siel sur 21 Septembre 2016, 09:40am

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #REFLEXIONS perso

Photo Le National

Photo Le National

Que personne ne dise que ce n'était pas à prévoir.

Que tous les tontons, les matons et les barons ne disent pas que ce n'était prévisible.

Dès l'arrivée de Martelly, l'alerte a été sonnée par quelques intellectuels.

Ils ont été les premiers à annoncer que dans  la cour du roi pétaud " pétez, pétez" qu'il disait,  les grands, gras et gros volent jusqu'à la peau des os des petit, maigres et chétifs.

La fuite des Haïtiens n'a rien de surprenant.

D'abord, parce qu'après 5 ans d'un régime prédateur - de même que sous Duvalier J-Cl les boat people affluaient sur les côtes de la Floride - la population s'est considérablement appauvrie.

Deuxièmement,  parce que qui dit appauvrissement dit sauve qui peut, dit trafiquants à l'affût, toujours parés à se faire du pognon sur la misère des gens.

Et n'allez pas me sortir les arguments fallacieux du genre que, oui, s'ils étaient si pauvres , ils ne trouveraient pas d'argent pour financer leur fuite.

D'abord, parce que comme dans tous ces phénomènes d'émigration, c'est toute la famille qui se saigne en espérant que l'un d'eux parviendra à bon port et pourra par la suite les aider. Ventes de terrain emprunts coups de poignard et même services sexuels sont mis à contribution, pendant parfois des années pour accumuler le magot réclamé par les passeurs. Ca ne se fait pas en un jour.

Ensuite, "dèyè môn gen môn" , ce qui signifie que derrière ces pauvres existent plus deshérités encore qui, eux, se trainent à genoux par terre, se secouent dans tous les sens pour chanter les louanges du seigneur dans l'espoir qu'un miracle va jaillir de ces contorsions, font les poubelles et les décharges publiques, mendient, commettent des larcins,  et errent maigres comme des planches du matin au soir à la recherche d'une opportunité de trouver un petit job de rien du tout, juste de quoi ne pas crever de faim. Ceux-là ne partent pas.

Ceux de la grande bourgeoisie, les élites commerçantes, s'en foutent. Cette frange de l'humanité  n'existe  pas pour eux. Ce sont des "sous-hommes" comme dirait Duvalier François, des "nuisibles" comme dirait l'autre, des rats, des cafards, des sauvages, comme disent les gnbistes.

"Sak gen tan gen la ? Nou pôv, nou lèd, rete nan twou latrinn nou." C'est ainsi et pas autrement que parlent les partisans des tèt kale et de Jovenel Moïse sur internet.

Les autres, classes moyennes, grandes et petites,  soit encouragent au départ - ouf, moins de concurrence et de l'argent susceptible de rentrer au pays ( courtoisie Baron Duval du Nouvelliste).

Parmi eux, on en trouve également qui accusent ces migrants de paresse - ils refuseraient de travailler dans un pays où il n'y a pas de travail-. Selon eux, ces migrants choisiraient la solution de facilité, au lieu d'accepter de vivre dans un pays où la sécurité, la justice, le travail, l'éducation, les soins de santé  sont totalement aléatoires, fonctionnant  à la tête du client et au contenu de sa bourse.

Quant aux "usual suspects",  ceux toujours présents pour défendre l'indéfendable, les "mouth pieces "de l'extrême droite, les Stanley Lucas, R.  Lubérice, Jsud, C. Sibert et le reste, ils répéteront leur mantra : " c'est Aristide qui est derrière tout ça"

 

Ces migrants, disent-ils leur font honte.

Cependant, ils n'on jamais honte qu'un président puisse s'octroyer 20 000 $ de per diem par jour. Selon ces tarés, il le mériterait. Après tout "l'excellence " n'a t-elle pas été sélectionnée par la CI ?

Sous le gouvernement de Préval, bien que selon Seitenfus , celui-ci ne croit pas aux institutions, il n'y a  pas eu  de gargotte imbécile. Combien de voyages à l'extérieur a fait Préval ? De combien était son per diem ?

