Vous souvenez vous du " Jamais un président n'avait montré autant de sollicitude envers son peuple" du baron Duval du Nouvelliste ? Un truc qui m'avait profondément indigné et encore plus maintenant que l'ampleur des détournements de fonds faits par le régime numéro 1 tèt kale, est livrée à travers des documents officiels.
Pendant que le président distribuait maillots de foot et motos achetés avec l'argent du peuple au peuple, lui et ses potes .
Et ce sont ces marchands de plume et de micro, qui abandonnant toute éthique, toute conscience professionnelle et du bien collectif, sonneurs de cloche encourageant la population à rire à gorges déployées devant les insanités proférées par Martelly, qui ont passé leur temps à dénigrer, se moquer, mentir sur ceux qui ont enquêté au Sénat sur les fonds PetroCaribe, qui ont l'audace aujourd'hui de faire du "rechinya", de verser des larmes de crocodile sur la détresse de la population.
Hypocrites et méchants, ils l'ont été, et le demeurent comme on peut le voir ici et dans leurs tentatives immondes pour faire passer le rapport de Cour des Comptes pour politique en suivant le mot d'ordre lancé par les mercenaires du palais national.
Est-ce qu'ils savent ce que signifie le terme "politique " ? On peut en douter, vu le mésusage qu'ils en font, leur absence d'intérêt pour la gestion du pays et leurs antécédents.
Quand Fillon, en France, a dû se démettre de sa candidature, suite à des soupçons de fraudes - qui par la suite ont été vérifiés et sanctionnés par la Justice - c'était bien une affaire politique. Parce que il n'était pas question que le pays soit dirigé par un fraudeur, ni que la justice lui offre l'impunité en tant que chef d'Etat en exercice, ni non plus qu'il soit destitué en entrainant le pays dans des crises.
L'équipe rose des juges, des marchands de micro, des hauts fonctionnaires ont induit délibérément la population à se soumettre aux prédateurs. Il faut les entendre monter en épingle n'importe quelle anecdote, semer la zizanie, entre celui-ci et celui-là qui aurait fait ceci ou cela. Sonner une cloche au parlement - le drame ! - renverser des meubles - l'apocalypse !- casser des vitres et brûler des voitures - la terreur !- question d'endormir la population et de créer un climat de non-confiance propre à générer et alimenter le banditisme rose légal et le gangstérisme.
Il faut entendre leurs gesticulations vocales pour bananer le peuple en leur vendant cette nouvelle scorie cuisinée par les escrocs : à savoir que l'individu Jovenel Moïse et l'actuel président sont deux personnes juridiquement et moralement différentes. Le président ne serait pas responsable des coups tordus de l'homme d'affaires ! Alors qu'en fait c'est pire, il s'agit d'une imposture. Car, le candidat à la présidence a leurré toute une population en se présentant comme un honnête homme et en lui promettant de lutter contre la corruption alors qu'il était en personne impliqué dedans.
Je crois que la propagande la plus immonde entendue dans les micros de ces mercenaires de la presse, c'est celle qui laissait entendre que TOUS les Haïtiens étaient corrompus et par conséquent ils étaient TOUS COUPABLES dans l'affaire PetroCaribe.
Ces marchands de micro devraient, de même que l'Homme Banane, rendre leur tablier et revenir à leurs occupations antérieures d'animateurs d'émission de konpa, de commerçants, de patrons d'école et autres. De sorte de laisser la population respirer, réfléchir, agir et vivre.
Celui qui aurait besoin de ces marchands de micro pour se faire une opinion est un borgne qui suit un aveugle, un canard sauvage qui attend d'être tué, plumé et mangé, un mouton qui se presse en direction de l'abattoir derrière d'autres moutons.
Invitation conférence internationale sur la corruption en Haïti à travers le cas de la dilapidation des Fonds PetroCaribe.
LE MPCE A DÉPENSÉ 80 MILLIONS DOLLARS EN QUATRE ANS DANS DES PROJETS BIDON
Un total de 56 pages du rapport final de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) est consacré à des projets moins bien connus de la population mais qui coûtent énormément au fonds PetroCaribe. De décembre 2012 à janvier 2016, sur la base de dix résolutions, le ministère de la Planification (MPCE), comme « maître d’ouvrage », a ordonné, « en dehors des règles de passation de marchés », le décaissement de 80 486 875,46 dollars américains pour financer 19 projets. La Cour relève le plus souvent une « absence significative de documents justifiant les dépenses ».
