Dans quel tome des "anpil liv" de témoignages de Martelly sur les "anpil tenten" qu'il a fait pendant son temps à la présidence d'Haïti, apparaitront les épisodes sur les bracelets, cravates, chemises, souliers et pantalettes roses imposés à ses ministres ?
Et comment, il en est arrivé tout bonnement à se faire payer par l'Etat 20 000$ de per diem.
Et aussi de quelle manière, il s'y est pris pour créer un parti qui porte un nom aussi stupide que PHTK et mettre Jovenel Moïse comme candidat à la présidence de ce parti.
Pour ma part, j'encourage vivement Martelly à écrire les mémoires de son mandat présidentiel - je serais même prête à l'aider, à lui apporter mon aide de scripte, ma plume, pour la rédaction.
Le mieux serait d'en faire un récit audiovisuel en créole.
Parce qu'il me paraît primordial, déterminant pour l'avenir d'Haïti, que la majorité des Haïtiens, soient informés de la manière dont il est possible de faire "anpil tenten" et d'être soutenu par le Core Group.
Et aussi, parce qu'il serait bon que la majorité des Haïtiens, dont ceux qui auraient voté pour une "charogne" aient accès à une radiographie de la classe politique et économique, des intellectuels, des journalistes et des "radiomen", de la société civile, et tout ce monde - artistes, intellectuels, commerçants- qui l'a servilement appuyé;
Radiographie écrite par quelqu'un qui a été pendant cinq ans à la tête d'un Etat d'un peuple qu'il méprise, et déclarant aujourd'hui qu'il n'est pas seulement le chef des "bandi legal" mais le "roi des tenten".
S'il y a une chose qu'on est en droit de reconnaitre à Martelly, c'est la désinvolture avec laquelle il affiche son mépris pour ses ex-collaborateurs, ses partisans fanatiques et le peuple haïtien auquel il dit sans ambages : je vous ai "banané" avec mes "tenten" pendant 5 ans.
Comme je l'ai toujours dit, Martelly savait parfaitement qu'il ne devait son élection qu'aux Clinton.
Et qu'il leur était uniquement redevable. Ainsi qu'à son groupe de "bandi legal".
Ca l'a fait marrer de voir que, de par ce soutien de la CI/USA, tout lui était permis.
Et que les "moun de byen" et les soi-disant démocrates, ne pourraient que baisser leur pantalon devant les "tentennades de l''Excellence" ointe par les divinités de la CI.
Bien avant que Martelly ne soit effectivement placé à la tête d'Haïti, suite à des élections frauduleuses - si vous suivez ce blog - j'avais émis l'hypothèse que son quinquennat serait révélateur de l'état de corruption des dites élites.
Dans ma naïveté, et sans aucun doute mon ignorance de la turpitude de ce monde-là, que Patrick Elie m'avait fait remarquer, je pensais dur comme fer que cette corruption, cette vulgarité étalées, provoqueraient un sursaut dans la société haïtienne.
Quand Martelly a fait son rara dans Port-au- Prince et sa tentative de s'incruster à la fac d'Ethonologie, j'ai cru que les media haïtiens allaient dénoncer son comportement. A tort.
Puis, quand il a décidé de ne pas faire d'élections et de nommer des agents intérimaires, j'ai crû, là encore que media et intellectuels proclamés le feraient reculer. A tort.
Pareil pour les taxes sur les appels et les transferts de la diaspora. Pour ses voyages et per diem astronomiques compte tenu de la pauvreté de l'Etat. Et ainsi de suite... Toujours à tort.
Je connaissais la puissance de nuisance de la minorité de blocage ( ayant pris connaissance de l'histoire d'Haïti) des macouto/militaro/duvaliéristes, de leurs alliés Gnbistes.
Mais ce dont je n'avais pas tenu compte, c'est de celle de la CI/USA, Core Group et cie. qui soutenaient Martelly et imposaient le silence et la soumission sous peine de représailles.
C'est bien calé tèt kale, par ces soutiens que Martelly s'est autorisé à faire ses "tenten", à passer en dérision les intellectuels tels que ses ministres de la Communication et de la Culture, à acheter les auto-proclamés directeurs d'opinion qui n'ont eu de cesse de le "vendre" au public comme le saint-sauveur d'Haïti, de faire d'un prof d'économie comme Laleau, un soussou fini. Etc.
Je me suis d'autant plus trompée, qu'aujourd'hui, Jovenel Moïse, la créature de Martelly a non seulement été acceptée comme candidat à la présidence, mais se trouve louangée par les mêmes, pour l'unique raison qu'il est également soutenu par une CI/USA qu'ils craignent plus que les kidnappeurs et assassins.
Et c'est ainsi que l'on se rend compte du poids de la CI/US en Haïti et de la dépendance et soumission des élites de ce pays à ses diktat.
Il me semble, sans exagération, que si la CI/US, décidait de mettre à la tête de l'Etat, demain, un animal, un bouc par exemple, l'oligarchie, les media dont ils sont les propriétaires, les intellectuels diplômés à babord et à tribord, aduleraient ce bouc et expliqueraient sur les réseaux sociaux, comment il est préférable d'être gouverné par un bouc dans la mesure où il s'agit d'une expérience nouvelle, les Haïtiens ayant assez d'avoir à leur tête des humains.
Jovenel Moïse, formaté par une entreprise de communication raciste qui après avoir infantilisé les Haïtiens avec le rose, leur propose une banane, en tant que candidat de la CI/USA, a droit comme Martelly aux louanges de la minorité de blocage.
Si des profils comme Martelly ou Jovenel Moïse parviennent à la tête de l'Etat, ce n'est pas que les Haïtiens soient analphabètes, qu'ils soient "résilients", dociles (dixit Martelly), c'est que les élites sont totalement pieds et poings liés à la CI, laquelle comme je l'ai dit, pourrait leur faire accepter, sans problèmes, un bouc comme pérsident.
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