Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


ALGERIE. Il n’y a pire aveugle…

Publié par siel sur 4 Novembre 2019, 21:26pm

Catégories : #INTERNATIONAL, #ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire...

Il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Au pouvoir, qui fait dans le déni de la réalité, les Algériens ont fait, hier, à l’occasion du 37e vendredi de mobilisation qui coïncide avec la commémoration du 65e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, le 1er Novembre 1954, la démonstration qu’ils sont des millions et non “quelques éléments”, comme l’affirme le discours officiel, à rejeter l’élection présidentielle du 12 décembre et à réclamer le départ du système. Cependant, il n’est pas dit que le pouvoir, visiblement irrémédiablement autiste, entende raison et prenne acte de cette volonté inébranlable du peuple à rompre radicalement avec le système qui, pour reprendre une expression en vogue, a atteint, voire dépassé sa date de péremption.

Peu lui chaut que la solution qu’il préconise pour la crise dans laquelle le pays est enlisé soit rejetée massivement par les Algériens. Il tient à son élection présidentielle, quoi qu’il puisse advenir. Il s’y accroche, prenant le risque d’aggraver une situation déjà si complexe. Il étrenne l’option sans se soucier des conséquences négatives qu’elle pourrait engendrer sur le devenir de la nation. Et des conséquences, elle en engendrera, car non seulement elle n’agrée pas la majorité du peuple, mais aussi et surtout elle ne peut, le cas échéant, que déboucher sur une institution présidentielle qui souffrirait d’un déficit de légitimité. Étant donné l’ampleur de la mobilisation pour le rejet de l’élection présidentielle, le président qui sera désigné à l’issue des joutes de décembre prochain ne pourra prétendre incarner la volonté populaire. Et un président mal élu sera incontestablement un président aux pouvoirs amoindris, auquel cas, il lui sera difficile d’exercer son magistère comme il se doit.

Il lui sera encore plus ardu de gérer une crise telle que celle que vit le pays, laquelle a besoin d’un homme aux pouvoirs renforcés par l’adhésion et la confiance du peuple. C’est dire que le scrutin présidentiel ne peut qu’être une mauvaise solution. Car non seulement, il ne réglera pas la crise, mais parce qu’aussi, le peuple le rejette. Le pouvoir ne peut arguer qu’il veut par son élection faire le bonheur du peuple. Mais ce dernier n’en veut pas. 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents