Il y a plus de six ans a été démoli le vieux marché pour un construire un nouveau qui n’est pas encore terminé / DENNIS RIVERA, « QUOTIDIEN LIBRE » RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
Que ceux qui savent lire, lisent .
Que ceux qui ont l'intelligence de comprendre, comprennent.
Que ceux qui ont le courage de lutter, luttent.
Que chacun selon ses moyens fasse en sorte que ce crime d'Etat, cette méchanceté , cette volonté délibérée d'abattre une population ne restent pas impunis.
Et que la nature ait pitié de ceux qui contribuent à inciter la population - parce qu'ils ne savent pas tous ce qu'ils font -à croire dans les mensonges d'un homme qui a participé à ces crimes et qui, de ce fait, se met en croix pour en protéger les auteurs.
Le paiement que Petrocaribe a fait pour des chantiers inexistants a rempli les poches d’au moins trois présidents, des sénateurs et de puissants groupements d’entreprises de la région. Le plan pour reconstruire Haïti après le dévastateur tremblement de terre de 2010 est la meilleure preuve de comment la corruption a lésé à deux reprises les citoyens qui ont déposé leurs espérances dans ces fonds.
Un jeune traverse à la hâte la fréquentée Route Nationale 2 de Haïti, en poussant une charrette avec des blocs de glace qu’il espère faire passer de l’autre côté de la rue. Tous les jours il risque a vie juste pour conserver au frais le poisson qui est vendu au bord de la congestionnée voie. De l’autre côté, l’attend Monzus Senatus, un homme grand qui, depuis presque sept ans, vend sur un étroit morceau de trottoir vu qu’ils l’ont délogé de même que ses collègues du vieux marché de Fontamara. Les autorités ont démoli l’installation pour en construire une nouvelle, mais ils ne l’ont pas terminée.
Le charretier a de la chance d’arriver sain et sauf de l’autre côté. Avec une certaine fréquence les véhiculent qui circulent par-là ont renversé mortellement des piétons. La dernière fois a été en mars 2018. Les vendeurs de poisson et la communauté ont protesté pour qu’ils terminent le marché une bonne fois pour toutes, comme à chaque fois qu’un des leurs est renversé. Mais ça n’a servi à rien. « Nous n’avons pu parler avec aucune autorité et nous ne savons même pas à qui nous adresser », se lamente Senatus. Là demeure la masse de béton inachevé, dans le dos de cette ligne de vendeurs de poissons qui, depuis 2012, cohabite avec la menace des automobiles qui entrent et sortent de Port-au-Prince. Sur le sol du troisième niveau de la structure sont pendues des tiges d’acier entremêlées comme le squelette d’un toit inexistant, entre clous, ordures et excréments d’animaux.
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Les chantiers fantômes que le pétrole a payé aux tout-puissants - #Petrofraude
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