On peut le voir ici
Il faut se rappeler que ces saletés divulguées par des gens qui, par ailleurs, ont un certain talent, mais qui, dans la société haïtienne (le cas Martelly qui aurait dans un autre pays pu faire une carrière d'acteur sans avoir à se vendre à partir de saletés) n'ont aucune possibilité d'exercer ce talent positivement, faute de structures. Donc, ils font dans la servitude volontaire. Comme Jovenel. Il n'y a pas de miracles. L'individu reste le produit de sa société tant qu'il ne la remet pas en question.
Chez ce M., qui est loin d'être bête, s'exprime clairement la culture dominante sadomasochiste, c.a.d., cet empressement à se moquer, humilier ( au temps des Duvalier il pourrait les battre) ceux qui sont plus faibles et ne détiennent pas le pouvoir.
Il prend pour nom "La perle des Antilles" celui de ceux qui ont torturé ses ancêtres. Non seulement parce qu'il ne connaît pas l'histoire de son pays, mais surtout parce qu'il a intégré et qu'il participe et collabore à cette même culture sadomasochiste, précisément héritée de sa "perle des Antilles" à savoir du système esclavagiste redoutable à St- Domingue qui grâce à une exploitation féroce des esclaves (voir le taux de morts et le besoin permanent de renouvellement à travers la traite) lui permettait de se situer économiquement ( c.a.d; le montant d'argent rapporté à la France) au-dessus des autres colonies françaises.
Ce jeune homme, ne peut pas savoir tout cela. Nesmy Manigat ici explique le fonctionnement de cette machine à décérébrer. Il n'a pas lu Gouverneurs de la Rosée et ignore ce qu'est l'empathie.
Par contre dans une culture sadomasochiste dominante, il a appris dès son plus jeune âge que les règles pour survivre étaient de flatter l'exploiteur et de dénigrer l'exploité. C'est comme ça que ça marche dans une société qui refuse de savoir d'où elle vient et ne peut pas se construire un projet autre que la survie au jour le jour.
Dans ce même ordre de réflexion, ce M. écrit Labadee, pour Labadi. Ca veut dire qu'il accepte que le nom ait été anglicisé. Il ne sait pas que la raison du passage de Labadee à Labadi, c'est pour en faire un espace différent de Haïti - "HaïtEE" ? , peut-être qui sait ? - que ce M. un jour se retrouvera forcé par la servitude volontaire à écrire HaitEE.
Ce que ce M. ignore ou feint d'ignorer, c'est que dans son LabadEE, les citoyens haïtiens sont interdits d'entrée. L'écrivain d'origine haïtienne, internationalement connu - pas forcément des Haïtiens,- Louis-Philippe Dalembert avait écrit une chronique sur précisément l'interdiction qui lui avait été faite d'entrer sur le site de LabadEE à partir d'Haïti.
Ce M., bien évidemment ne parle pas de Labadi, le village dans lequel vivent et meurent des Haïtiens auxquels leur ont été volé le littoral. Allez donc vous promener à Labadi et vous verrez les conditions de vie inhumaines qui sont faites à cette population qui ne peut même plus vivre de la pêche qui était un de leurs métiers, n'ayant plus accès à la LabadEEE.
Ce M. qui, je présume, au vu de ses attaques systématiques sur n'importe quel quidam appartenant à l'opposition en racontant des conneries, doit être un fanatique des woz rakèt,- payés par eux ?
Pourtant, il y aurait de quoi exercer son humour avec un Eudes Lajoie, un Hériveaux, un Saint Surin et consorts; et même un Jovenel Moïse avec sa litanie de mensonges et sornettes.. Mais pas touche aux dirigeants du régime Banane, de la "Perle des Antilles", d'HaïtEE et de LabadEE.
Ses cibles restent ciblées : à savoir l'ensemble de ceux et celles qui luttent pour l'enquête sur la gestion des Fonds PetroCaribe. Difficile d'être un Coluche en HaitEE et dans la " perle des Antilles".
