Entendu il y a quelques jours, L. Désir déclarer que s'il avait été élu président le pays ne serait pas dans cet état.
Maintenant c'est le tour du "vendeur de parole", le guerrier nan nam, Ismael Valentin, de suggérer à l'homme banane de lui déléguer le pouvoir si lui ne se sent pas capable de diriger.
Cet Ismael Valentin qui se propose comme président est celui qui répète qu'Aristide aurait dit : "Je veux et je pé".
Il y a de ces paroles qu'on entend sur les ondes en Haïti qui sont comiques certes, mais profondément tragiques.
Et qui, encore une fois, illustrent le déséquilibre mental qui s'est propagé et officialisé avec la mise à la tête de l' Etat du "bandi legal"
Le type est persuadé, en toute humilité, - sur le même modèle que Martelly et Jovenel n'est-ce-pas ? - qu'il peut sans expériences, sans qualifications, sans connaissances devenir président d'Haïti.
Et, j'imagine sans mal, vu que la folie est contagieuse, que ce même profil de mégalomanes sans foi ni loi doit se retrouver dans tous les secteurs de la société.
Sauf que chez les journalistes ils sont plus nombreux à être atteints de cette folie, dans la mesure où ils ont un micro qui leur procure un sentiment de toute puissance, ( Bob C et ces niaiseries de "oint par le seigneur" ou d'"envoyé pour soulager les souffrances de tous les prisonniers sur la terre") , dans la mesure où ils sont copains avec des hommes politiques et qu'ils sont persuadés que les zen, racontars, anecdotes qu'ils recueillent dans des conversations autour d'un verre sont des informations qui vont lui permettre de gouverner.
Le type te dit qu'il connait "tout le monde" dans le pays. Quel est ce "tout le monde ?" que connait Ismael Valentin ?
Bref, c'est affreux, ignoble et révoltant de constater à quel point ce marchand de micro vend la parole de M.Le blan avec ces histoires de visa coupé.
Alors que c'est lui qui devrait avoir honte de prendre ces mesures de rétorsion, de ce chantage qui équivaut à celui fait sur la jeune république d'Haïti par la France avec l'obligation de verser une rançon contre son indépendance.
Et puis, cette prétention que chacun de ces marchands de micro a de dire "la vérité". Quelle arrogante bouffonnerie ...Leurs vérités ne diffèrent en rien de celles que Martelly et Jovenel Moïse ont "vendu" (courtoisie V. Numa) pendant leur campagne électorale, et au cours de leurs mandats : un tombereau de salami et de mensonges.
Ma suggestion à ces journalistes auto-proclamés directeurs d'opinion c'est qu'ils changent de profession pour devenir "hougans" ( à la Tijan de L. Désir), prophètes, pasteurs.
Là, ils auront toujours un micro en main dans lequel ils pourront toujours plus hurler à faire éclater les tympans d'un public de canards sauvages; à les "bananer" avec toutes sortes de fadaises, (la foi n'étant pas compagne des faits), à faire n'importe quoi : comme "tout pouvoir vient de Dieu" (lequel des dieux, celui d'Abraham ou du Core Group ?) se jucher sur un char de carnaval en jupette pour déblatérer des litanies de saloperies; ou bien sur la tête d'un camion pour clamer que le pays sera sauvé grâce à "l'envoyé de Dieu"; ou bien faire gouyader des petites filles; ou bien faire sauter en l'air comme des ballons des petits garçons, ou bien, ou bien... Parce que dans ces espaces mystico/religieux la folie est considérée comme normale, légitime, légale, ainsi que les abus concordants.

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