EXTRAITS
"À l’inverse et sans surprise aucune, des dirigeants haitiens en profitent et se donnent à cœur joie pour asseoir davantage leur main mise sur nos institutions et nos maigres ressources financières. Ainsi, on comprend rapidement qu’en Haïti, que le très populaire proverbe français » le malheur des uns, fait le bonheur des autres, » est bien plus qu’un simple proverbe sinon, une criante réalité.Le petit peuple souffre, agonise, crie famine et au pouvoir Phtk et ses acolytes de dilapider à vue d’œil les fonds publics.
Plus d’un million deux cents mille dollars américains dépensés au quotidien au nom de la lutte contre le Covid-19, et paradoxalement, nos centre hospitaliers sont en manques de masques, de personnels, de lits, et de respirateurs artificiels. Jamais un sans deux, comme pour les fonds petrocaribe, ces millions vont garnir les comptes en banque des caciques du pouvoir tèt kalé.
En effet, après l’échec du « pays lock » des manifestations populaires, de la dissolution du parlement, de la mise hors état de « nuire » des leaders de l’opposition, le confinement vient parachever toute une panoplie de moyens dont disposait Jovenel pour asseoir son régime autocratique. Impossible n’est plus désormais Jovenel Moïse !
Sûr, de n’avoir plus de compte à rendre personne et ce, du fait de la dissolution du parlement, de sa main mise sur le pouvoir judiciaire, ce dernier se permet, alors même que le pays frise la famine, de préparer la réélection de son mentor et prédécesseur Joseph Michel Martelly.
Désormais seul maître à bord, Jovenel Moïse se croit tout permis.Récemment lors d’un point de presse, son ministre de l’injustice vient de donner soixante douze heures aux habitants du « village de Dieu » pour se déguerpir ou de se faire massacrer. "
Haïti Covid-19 : Quand le malheur du petit peuple, fait le bonheur de ses dirigeants
Par Raphaël IsaacDiplômé en droit et science politique Lundi 27 avril 2020 ((rezonodwes.com))-- Avec près de deux cents mille morts et plus de deux millions de personnes infectées dans le mond...
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