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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les policiers haïtiens se cherchaient un leader. Ils l’ont trouvé en Yanick Joseph.

Publié par siel sur 27 Février 2020, 17:16pm

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Photo Courtoisie Haïti Liberté

Photo Courtoisie Haïti Liberté

Au cœur de la lutte pour la création d’un syndicat au sein de la PNH

Dans une institution qui réprime sévèrement la dissidence, une femme prend sur elle et décide de porter les revendications de ses collègues. Yanick Joseph est policière depuis une décennie. Et comme la plupart de ses frères d’armes, la mère célibataire qui seule, élève ses deux enfants, nourrit des frustrations profondes contre le fonctionnement de la Police nationale d’Haïti (PNH).

Ces frustrations viennent de loin. Elles se marinaient devant les cas de népotisme flagrants à l’académie et le traitement dégradant offert aux futurs policiers. Puis, la réalité de la rue. Près de 90 % des policiers haïtiens affirment ne pas pouvoir répondre à leurs besoins. Un agent 2 comme Joseph perçoit 21 000 gourdes comme salaire brut. Ajouté à cela : le manque de matériels, les horaires de travail contraignants, une assurance maladie ineffective, l’absence d’accompagnement adéquat pour la famille des agents qui meurent en fonction et récemment, les policiers peu équipés brûlés vivant par les bandits.

Ce dernier détail a fait déborder la vase de Yanick Joseph. L’année dernière, elle décide de prendre le leadership d’un mouvement ambitieux pour créer le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH). Elle approche la hiérarchie, se fait ignorer, foule le macadam les 27 octobre et 17 novembre 2019, pour se voir opposer l’objection réglementaire : il est interdit aux policiers de se syndiquer. « Ma mère était marchande de sel et mon père cultivateur », déclare Yanick Joseph. « J’ai encore mes cinq doigts, je n’ai pas peur de la révocation. Je vais continuer la lutte jusqu’au bout. Rien ni personne ne me fera capituler ».

Soit. En marge d’une convocation à l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti (IGPNH) le 7 février dernier, des partisans de Joseph, craignant son limogeage ont orchestré un concert de balles. Dans les semaines qui suivent, des rues seront bloquées à Port-au-Prince et des stands brûlés au Champ de Mars. Alors que le gouvernement se voit contraint d’annuler son carnaval, Yanick Joseph sera révoquée ainsi que quatre autres leaders du mouvement pour « indiscipline, atteinte à l’honneur de l’institution et acte de vandalisme ».

Une affaire de justice 

La suite dans le lien

 

https://ayibopost.com/les-policiers-haitiens-se-cherchaient-un-leader-ils-lont-trouve-en-yanick-joseph/

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