Obstruction à la justice
En réalité, la société au Panama est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des soupçons qui pesaient depuis des semaines sur le chef du parquet anticorruption. À peine nommé, en février, il avait tenté de freiner une perquisition au domicile de l’ancien président conservateur de la région de Madrid, Ignacio González, mis en cause dans l’affaire Lezo, un vaste détournement de fonds publics. Une obstruction qui avait provoqué une rébellion des procureurs. D’autant que, dans un enregistrement obtenu par la justice qui a fuité dans la presse, Ignacio González lui-même se félicitait de la nomination de Manuel Moix, comme s’il pensait en tirer un avantage. Entretenir des liens privilégiés avec le Parti populaire (PP, droite, au pouvoir) quand on dirige le parquet anticorruption n’est pas de bon goût au regard du nombre d’affaires qui éclaboussent la formation, soupçonnée de financement illégal.
Les affaires, petits et grands scandales de corruption, se succèdent sans trêve depuis des mois. Près de 40 personnalités espagnoles étaient déjà ainsi apparues dans les Panama Papers.
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Le Monsieur Propre espagnol avait les mains sales
Chef du parquet anti-corruption, Manuel Moix détenait des parts d'une société offshore domiciliée au Panama. Il a dû démissionner début juin. Le Monde | | Par Sandrine Morel (Madrid, corresp...
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