Jeudi 23 mars, à 7 heures du matin, Mme Breach sort de chez elle et monte dans sa voiture pour conduire son fils de 14 ans à l’école. Cette mère de deux enfants s’agace du retard de l’adolescent resté dans la maison, quand surgit un homme, le visage caché par une casquette et une capuche, qui lui tire dessus. Il s’agit du 103e journaliste assassiné depuis 2000 au Mexique, selon Article 19, organisation qui défend la liberté de la presse. Vingt-trois autres sont toujours portés disparus.
Quatre jours plus tôt à Xalapa (Etat de Veracruz, sud-est), Ricardo Monlui, 57 ans, directeur du journal El Politico, tombait sous les balles de ses agresseurs à la sortie d’un restaurant. Même crime de professionnel en plein jour pour Cecilio Pineda, 38 ans, directeur de La voz de la Tierra Caliente, tué le 3 mars dans une station de lavage de voitures à Altamirano (Etat de Guerrero, sud-ouest). Tous enquêtaient sur les cartels de la drogue et la corruption politique.
En raisonnant par l'absurde on pourrait dire que la loi contre la diffamation va sauver la vie des journalistes haïtiens, forcés de rester muets comme des carpes ou de chanter les louanges des corrompus, trafiquants et blanchisseurs.
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Le Mexique regarde tomber ses journalistes
Miroslava Breach, tuée le 25 mars, est le 103e professionnel des médias assassiné depuis l'an 2000 au Mexique. L'opinion est consternée et les mobilisations pour réclamer justice se succèdent...
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