Anglo-grec et apatride, Lafcadio Hearn (1850-1904) a cherché sa voie aux États-Unis, à la Martinique et à la Nouvelle-Orléans avant de la trouver, par hasard, au Japon. Dans la vingtaine d'ouvrages consacrés à ce pays, il a glissé chaque fois un ou deux contes qui venait de l'émerveiller. Les voici réunis pour la première fois en un véritable musée portatif de l'horrible et du bizarre. L'aveugle qui faisait pleurer les morts, l'homme-requin versant des larmes de rubis par reconnaissance envers son bienfaiteur, l'enfant qui naquit deux fois, le tableau qui perdait ses couleurs quand on le séparait de son propriétaire, le vampire tapi au fond des eaux, la morte aux mains vivantes, le chevaucheur de cadavres, le mangeur de rêves, la ville qui ignorait la mort et la douleur, celui qui avala un fantôme et celui qui tombé amoureux d'un portrait le vit s'animer et l'épousa... Et d'autres encore...
Je vous prie de lire le texte dans le lien ci-après sur la croyance dans les vampires en Occident.
Vous pourrez constater les similitudes avec les croyances qui ont cours en Haïti. Dont, par exemple, le phénomène d'arracher le coeur, de décapiter les gens considérés comme des vampires, afin de s'assurer qu'ils ne reviendront pas.
De même, en Haïti, dans certains coins, il est coutume de mutiler le mort pour s'assurer qu'aucun "malfektè", adepte de la magie, ne viendra le réveiller pour l'utiliser comme zombi.
Sur tous les continents, au sein de toutes les cultures, confronté à l'inconnu, l'être humain a laissé parler son imagination, inventer des histoires, pour trouver des réponses à ce qu'il ne comprend pas. Pour se rassurer... Et pour se faire peur. également...
Un exemple récent, je me balade avec la petite-fille d'une de mes amies sur les quais de la Seine, un matin où, exceptionnellement, Paris est recouvert d'un épais brouillard. L'enfant de 7-8 ans a une peur bleue quand une silhouette surgit des brumes pour disparaître, réapparaître puis disparaître de nouveau. Sa petite main serrée dans la mienne, elle m'a chuchoté : " C'est un fantôme ?"
Vous imaginez combien de fantômes, à l'époque où l'électricité n'existait pas les gens pouvaient voir , à la lueur de l'éclairage faible des lampes à gaz, dans les petites rues grises à Paris où à Londres ...
D'ailleurs, il paraîtrait qu'une majorité de Français croient aux fantômes.
Quant aux Japonais - pa menm pale. C'est une croyance qui fait partie de leur quotidien et est partagée par l'ensemble de la société.
Est-ce que pour autant, la société japonaise s'est enfermée dans ces histoires " "mystiques " ? Au contraire, il semblerait qu'elle ait choisi de se mesurer aux énigmes en développant un max sciences et techniques. Les tremblements de terre fréquents n'ont jamais été considérés comme malédiction divine. A l'inverse, les Japonais ont développé un savoir en sismologie - surveillance des mouvements de la terre- prévention - recherche pour créer des matériaux de construction ayant des qualités pour faire face à la menace sismique et construction d'édifices adéquats -.
A une certaine époque l'Europe entière croyait aux métamorphoses d'humains en animaux ou vice/versa, en l'existence de monstres divers et variés, de vampires.
Bon, est-ce qu'aujourd'hui, on entend encore parler de vampires ?- sauf dans les productions de films d'horreur hollywoodiens qui en ont fait un fond de commerce pour étancher la soif des humains en sensations fortes -
On n'entendit plus parler que de vampires, écrit Voltaire, depuis 1730 jusqu'en 1735; on les guetta, on leur arracha le coeur, et on les brûla. Il est curieux, soit dit en passant, de voir à certaines époques des superstitions d'abord très circonscrites, et en apparence toute locales, prendre une vogue extrême, s'emparer de tous les esprits pour un temps. Elles donnent naissance à de véritables épidémies superstitieuses, dont le temps seul parvient à atténuer l'intensité.
An Nou Kouté Andirèk Moman Verité Sou Signal FM Avèk Frantz Exantus + Peggy Jean 4 Novanm 2017
Peyi Dayiti Nan Yon Safe Plis Ke 200 Zan, Nou Pa Konn Kiès K'ap Vi'n Retirel Nan Tou Sal Ye

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