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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


HAÏTI/MEDIA-MENSONGES. L'émission Haïti Débat après avoir utilisé un refrain de Martelly "Ayiti nou pa vle wè a...

Publié par siel sur 12 Octobre 2019, 01:33am

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #CULTURE, #PEUPLE sans mémoire...

...se sa nou va wè" comme musique d'introduction. Une propagande clairement affichée pour le régime des dilapidateurs rose/rakèt, prétend, aujourd'hui , en utilisant une sentence choc de l'économiste Etzer Emile qui aurait déclaré entre autres  "nous sommes en mode suicide collectif. " mettre tout le monde dans le même bain.

Nonobstant les qualités économiques de l'économiste, son affaire de " suicide collectif" s'apparente au " nous sommes tous coupables", comme si  les dirigeants et les dirigés avaient le même pouvoir de décision.

Si nous sommes en "mode de suicide collectif", ce serait plutôt parce que l'ensemble de ceux qui se donnent le nom d'élites ont accepté Martelly comme président( 700 000 votes) et son poulain Jovenel Moïse ( 500 000 votes) comme chefs d'Etat.

La population haïtienne subirait de préférence le " mode de suicide des dites élites" et se trouve embarquée malgré elle dans une sorte de lessiveuse  agitée par les directeurs d'opinion dont ces Marco, Campagne, JPPC et autres.

Remarquez bien que cette théorie écoeurante  de " Nous sommes tous coupables" traduit, encore une fois, un mépris de la population haïtienne.

Parce que à qui renvoie le " nous" ?

Aux sans éducation, sans santé, sans justice, sans logement, sans, sans, sans...?

Ces gens issus des milieux populaires, faisant partie actuellement de la classe moyenne, se comportent comme si leurs pères et mères n'étaient pas des pauvres et analphabètes. Dans leur désir d'ascension sociale, il semblerait qu'ils soient prêts à tout, jusqu'à tuer pères et mères.

Mme Simone  Ovide Duvalier est l'enfant illégitime d'un bourgeois mulâtre, M.  Faye et de sa bonne.

Est-ce que OVIDE était le nom de sa mère ?

Qui sait ?

Avez-vous déjà entendu parler de cette mère de cette ancienne première-dame ? Avez-vous vu des photos d'elle?  Savez-vous si Mme Ovide Duvalier a des demi frères et soeurs ?

NON.

De même, avez-vous déjà entendu le dit " Ti Nikola" évoquer son aïeule maternelle, la mère de sa grand-mère, la bonne de M. Faye ?

NON.

Celui qui est présenté par ses partisans comme un aristocrate, ne saurait rappeler au public qu'il descend d'une paysanne de Léogâne du côté de son père. Quant à son grand-père Duvalier F. Il serait bien dans l'incapacité de dire qui étaient ses père et mère.

Ce n'est pas nouveau. De tous temps les mulâtres ont brandi le nom de leur père Blanc, alors que l'esclave ou l'affranchie  Noire qui les avaient  portés dans leur ventre pendant 9 mois était assimilée  pratiquement comme une mère porteuse, dont selon eux, ils n'étaient unis par nuls liens.

C'est un syndrome semblable qui agite les marchands de micro, qui s'évertuent à effacer la tache de leurs origines...Il faut les entendre parler de " Malere ak malerez" comme si ces "malere ak malerez" appartenaient à un monde à des années lumière de le leur.

A ce propos, il existe précisément un roman de l'écrivain américain Philip Roth, qui s'intitule " La tache" qui narre, aux USA,  la trajectoire d'un métis (père et mère clairs de peau) qui se fait passer pour Blanc, qui coupe tous les liens avec sa famille. Allant, dans son désir d'ascension sociale,  jusqu'à l'horreur d'organiser un stratagème afin que sa propre mère puisse de loin voir ses petit enfants au moment où ils sont en train de jouer dans un parc.

Un roman passionnant et à lire.

 

 

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