Même si Préval a été laxiste, dit-on,  avec les gens de son entourage, les laissant parfois  s'enrichir - mais il paraîtrait  que si un président  ne laisse  pas ses copains faire du fric, ceux-ci  s'arrangent pour pourrir son mandat, faisant le tour des ambassades pour médire, allant même jusqu'à  voyager à Washington pour dire tout le mal qu'ils pensent de lui dans l'objectif d'une intervention du "blanc'`" pour les aider à le jeter - Préval a quiité la présidence en ne laissant pas les caisses de l'Etat vides. Préval n'a pas officialisé le banditisme légal.

 

Martelly et sa clique, eux, ne se sont pas seulement enrichis, ils ont pillé et déstabilisé l'Etat, passé en ridicule sur la scène internationale l'ensemble des Haïtiens avec leur connerie de rose, officialisé le bandidtisme comme culture.

Et, bien entendu, agissant comme des princes, à la manière des Duvalier, jeter  au peuple  quelques miettes, des aumones sous forme de motos, carnavals, gouyades,  T-shirts d'équipes de foot, Ti-manman chéri  et bracelets roses. 

Agissant en "roi nègre" : dépenses ostentatoires , mépris affiché du peuple et du bien commun,  et  chaudement encouragé à le faire, Martelly a recueilli les sympathies et le soutien de l'ensemble de la CI. qui s'est fait un plaisir de l'exhiber comme un phénomène de foire, partout.

Pensez-vous,  un type issu d'un pays qui a fait la révolution contre l'esclavage, qui deux cent ans plus tard  fait la démonstration que ces nègres  haïtiens ne sont bons à rien, à commencer par leur président, c'est pain béni pour tous les racistes à babord et à tribord.

Les imbéciles d'Haïti, d'ailleurs en redemandent. Après le régime rose/rakett, ils veulent le vert/banane.

Déjà, on voit dans les vidéos des meetings de Jovenel, certains de ses partisans arborer une banane sur leurs chapeaux.

L'avenir d'Haïti serait de passer  du port du bracelet rose à celui de la banane sur le chapeau.

 

Avec ça, comment s'étonner que des quantités de gens fuient le pays, ne serait-ce qu'à l'idée d'avoir à se balader  pendant les 5 prochaines années avec une banane sur la tête, sur sa cravate, sur sa pantalette, pour monter patte blanche...

Impossible, ridicule  me direz-vous.

Ah bon !

Parce que s'affubler de rose des pieds à la tête  n'était pas ridicule ? Parce que l'on n'a pas vu le ministre de l'Education, M. Manigat, un grand intellectuel, dit-on, s'habiller d'une chemise rose au premier conseil de Ministres auquel il a assisté ? 

Parce que l'on n'a pas vu, en des temps pas si lointains,  d'autres présumés grands intellectuels revêtir le bleu des macoutes ?

 

Si par un grand malheur, Jovenel Moïse, le ticket du "blanc" devait accéder à la présidence, vous verrez des Ministres, des cadres, des zentellectuels arborés chemises, cravates, pantalettes, souliers avec de jolis dessins verts représentant des bananes.

Et vous assiterez à un plus grand exode des Haïitiens. Et, avec le retour des Roro Nelson, Chamblain, Racine,Kiko Saint Rémy,Olivier Martelly et cie, d'un côté à une augmentation drastique des abus, des violences, dss spoliations et de l'autre de la pauvreté et de la peur.

Ce pourquoi, les électeurs haïtiens  n'ont pas d'autre choix que de ne pas déposer leur bulletin de vote  au candidat de la CI, afin de s'opposer à son plan  de remplacer le rose/rakett par le vert/banane.

 

On ne peut pas continuer à se jouer d'un peuple, en le chassant de chez lui, en le pourchassant partout,  en le forçant à accepter comme programme politique les bracelets roses ou la banane verte.

On ne peut pas faire subir à un peuple totues sortes d'expérimentations, qui vont de la pillule contraceptive  à  celle de poser à sa tête un "bandi legal".

Qui ne prendrait pas la fuite après cette expérimentation douloureuse et devant la crainte qu'elle  ne se continue via Jovenel Moïse, l'arbre qui cache la forêt ?

