Quand on est journaliste, on se doit de faire son devoir de maison.
Rappelez-vous du cas de Thomas Thévenoud secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, du Tourisme et des Français de l'étranger qui avait dû démisionner.
Qui avait découvert le pot aux roses ?
Des journalistes.
Il s'agit d'un exercice de démocratie. Le boulot des journalistes ne se circonscrit pas au périmètre des entretiens et des analyses, commentaires ou d'ouvrir leurs micros aux auditeurs pour qu'ils hurlent leurs frustrations et ainsi faire tomber la pression toujours crainte par les régimes autoritaires et injustes.
Pour éviter précisément ces frustrations si grandes qu'elles versent souvent dans l'irrationnel, dans l'exhibitionisme - le voye monte - le journaliste animé par le bien collectif devrait faire oeuvre d'un minimum de pédagogie en faisant des enquêtes qui permettent de sortir de cette opacité si chère aux régimes dictatoriaux - le chef, l'excellence a parlé, point barre- pour aller vers l'ouverture à une appréhension plus vraie, plus sereine de la réalité.
C'est, entre autres, ce travail des journalistes qui favorise un contrat de confiance entre dirigeants et dirigés, ouvrant la voix au dialogue et au respect mutuel.
Dans n'importe quel autre pays du monde, quelqu'un appartenant à cette profession, se serait fait un devoir civique d'aller regarder si la narration officielle, la biographie présentées de l'inculpé fait-président cadrait avec la réalité.
Ce qui aurait permis de dégonfler le soufflé cuisiné par l'Espagnol nostalgique de l'empire espagnol, Antonio Solà et d'éviter à la nation haïtienne d'être lâchée entre les mains d'une association d' incompétents et de prédateurs au parlement de même qu'au gouvernement.

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