« Jimmy Morales a conclu un pacte avec les mafias », assure Alvaro Montenegro, un des fondateurs du mouvement #JusticiaYa (Justice tout de suite), qui avait obtenu, en 2015, le départ de l’ancien président, le général Otto Pérez Molina, impliqué dans une gigantesque fraude douanière. Son successeur, comédien réputé de la télévision, a reconnu avoir touché des milliers de dollars des militaires, compromis dans tous les trafics.
Le scandale provoque une débandade au sein du gouvernement. Quatre ministres, plusieurs vice-ministres et hauts fonctionnaires ont envoyé leur lettre de démission. Le chef de l’Etat lui-même avait renvoyé son ministre des affaires étrangères. Ce dernier l’avait averti que la communauté internationale n’accepterait pas la dissolution de la Cicig, créée pour pallier les défaillances institutionnelles d’un Etat infiltré par le crime organisé. Mercredi, Jimmy Morales est allé présenter ses doléances à l’Assemblée générale de l’ONU.
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Le Guatemala mobilisé contre le président Jimmy Morales
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