LU POUR VOUS

 

Haiti: Le président panaméen demande l’aide de l’ONU pour freiner l’afflux massif des migrants haïtiens

 

NEW YORK – Lors d’une intervention faite le dimanche 18 septembre 2016 à New York, le président panaméen, Juan Carlos Varela, a demandé l’aide de l’ONU pour freiner l’afflux massif des migrants haïtiens vers son pays. Une situation qui fait penser que le dossier des migrants est enterré dans les tiroirs du gouvernement haïtien alors que ce dernier avait promis tous les accompagnements nécessaires aux migrants haïtiens coincés à la frontière Colombie/Panama depuis plusieurs semaines.

 

Que ce soit au Brésil, en Colombie, au Chili, en République Dominicaine ou au Panama, la situation des migrants haïtiens est devenue beaucoup plus inquiétante. Presque tous les jours, ils se font expulser du territoire de ces pays, notamment la République dominicaine. Bien que les voies, moyens et le temps d’intervention n’aient pas été précisés, le ministre des Affaires étrangères d’Haïti, Pierrot Délienne, avait promis d’apporter tous le support logistique nécessaire à ces migrants dans l’espoir de gérer la situation.

Aujourd’hui, dépassé par l’événement, le gouvernement panaméen fait appel à une intervention d’urgence de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour résoudre ce problème du flux migratoire des Haïtiens vers le Panama. Ce qui, d’une façon ou d’une autre, montre très clairement que le problème n’a jamais été touché pas le gouvernement haïtien ou du moins, les interventions réalisées n’ont pas été efficaces au point de combler les attentes des autorités panaméennes.

 

Abordé sur ce point, le ministre haïtien des Affaires étrangères a expliqué qu’une entente a été trouvée entre les autorités haïtiennes et celles du Panama qui ont longtemps déjà invité le gouvernement haïtien à prendre des mesures pour limiter le flux migratoire de ses ressortissants vers le Panama. Le ministre, qui n’a pas pu fournir plus de détails sur la question, a fait remarquer qu’il s’est déjà entretenu avec la vice-présidente du Panama, Isabel de Saint-Malo, et que plusieurs décisions ont été adoptées et envisagées.

 

M. Délienne a de plus souligné que son intervention au conseil des Nations unies a été centrée notamment sur la cause migratoire des Haïtiens. Vendredi dernier, plus d’une quinzaine de migrants se sont fait expulser de la Guyane française, selon un article de l’agence en ligne Haïtilibre. Plus de trente autres sont détenus au Centre de rétention administrative (CRA) Felix Éboué de la Guyane. Cette opération survient quelques semaines après la décision de la préfecture du mois d’août dernier de suspendre toutes les demandes d’asile en raison du nombre de demandes trop élevé. Majoritairement d’origine haïtienne, plus de 4 000 dossiers sont en attente, selon l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides. Par ailleurs, la situation tend à devenir un peu plus critique pour les migrants haïtiens. Suite à une plainte de la République de France, le Suriname ne pourrait plus servir de passerelle pour ces migrants en quête d’un mieux-être en Guyane française.

 

Ce pays qui a toujours été une passerelle involontaire pour les migrants haïtiens est désormais coincé par la France qui lui demande d’imposer aux Haïtiens un visa avant d’entrer dans le pays, malgré les nombreuses interventions en support du Comité intermouvement auprès des évacués (CIMADE), une organisation de défense des droits des étrangers en France.

 

L’ONU appelée à freiner l’afflux massif des migrants vers le Panama

 

L’ONU appelée à freiner l’afflux massif des migrants vers le Panama. / Photo (illustration) : elnacional.com.do   Lors d’une intervention faite le dimanche 18 septembre 2016 à New York, le président panaméen, Juan Carlos Varela, a demandé l’aide de l’ONU pour freiner l’afflux massif des migrants haïtiens vers son pays. Une situation qui fait penser que le … Lire la suite de

L’ONU appelée à freiner l’afflux massif des migrants vers le Panama

 

Quotidien Le National

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents