En mai 1934, lors d’un meeting, un cadre de la Solidarité française, organisation xénophobe et antisémite, appelle à « l’expulsion hors de nos frontières de ‘toute la racaille qui mène actuellement notre pays à la ruine’ ». Deux ans plus tard, on appelle à balayer la « racaille » du Front populaire, « racaille de gauche », « racaille cosmopolite » à la tête de laquelle, explique Le Droit de Vivre, « on place les dizaines de milliers de Juifs et tous les Musulmans de gauche, c’est-à-dire la majorité des Musulmans. » (DDV, 1er août 1936)
En 1937, l’écrivain Marcel Jouhandeau fustige dans son essai Le Péril Juif, « cette racaille juive prétendue française… ». Après l’Anschluss, de mars 1938, une publication du Parti social français transgresse les consignes d’opposition à l’antisémitisme de son président, le colonel de la Rocque, et exprime ses craintes au sujet des Juifs autrichiens confrontés au nazisme : « Espérons qu’une grande partie de cette racaille galicienne ne se fixera pas en France. » (Le Flambeau de l’Est, 2 avril 1938).
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Stigmatiser la " racaille ", une tradition nationaliste
Dans le journal antiraciste Le Droit de Vivre, l'écrivain Jean Cassou évoque en 1951, la " racaille boutiquière et populacière " qui a cédé, dans l'avant-guerre, à la démagogie hitlérienne...
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