...l'opposition, à cause des médias, à cause des syndicats, à cause du peuple.: Etc.
Ce sont les arguments avancés par les Tèt Kale et partisans du Président sur les réseaux sociaux.
Donc logiquement afin que l'Homme Banane puisse gouverner;
Il faudrait supprimer :
- Martelly.
- Le secteur prrivé.
- Les parlementaires.
- L'opposition.
- Les media.
- Les syndicats.
- Le peuple.
Ce qui donnerait un système à la tête duquel siègerait Jovenel entouré de ses conseillers, de ses Ministres, Directeurs généraux et son media personnel : la Radio et Télévision nationales ( TNH et RNH). Tout ce monde encadré par le Core Group et .
Est-ce qu'un pays peut fonctionner sans Martelly ? Bien évidemment.
Sans secteur privé, sans parlement, sans opposition, sans media, sans syndicats...? Pourquoi pas ? - Ca c'est déjà vu.
Et le peuple alors ?
Il faudrait le supprimer aussi.
Mais comment ?
En le déshumanisant.
En s'y prenant comment ?
- Ne pas lui offrir d'éducation, de soins de santé, de travail : ETC.
- L'envoyer se faire voir ailleurs : Bahamas, Guyane, Chili, Brésil, USA, Canada et..Bref là où il arrive à se rendre.
- Lui offrir kleren, carnavals, jeûnes, gouyades
- Lui distribuer des armes de manière à ce que les pauvres s'entre-tuent.
- Former sur les réseaux sociaux des agents divulguant, paroles de haine, insultes "Santi kaka" et slogans creux " Jojo 5 ans " .
Extraits de Cette haine des pauvres qui nous habite du Dr. Josué Muscadin Socio-historien Professeur à l’Université d’Etat d’Haïti
Le cynisme de l’entrepreneur politique haïtien fait qu’il déshumanise le pauvre. Celui-ci n’est pas vu comme un être humain dont le bien-être doit être garanti par une gestion rationnelle de la chose publique, mais uniquement comme une « ressource » mobilisable pour gagner une élection ou pour faire une démonstration de force dans une manifestation de rue. De ce point de vue, l’état de pauvreté des citoyens convient à ces hommes politiques, parce qu’il est politiquement exploitable. Au-delà de ce statut de « biens politiques », les miséreux n’ont aucune autre utilité pour les politiques, ils peuvent donc crever. L’état des services sociaux de base que fournit l’Etat aux catégories sociales précarisées témoigne du mépris que les pouvoirs publics leur portent. Qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation, de la sécurité, etc., aucun de ces domaines ne constitue une préoccupation pour cet Etat résolument « pauvrophobe », non pas par incapacité mais par choix. Laisser mourir les pauvres, ne pas leur offrir une éducation de qualité, les laisser à la merci des gangs armés ne sont pas des actes neutres. Vus comme dangereux, plus ils sont nombreux, plus ils inquiètent les tenants de l’ordre bourgeois. L’Etat, garant par excellence de cet ordre, a donc intérêt à les faire massacrer, comme à La Saline, pour ne citer que cette récente tuerie de masse à laquelle des représentants de l’actuel gouvernement ont même participé ! selon une enquête des Nations Unies.
L’indifférence de l’Etat en ce qui concerne les besoins fondamentaux des classes populaires est calculée. On répète souvent que l’Etat se désengage, ce n’est pas tout à fait exact. Le constat du désengagement social de l’Etat néo-libéral établi par des chercheurs comme le sociologue Loïc Wacquant mérite d’être nuancé. Il y a du désengagement mais aussi de l’engagement, cela dépend pour quelles classes sociales. Dans le cas haïtien, si l’Etat se désengage vis-à-vis des miséreux, il s’engage activement à perpétuer un ordre social et politique au service duquel il a toujours été. Nos hommes politiques se démobilisent dans le secteur public de l’Education, par exemple, parce qu’il ne faut surtout pas donner aux « gueux » la possibilité de prendre l’ascenseur social pour éviter qu’ils rejoignent les « héritiers ». De même, la montée de l’insécurité n’est pas un problème que l’Etat doit adresser parce qu’il ne concerne que les quartiers où vivent des gens qui ne comptent pas et qu’on a du mal à regarder. Les systèmes de santé et d’éducation sont dans un état lamentable ? Qu’importe ! Les gens qui comptent ne se soignent pas en Haïti et n’y scolarisent pas leurs enfants non plus, quand ils le font, ils les envoient dans des écoles internationales et apparentées, ou dans des établissements non-publics dites « grandes écoles » dont la plupart bénéficie annuellement du financement de l’Etat alors que les écoles publiques, là où il en existe, manquent de tout. Allez comprendre !
Le modèle social haïtien est résolument pro-riche. Il n’y a que ceux qui possèdent qui comptent et qui veulent compter. Ceux que l’Etat a toujours œuvré, à travers des politiques d’apartheid, à maintenir dans la pauvreté ne comptent pas. Privés de tout, l’Etat les condamne à mourir. On leur donne des armes pour s’entretuer. Quand l’affrontement entre les gangs armés ne suffit pas à les décimer, le gouvernement prend le relais en les faisant massacrer. C’est comme cela que le danger qu’ils représentent pour l’ordre social élitaire peut être conjuré. Ces exclus de la République sont traités comme des étrangers en termes sociaux et moraux. Ils suscitent le dégoût, le rejet ou l’indifférence. On les rend invisibles. On ne parle presque pas de leurs conditions. Quand on en fait mention dans le débat public, ce n’est pas tant pour parler réellement d’eux que pour faire de la « communication ». Sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels, certains ne veulent pas risquer leur carrière ou leur poste pour parler du choix de l’Etat de réduire le nombre de pauvres au lieu de réduire la pauvreté. Au contraire, ils préfèrent culpabiliser les pauvres qui seraient responsables de leurs conditions. La pauvreté serait un choix, celui des parents « irresponsables » et « démissionnaires ». Ceux-ci ne seraient pas capables de contrôler leur natalité ni d’inculquer les bonnes valeurs à leurs enfants, d’où la transmission circulaire d’une culture de pauvreté. Aujourd’hui, plus qu’avant, c’est devenu à la mode de « taper » sur les pauvres : ils n’ont pas les bonnes mœurs, sont violents, indisciplinés et indolents. En réalité, cette « pauvrophobie » que nous portons vient du refus de regarder la pauvreté comme l’expression non pas de notre échec, —on avait voulu et on a réussi à construire une nation d’apartheid—, mais de notre choix qu’il est humainement difficile d’assumer.
Et SURTOUT lui mentir , l'arme la plus efficace utilisée par les tèt kale qui ont choisi Jovenel pour ses talents spéciaux .
"Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez."
Annah Arendt
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