Il est surtout un homme psychologiquement dérangé - et qui a été choisi en connaissance de causes par ceux qui l'ont financé.
Vous vous rappelez des paroles de Martelly à Paris, au moment où il le présente à la diaspora :"Jovenel Moïse gen yon foli bannann" . Et il aurait pu ajouter : " C'est grâce à cette folie que nous autres du "Parti des Haïtiens à la tèt kale" nous allons vous bananer tèt kale."
Il faut examiner également le comportement de Jovenel Moïse qui joue au modeste et humble lors de cette présentation et qui va contraster totalement avec l'arrogance dont il fera preuve aussitôt élu.
Dès le moment où j'ai visionné ces images sur Youtube, j'ai eu l'intuition que quelque chose clochait chez cet homme. Parce qu'il paraissait anormal, qu'un M. qui se disait un grand entrepreneur avec un projet soi-disant magnifique qui devait procurer à la population du travail et un certain mieux-être, puisse accepter de se laisser traiter de manière aussi cavalière par Martelly.
Il donnait l'impression d'un sac vide que les tèt kale avaient rempli de paille( faux chiffres, mensonges à bâbord et à tribord) pour le faire tenir debout.
J'ai tout de suite senti l'escroquerie et, bien entendu, parce que comme je vous l'ai dit ici, j'apprends beaucoup sur les coups fourrés des puissants à travers les romans policiers écrits par ceux-là même qui ont appartenu à leurs services de renseignement. J'ai appris qu'avec l'aide d'Antonio Solà ou pas, ils ont tous les moyens pour faire apparaître une personne qui n'a rien dans la tête comme un génie. Il leur suffit d'avoir l'argent et les media.
Cependant et Martelly et Jovenel ont été formatés pour correspondre au bas niveau d'éducation de la majorité des Haïtiens,-toujours prêts à croire aux miracles, aux balles montées et autres insanités vendues par les marchands de micro qui ne sont pas les derniers à verser dans les arnaques pour assurer leur pain quotidien-, à la culture dominante sado-masochiste, à la précarité des élites politiques, judiciaires, médiatiques et à la vénalité du secteur privé des affaires.
Quant aux zentelektyèl - dont un grand nombre sont des fonctionnaires de l'Etat- l'important étant de garder leur emploi ou d'obtenir des postes dans la diplomatie, le silence a été de rigueur.
Quant aux zatist, nous nous trouvons en Haïti à des années lumières de leurs congénères au Chili, à Puerto-Rico et dans l'ensemble des pays d'AM. Latine, qui sont capables de mettre leurs talents et leur notoriété au service du bien commun.
Précarité oblige dit-on. Mais pas seulement. C'est aussi une absence totale/capitale de maturité politique qui ne permet pas aux artistes haïtiens de comprendre qu'ils doivent à leurs fans (la plèbe) - sans lesquels ils ne seraient rien- un minimum de respect et de solidarité.
L'indigence, la vulgarité, la cupidité, la corruption, la bêtise, le mépris des pauvres et Noirs, ont atteint leur niveau maximum après 8 années des tèt kale/rose rakèt au pouvoir.
Cette guerre psychologique( savez-vous que ce concept de guerre psychologique connu partout dans le monde est jusqu'à présent ignoré par les intellos. Haïtiens) contre les Haïtiens est aussi vieille que l'indépendance. Elle a vu ses beaux jours avec la dictature des 2 Duvalier, au cours de laquelle, tous les moyens ont été utilisés pour persuader la population haïtienne qu'un tyran originaire des Antilles françaises était le plus grand patriote qu'Haïti ait jamais connu après Dessalines.
Mais, il serait naïf et sot de penser qu'on se trouverait face à un épiphénomène exclusivement haïtien, résultant de l'arrivée de l'extrême-droite au pouvoir.
En réalité, il s'agit d'un programme dont l'objectif est d'affamer et de crétiniser au maximum la population afin de la soumettre à l'inacceptable, à l'ordre néo-libéral promu par la CI.
Et cette guerre psychologique se poursuit avec un Martelly et un Jovenel placés à la tête de l'Etat...Et un "Ti-Nikola", sans compétences aucunes " vendu", par les marchands de micro comme le "sauveur" d'Haïti."
Question de présenter les Haïtiens comme des cons finis , des imbéciles sans mémoire - comme le bon temps était celui de la Perle des Antilles où leurs ancêtres se trouvaient en esclavage, celui de la dictature quand les rues étaient propres- , de grands enfants sans projets personnels et collectifs, incapables d'organiser leur pays sans l'aide de M. Leblan qui leur taille des dirigeants à l'aune de ses intérêts.
Pour être juste, Haïti n'est pas le seul pays à subir cet assaut. C'est une stratégie largement employée sur tous les continents bien exprimée par Antonio Solà avec son slogan " Mort des idéologies, place aux leaders". Des soi-disant leaders qui comme celui des Philippines, auxquels il faudrait mettre une camisole de force et les enfermer dans un hôpital psychiatrique.
Tout ceci parce que, afin de maintenir leur domination, leurs vols et violences, face aux inégalités de plus en plus insupportables, face aux répercussions sur l'environnement du changement climatique, face à l'émigration provoquée par la rapacité des capitalistes, face à la fin de l'ennemi communiste, face au danger (pour eux) de manipuler l'ennemi terroriste, face aux nouvelles technologies qui permettent à plus de gens de s'éduquer et de s'informer, ils ont trouvé un nouvelle formule qui est via une démocratie achetée, d'imposer des loufoques, des débiles et même parfois des super-intelligents desaxsés à la tête des pays.
Les Haïtiens qui vivent dans un monde fermé, sont très peu nombreux à saisir cette stratégie qui touche le monde entier.
De sorte que les conneries de Jovenel Moïse qui vont coûter beaucoup d'argent à la population haïtienne et l'appauvrir encore plus, sont présentées comme des décisions révolutionnaires au profit de la population. Alors que le type essaie de sauver sa peau et qu'il s'agit du même type qui met des obstacles à l'enquête sur la gestion des Fonds PetroCaribe. Vous rendez-vous compte du trou de stupidités dans lequel les uns et les autres plongent le pays ?
Le dicton dit : "Le poisson pourrit par la tête", c'est donc en bonne logique que la folie tèt kale se soit répandue dans l'ensemble du corps social.

Commenter cet article