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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Trois cent soixante- seize détenus dans la nature, 376 futures cartes de Dermalog en vue, 376 futurs membres de l'ANI de Day

Publié par siel sur 12 Mars 2021, 00:51am

Catégories : #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #AYITI ECONOMIE, #PEUPLE sans mémoire..., #DUVALIER

Sources: https://ayibopost.com/la-liste-des-exactions-attribuees-a-bsap-sallonge/

Sources: https://ayibopost.com/la-liste-des-exactions-attribuees-a-bsap-sallonge/

La FJKL dénonce négligence et complicité dans l’évasion du 25 février à la prison de Croix-des-Bouquets

Dans la matinée de ce jeudi 25 février 2021, un camion de la compagnie Sanco est arrivé à la prison civile de la Croix-des-Bouquets pour des activités régulières de curage des fosses d’aisance. Les détenus étaient en récréation.Tout a commencé dans le continent Europe quand des détenus ont pris les clefs que détenait le chef des opérations, Saintilma Jean-René et ont ouvert les cellules qui étaient fermées. Les détenus étaient en grand nombre sur la cour de la prison. Une émeute a démarré. Certains détenus se sont emparés du camion Sanco pour aller défoncer les barrières. Ils ont passé sans entrave deux barrières avant d’atteindre la barrière donnant accès à la rue A. Le véhicule a plongé dans un égout et est donc tombé en panne. Après la troisième barrière traversée sans entrave, les détenus ont trouvé une échelle qu’ils utiliseront pour quitter la prison par le mirador 2 qui n’était pas gardé étrangement par un agent armé. Le policier Honoré Frantzy qui était muni d’un fusil M-4 a livré, sans aucune forme de résistance, son arme aux détenus et l’un d’entre eux remettra le fusil au détenu Arnel Joseph après avoir brisé les cadenas de sa cellule. Arnel Joseph utilisera cette arme pour se débarrasser par une cartouche de l’entrave (chaines) qui était placée à ses pieds. Cette contrainte est à bannir dans la gestion de prisonniers dangereux. Les détenus ont envahi tour à tour le greffe, le bureau du chef de poste, l’armurerie et ont tout emporté : les armes, les munitions, les uniformes et les matricules de police, ainsi que le registre de main courante. Ils ont tiré dans toutes les directions et échangé des coups de feu avec le chef de poste ; ils ont fait au moins deux morts parmi les détenus. Beaucoup d’impacts de balles ont été remarqués sur les murs et les bureaux de la prison. Tous les véhicules garés à l’entrée de la prison ont reçu des projectiles. Plus de 40 impacts de balles ont été recensés sur le seul véhicule du directeur de la prison. Un très grand nombre de détenus ont pu quitter la prison par la barrière principale et le mirador 2 », rapporte la FJKL dans son rapport. 

(...)

Selon l’organisme, 26 personnes ont été tuées, dont 4 personnes à l’intérieur de la prison, 16 personnes à l’entrée de la prison, 3 personnes à la rue Jean Jacques Dessalines, et 3 personnes à la rue Saint-Dominique. Parmi les personnes tuées figure le responsable de la prison. Le détenu Arnel Joseph a été tué le lendemain dans l’Artibonite. Ce qui porte à 27, le nombre de personnes tuées. A cela s’ajoutent 10 blessés, 445 évadés et 59 repris. 

(...)

Les événements survenus à la prison sont le fruit de la complicité des agents et des autorités pénitentiaires. Beaucoup d’éléments militent en faveur de cette thèse :  Des éléments interdits trouvés à l’intérieur de la prison tels armes à feu, beaucoup de téléphones, de la drogue (marijuana) ; l’usage du téléphone est fréquent à la prison (les gens du dehors étaient au courant du coup et venaient attendre des détenus à l’extérieur de la prison) ; aucune des barrières de la prison civile de la Croix-des-Bouquets n’a été défoncée ou endommagée. Donc, les barrières étaient ouvertes au moment du coup et n’étaient donc pas sécurisées contrairement aux règles établies ; la tour de contrôle et le mirador 2 n’avaient pas d’agents ; un agent a livré, sans résistance, un fusil M-4 aux détenus. (...) Selon le procès-verbal de constat du juge de paix de la Croix-des-Bouquets, Me Jaccius Louis, assisté de son greffier, Me Freilan Belfort, réalisé le jour des évènements et le lendemain matin : la majorité des détenus ont été tués à l’extérieur de la prison (21) et non à l’intérieur (4). L’objectif de l’usage de la force étant d’empêcher l’évasion, faut-il le rappeler. Or, selon le témoignage reçu des détenus eux-mêmes, il y a au moins deux cas de règlement de comptes en ce qui a trait aux meurtres recensés à l’intérieur de la prison : le détenu Arnel Joseph qui a tué un autre détenu avec qui il avait un compte à régler et le détenu Ti Rat qui en a fait de même au su et au vu de tous. Toutes les personnes tuées ont reçu une balle à la tête ou à la poitrine ou au dos ou sont tout simplement criblées de balles.

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