Un second « coup d’Etat ? »
Au-delà de ces débats de procédure, M. Benjamin a mis M. Mendes face à ses contradictions, rappelant que le ton du magistrat était bien plus agressif lorsque Dilma Rousseff était encore aux commandes du pays. De quoi insinuer que le procès du TSE, enclenché en 2014 sur une demande d’Aecio Neves, candidat malheureux de l’élection pour le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB, historiquement centre gauche aujourd’hui classé à droite), n’avait qu’ un seul objectif : faire tomber la dauphine de Lula. Voire « casser les c… du Parti des travailleurs » comme le dit lui-même Aecio Neves dans une écoute révélée au public en mai.
« Les masques tombent », commente Laurent Vidal, historien du Brésil, professeur invité à l’université fédérale de Rio de Janeiro.
Avec le TSE, le Brésil rouvre une ancienne plaie, celle de l’impeachment de Dilma Rousseff. Une procédure polémique réalisée dans le cadre constitutionnel mais considérée par une partie des Brésiliens comme « un coup d’Etat ».
Sauf coup de théâtre, le vote du TSE devrait intervenir samedi.
Amusant le : "Les invectives sont précédées de « votre excellence ». Mais le ton est sec, le propos cassant."
En Haïti ça donnerait : " Les paroles pour ne rien dire sont précédées de " excellence". Mais le ton est martial , les propos grandiloquents.
Le Brésil suspendu au jugement de son président
Les sept juges, réunis depuis mardi à Brasilia, doivent statuer sur la validité de l'élection présidentielle de 2014, entachée par des accusations de financement illégal de campagne. Le Mond...
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