Cette mauvaise éducation - réécoutez Nesmy Manigat- est à la racine de l'impossibilité de l'Haïtien de se construire. Son mental ayant été façonné par la culture sadomasochiste dominante, son inclination sera de promulguer la laideur des exploiteurs et de dénigrer la beauté, le courage, de ceux qui s'aventurent à lutter contre l'oppression.
Ce qui donne dans l'histoire de ce pays, un Duvalier louangé pour ses tortures contre un Estimé oublié pour ses réalisations, un Anténor Firmin, un Jacques Roumain, un Jacques Stephen Alexis et des centaines d'autres piétinés et des Martelly, des Jovenel, des Eudes Lajoie, des Me Georges et consorts honorés.
Ce pourquoi, l'opinion qui laisserait accroire que la jeunesse serait porteuse d'espoir de changement, me laisse sceptique. Dans la mesure où un grand nombre de ces jeunes qui s'expriment sur les réseaux sociaux ne font que reprendre le discours de stigmatisation, de préjugés, de leurs ainés et/ou les idioties des media dominants en Haïti, comme à l'étranger. Nombreux sont les jeunes Haïtiens, dont la mentalité et le niveau de réflexion s'est arrêté au dix neuvième siècle. Vous faîtes quoi avec des gens qui en 2020 ont les mêmes schémas de pensé qu'en 1900. Vous croyez qu'en partant du fait qu'il sont jeunes un changement est possible avec eux. On peut être jeune dans la tête et aussi vieux dans l'esprit qu'un Me. Georges.
Ce M. nous dit que Mathias n'avait pas le droit d'inscrire sur son dos " A bas USA". Il n'aurait jamais donc vu des Américains au moment ou M. de Villepin s'était déclaré à l'ONU contre la guerre d'Irak arborer des pancartes " A bas la France" ? Il admet donc que si partout dans le mondes des citoyens peuvent crier " A bas les USA", en Haïti c'est un délit.
Combien de fois me suis- je insurgée contre l'impossibilité qu'ont les Haïtiens d'écrire les Haïtiens avec un H majuscule?
Combien de fois, contre le fait qu'ils appellent la ville de Dessalines Marchand-Dessalines et parfois tout simplement Marchand ? Pourquoi Pétion-Ville et non Dessalines- Ville ?
Combien de fois, leur ai-je rappelé que les Congos, appellation désignant les esclaves originaires du royaume du Congo, comprenant l'Angola et les deux Congo, n'ont jamais été ce qu'on leur a appris : des lâches. Mais au contraire étaient les esclaves les plus résistants à l'esclavage et qui s'enfuyaient des plantations. Parce que le royaume du Congo, contrairement à celui du Bénin, que ces non-éduqués vantent- est celui qui a le plus lutter contre la traite.
Ils l'ignorent, faute d'accès à une autre éducation qui -sans honte- vante "La perle des Antilles "et LabadEE, deux espaces dans lesquels ils n'ont eu et n'ont aujourd'hui aucun droit.
C'est le résultat de la culture sadomasochiste qui apprend aux exploités à honorer leurs bourreaux. Le Blan a dit que Labadi doit s'écrire LabadEE... Alors...
Enfin je voudrais signaler à M. La perle des Antilles, que contrairement à ce qu'il dit dans tous les pays démocratiques, les présidents peuvent être pris à parti par des citoyens mécontents. Et que les présidents peuvent leur répondre sans les insulter et les traiter de putain.
De sorte que des "la perle des Antilles " et autres LabadEE,se profilent comme la relève des 2 Duvalier, des Martelly, des Jovenel Moïse, des "ti-nikola", un réservoir dans lequel le Core Group pourra toujours puiser.