Publié le 2019-06-05 | Le Nouvelliste
National
Initialement orienté vers la construction de lycées et la rénovation de plusieurs villes au niveau de différents départements, ce programme a donc été surtout marqué par l’opacité et le décaissement effréné de beaucoup d’argent pour la réalisation de projets dont la Cour « n’a retracé aucun document définitif » permettant de déceler l’état d’avancement de l’ensemble des travaux. Pour certains projets, en dépit du fait que le mode de sollicitation du marché est inadéquat et constitue une irrégularité au cadre réglementaire et aux bonnes pratiques de gestion, tout l’argent a été décaissé.
La Cour note que ce programme « n’a pas été mis en œuvre de façon efficiente » Les principales constatations qui reviennent dans la plupart des projets réalisés à travers ce programme sont : contrats conclus par entente directe ou gré à gré, marchés passés sans avis de non-objection de la Commission nationale de marché public (CNMP), absence de document de projet, de système de comptabilité générale, de rapport de la firme de supervision, de garantie bancaire… Pour certains projets, la CSC/CA signale que « le marché conclu entre le MPCE et la firme d’exécution, n’ayant pas été soumis à la validation de la CNMP et les règles générales de passation, est nul de plein droit ». La Cour a aussi constaté « qu’aucune garantie de bonne exécution n’a été retenue et elle n’a pas été constituée dans les formes requises du contrat ».
Alors qu’en 2016, après le passage de l’ouragan Matthew, les élèves du lycée de Roche-à-Bateau sur la côte Sud avaient de grandes difficultés pour assister aux cours (car l’école nationale des Garçons où ils suivaient les cours depuis un certain temps n’avait plus de toit), un montant de 79, 862,460 de gourdes était décaissé entre 2013 et 2014 pour la construction des lycées de Roche-à-Bateau et de Chantal. Ce projet d’un montant global de 93 900 000 de gourdes n’est pas encore achevé. La conclusion de l’audit de la Cour dénote une absence significative de documents justifiant les dépenses. Les conclusions de ce rapport d’audit quant aux manquements observés sont autant valables pour les projets de rénovation urbaine dans des villes comme Dondon, Marchand, Gros-Morne…
La construction des lycées de Thomonde, de Savanette, de Cerca Carvajal pour laquelle la CSC/CA a révélé des irrégularités ayant porté préjudice au projet et à la communauté ainsi que des irrégularités et aux bonnes pratiques de gestion devrait coûter 169 457 665.00 HTG, soit 148 457 665 HTG pour l’exécution et 21 000 000.00 HTG pour la supervision. De plus, « la Cour n’est pas en mesure de conclure sur la finalité du projet, car aucun certificat de réception n’a été fourni ». Pour la construction du lycée d’Anse-Rouge, l’exécution du projet est prévue pour un montant initial de 46 891 716, 42 HTG et d’un avenant de 16 412 100.74 HTG, soit un montant total de 63 303 817.16 HTG. Le CSC/CA réitère la même conclusion quant à la finalité du projet. Un cas qui se répète pour la construction d’un nouveau lycée national à Hinche pour un montant global 60 463 485.00 HTG, celle du Lycée du Bas-Limbé pour un montant global de 38 750 561.03 HTG.
Le projet de construction du lycée de Saut-d’eau revêt des caractéristiques particulières de détournement de fonds. Selon la Cour, le contrat a été signé pour un montant de 60 078 513.12 HTG. Les décaissements ont atteint 25 474 455.22 HTG. Le projet a été abandonné sans aucune explication. Sa réalisation n’a pas obéi aux bonnes pratiques et à la saine gestion de projet. Aucune étude n’a été préalablement effectuée, aucun document n’a été présenté et l’évaluation des besoins, des coûts, des risques, de la rentabilité et du financement requis n’est pas documentée de façon rigoureuse. Aussi, dans le cadre du contrat de construction du lycée de Pilate, la Cour a constaté que le marché a été conclu sans l’avis de non-objection de la Commission nationale des marchés publics (CNMP).
Dans la description de chaque projet, la CSC/CA indique aussi les responsables. Les noms qui reviennent avec insistance sont ceux d’abord des anciens ministres de la Planification : Jean-Max Bellerive, Laurent Salvador Lamothe, Aviol Fleurant, Jude Hervey Day. Ensuite des ministres des Finances : Marie Carmelle Jean-Marie, Yves Romain Bastien, Wilson Laleau… ainsi que des PDG des firmes qui ont raflé les contrats comme SECOSA, J et J Construction, BECA ENGINEERING… Faisant suite aux deux enquêtes du Sénat en 2016 et 2017, ce rapport de la CSC/CA vient lever le voile sur la gestion calamiteuse des fonds du programme PetroCaribe dont Haïti a été bénéficiaire entre 2008 et 2018.
Ricardo Lambert
Auteur

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