EXTRAIT : Ainsi aller à l’université coûte cher – quelque 300 euros par mois – et la plupart des étudiants sont endettés. Leur dette a été multipliée par trois en dix ans et 160 000 d’entre eux n’arrivent pas à la payer. En 2006 et 2011, c’était l’un des principaux motifs des grands mouvements étudiants qui ont secoué le pays. Les manifestants réclamaient aussi une éducation gratuite et de qualité. L’une des particularités du mouvement actuel est que les revendications portent sur le coût des hausses du tarif de métro pour leurs parents, les jeunes bénéficiant d’un tarif spécial. « Ils se trouvent dans un contexte familial où du fait de la précarité dans laquelle vivent leurs parents, ils sont directement affectés. Les adultes ne peuvent pas sortir dans la rue pour protester aussi facilement, ils ne peuvent pas risquer de perdre leur travail, par conséquent ce sont les jeunes qui prennent la relève. D’autres jeunes se sont joints à cet appel assez spécifique, car cela traverse toutes les générations et c’est transversal, aussi, en ce qui concerne les couches économiques », explique le sociologue.
Les dix jours où le Chili a basculé
Pendant plus de trente ans, les gouvernements successifs qui ont présidé aux destinées du Chili ont renforcé le modèle économique néolibéral mis en place sous la dictature militaire d'Augus...
https://www.mediapart.fr/journal/international/301019/les-dix-jours-ou-le-chili-bascule?onglet=full
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