Comme dans des prestations improvisées pour interpréter des œuvres de Marvin Gaye ou de Michael Jackson, des amuseurs publics, sans science ni conscience, ont pris d’assaut, comme des extraterrestres, les postes stratégiques de l’Etat pour exposer leur expertise avérée dans des séries indécentes de type 100%, 200%…, 800%. Une décennie lugubre dans des bêtises insolites, des déceptions inédites et une ignominie indescriptible, tous les indicateurs macroéconomiques défilent dans un rouge vif pour inquiéter les poches et les assiettes d’une population putréfiée par la misère, bafouée, ironisée, jovenelisée, lamothée et marthellée dans la farine et des matières immondes par des animaux politiques multicéphales.
En raison des graves négligences dans une option électorale post-séisme aveugle, l’avenir et le bien-être de toute une population ont été hypothéqués, au cours de cette triste décennie de « zins politiques », d’hésitations et de tâtonnements au sommet de l’Etat, avec des hommes politiques qui épousent les comportements puériles des adolescents pour banaliser le destin du pays comme s’il s’agissait de jeux de casinos, de cartes, de dominos ou de PlayStation avec des acteurs, des mercenaires, des snipers et des bandits officiels du terroir et de l’étranger munis de mitraillettes, kalachnikovs, AK-47 et gilets pare-balles qui sèment la terreur dans les quatre points cardinaux de nos 27 750 km carrés.
Extraits
Les conditions de vie déplorables, écœurantes et exécrables sous le règne du régime PHTK
Plus de 6 millions d’Haïtiens[1] vivotent avec moins de 2.41 $ par jour et 2.5 millions végètent avec moins de 1.23 $ par jour, respectivement les seuils de pauvreté relative et de pauvreté extrême, fixés par la Banque Mondiale. Classé 168 sur 189 pays, en référence à l’indice de développement humain (IDH), affichant un produit intérieur brut annuel (PIB) per capita de seulement 870 $, marqué par une diminution drastique de 67% des investissements publics[2], abattu par un déficit de la balance commerciale de 3.4 milliards de dollars, dévasté par un taux d’inflation de 19.5% et un taux de change de 93 gourdes pour un dollar, le pays dessine un tableau sinistre sur les plans économique et social.
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