La transformation de Hériveaux soit-disant homme de gauche à l'extrême-droite est assez remarquable. Remarquable parce que son revirement, son retournement de veste atteignent un niveau quasi-pathologique, caractérisé par son enflure, son zèle aveugle à la politique des tèt kale.
Jovenel Moïse, - de même que Martelly - sont des personnalités super narcissiques, se prenant presque pour des super-dieux - ce qui est une personnalité des politiciens haïtiens qui se positionnent face à une population qu'ils installent dans l'ignorance comme des messies.
Ce narcissisme exaspéré n'est pas propre aux politiciens, on le retrouve chez les auto-proclamés directeurs d'opinion. Rien de plus triste et outrageant que d'entendre ces journalistes déclarer qu'ils sont les meilleurs, qu'ils sont les plus écoutés, que leurs analyses sont les plus justes.
Ce problème d'ego se retrouve dans l'ensemble de la société. Par exemple, les Haïtiens vivant à l'étranger - même les plus pauvres et ignorants - sont persuadés qu'ils sont d'emblée supérieurs aux Haïtiens vivant dans le pays.
On pourrait penser que le discours basé sur le mensonge, les falsifications, l'enflure de l'ego des Tèt Kale - exemple Jovenel Moïse avec son " Je ferai en 45 jours ce qui n'a pas été fait en 40 ans" ou bien " Je suis le seul à savoir comment combattre la corruption" correspond à une culture générale".
D'où le fait que des Hériveaux, Guichard Doré, Lubérice, Stanley Lucas et consorts se retrouvent à l'aise dans le régime Tèt Kale; soutenus qu'ils sont par les hommes des media qui souffrent de cette même pathologie.
Pathologie ? Un mot fort qui renvoie à une maladie. Psychologues, anthropologues, sociologues seraient bienvenus de s'intéresser à cette tendance à occulter le réel, à s'imaginer comme des sur-doués - corollaire d'un complexe d'infériorité, nourri par l'incapacité de gérer le pays. D'où la folie tèt kale érigée en norme.

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