Synopsis
En Argentine, où l'IVG est interdite, une femme meurt chaque semaine des suites d’un avortement clandestin. Pendant huit semaines, le projet a été âprement discuté au Sénat, mais aussi dans la rue, où des dizaines de milliers de militants ont manifesté pour défendre ce droit fondamental. Les féministes argentines et leur extraordinaire mobilisation ont fait naître l’espoir d’une loi qui légalise l’avortement.
En Haïti, de même, l'avortement est criminalisé. Combien de femmes meures d'avortement clandestin ?
On ne le saura pas, parce qu'il n'existe pas de statistiques dans ce pays qui a horreur des chiffres et leur préfère la "mystique". Une sorte de tchaka composée dé toutes sortes de billevesées, de sottises, lesquelles ont l'avantage de ne jamais être vérifiables et donc d'entretenir le mensonge, le déni, l'oppression et la zombification de la population.
L'Argentine de même qu'Haïti a vécu sous une dictature à laquelle l'Eglise catholique a donné sa béndiction. Eglise catholique qui est contre l'avortement même quand il s'agit d'une gamine de 12 ans violée par le compagnon de sa mère, comme on l'a vu au Brésil.
Cette même église catholique qui a gentiment caché la pédophilie de certains de ces curés et les a laissés poursuivre leurs abus sur des enfants, jusqu'à ce que le scandale éclatant, il lui fallu faire son mea culpa, c-à-d payer les victimes en monnaie sonnante et trébuchante.
Dans l'Haïti actuelle héritière du duvaliérisme obscurantiste, patriarcal et misogyne (voir Martelly qui en un des emblèmes) les femmes violées, les fillettes abusées qui se feraient avorter sont susceptibles de peine de prison.
Parce que quand un bourgeois comme Faye, fait un enfant avec sa bonne qui deviendra par la suite l'épouse de Duvalier, quand un M qui deviendra plus tard, ministre de l'Education( quell cynisme) fait un enfant idem à sa domestique et ne s'en occupe pas, la société, dont les marchands de micro tels que V. Numa sont les premiers à accuser la victime et à protéger le profiteur.
Qui vous dit M. Numa que les bonnes sont consentantes ? Que les femmes qui entrent dans une complicité avec les gangsters sont consentantes ? Vous connaissez le parcours de ces femmes ? Vous avez fait une enquête ? De quel lieu parlez-vous ?
Rappelons-nous que c'est ce même V. Numa qui avait désigné la jeune femme qui accusait, le GRAND CADRE de ses amis de l'avoir forcé à avoir des relations sexuelles avec lui, de tous les maux. Cette pauvre jeune femme était devenue grâce à V. NUMA et D. VALET, " la femme la plus dangereuse d'Haïti".
Et ce sont ces énergumènes qui s'indignent de l'intolérance dans la société haïtienne?
Intolérance ? Qu'est-ce qu'il leur faut de plus ? Que les femmes abusées soient emprisonnées pour avoir osé dénoncer leurs violeurs - tout particulièrement quand ils sont des copains et appartiennent à "l'équipe".
Rappelons également que c'est ce même V. Numa qui avait osé déclarer que les étudiantes par leur tenue attiraient les violeurs.
Ce sont les mêmes qui ne disent mot quand Martelly encouragent la jeunesse à boire et à se dévergonder.
Ces marchands de micro, ceux qui font dans le " mystique" ,de même que ceux qui appellent à la peine de mort pour les gangsters des rues - et bien entendu pas pour ceux en col blanc- et ceux qui systématiquement accusent les organisations des droits de l'Homme, les organisations de femmes, les syndicats, sont des obscurantistes qui collaborent au maintien du statu quo d'incompétence, d'injustice et de corruption en Haïti.

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