Tally, De la « violence légitime »…
Il reste cependant une différence entre le « bas » et le « haut ». Si « en bas » on cogne en silence (ou bien par cris), « en haut », on fait des phrases. Une surtout : « le-monopole-de-la-violence-légitime ». Tragique destin de l’œuvre de Max Weber, réduite à l’état de grumeaux de pensée Sciences-Po, pathétiquement mâchonnés par des hauts-fonctionnaires ou des éditocrates sans esprit. Par des hommes politiques aussi, et pas des moindres — mais ils sortent souvent des mêmes fermes d’élevage. De Lallement, Morvan (ex-DGPN), Jullien (directrice IGPN) à Macron et Philippe (mais sans passer par Castaner dont le grelot ne rend du son qu’agité au Macumba), c’est la même idée obstinée, le même entêtement buté, dernier rempart justificateur à quoi il faut impérativement tout accrocher pour que tout ne sombre pas dans l’indignité pure. « L’État détient le monopole de la violence légitime ». Il s’ensuit 1) que toute autre violence est illégitime et 2) que la violence d’État n’est jamais illégitime — puisqu’elle est légitime. On en est là de la « réflexion »… Alors il ne peut pas y avoir de « violence policière », puisque la police estl’État et que la violence d’État est légitime. Voilà le fond de casserole incrusté, qui sert de pensée à ces individus.
On peine pourtant à croire que quiconque puisse voir un argument sérieux dans une pure pétition de principe, démonstration entièrement circulaire qui présuppose ce à quoi elle veut aboutir. Et qui, d’évidence, ne comprend rien à ce que c’est que la légitimité. C’est que la légitimité n’est pas une propriété substantielle, qui se transporterait dans le temps comme ça, inaltérée, acquise une fois pour toute. La réalité est tout autre : on est légitime… tant qu’on est reconnu comme légitime. Tel est le fin mot de la légitimité : elle n’est qu’un effet d’opinion, une circularité, certes, mais qui doit être impérativement soutenue par la croyance collective — et pas juste par un simple décret. Si bien que la légitimité ne dure que ce que dure la reconnaissance. Et pas une seconde de plus. Si la croyance collective est détruite, la légitimité est détruite à son tour. Or les croyances et les opinions n’attendent pas les délais réglementaires de cinq ans pour se réviser, elles évoluent avec ce qu’elles ont sous les yeux. Et avec ce que le macronisme leur a donné à voir en deux ans, c’est peu dire qu’elles sont parties ailleurs.
Pendant ce temps les hommes de pouvoir et leurs valets de pied intellectuels continuent de tenir l’attribution électorale du pouvoir comme l’unique brevet de légitimité, intangible, valable sans autre condition pour la durée du terme. Le pouvoir — à l’image de sa police — peut donc faire ce qu’il veut, sans que sa « légitimité » n’en souffre la moindre altération. Aussi toute contestation en légitimité est-elle systématiquement écartée par l’argument électoral : « il a été élu dans les formes, il est légitime ». Mais l’élection n’est qu’une procédure, l’un des éléments seulement auxquels s’accroche la croyance en la légitimité — du reste une procédure aux propriétés légitimatrices abyssalement décroissantes, sauf dans l’esprit de la minorité de tête d’épingle qui y croit encore. Et seuls des demi-débiles pour chaînes d’information en continu peuvent s’entêter dans un raisonnement aussi défectueux, du reste ridiculisé par l’histoire — ou alors il faudra considérer comme illégitimes tous ceux qui en Allemagne ont contesté le pouvoir du chancelier Hitler (au passage : marche aussi pour ceux qui en Russie, contesteraient celui de Poutine).
L’État ne peut donc dire sa violence légitime… qu’à la condition de se maintenir dans la reconnaissance comme légitime. Or ni le gouvernement qui en ce moment incarne l’État, ni la police qui en est le bras armé permanent mais désormais dévoyée au-delà de la honte, ne peuvent plus soutenir cette prétention. Qui ne se suffit pas d’une phrase sortie en bouillie d’un cours de Sciences-Po ni même de la seule forme de l’élection, mais se rejuge en permanence dans les têtes, à des actes.

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