Un tel événement n’avait pas eu lieu depuis quatorze ans au sein du Parlement canadien. Jeudi, le Premier ministre canadien a affronté le tir nourri des députés réunis au sein du comité des Finances. Justin Trudeau a dû répondre à des questions en rafale sur ses liens avec une organisation caritative qui a obtenu un contrat public sans avoir à concourir. Un motif suffisant selon plusieurs des partis d’opposition pour réclamer son départ. Les élus ne semblent pas avoir avoir été convaincus par les réponses du dirigeant canadien qui subit sa troisième enquête du Commissaire à l’éthique.
Pressés de questions les députés, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a gardé le cap. Oui, il connait l’organisme caritatif UNIS. Non, il n’a pas pris part au choix de ce partenaire pour administrer un programme public de bourses pour les étudiants.
Et ce, même si plusieurs membres de sa famille ont reçu des dizaines de milliers d’euros pour prononcer des discours pour ce même organisme. « L'organisme Unis n'a pas reçu de traitement de faveur, ni de moi, ni de qui que ce soit d'autre, a assuré Justin Trudeau. La fonction publique a commandé l'organisme Unis et je n'ai absolument rien fait pour influencer cette recommandation.»
Pour le Premier ministre, ce sont ses fonctionnaires qui ont choisi UNIS, à leurs yeux l’organisme le mieux placé pour mettre en place rapidement un nouveau programme.
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