... s'il vous plaît, prend depuis quasiment 100 ans les Haïtiens comme bouc-émissaires ?
Qui, quand ils font face au mécontentement de la population en prise à des problèmes socio/économiques, agite immédiatement la question de l'émigration haïtienne ?
Qui, utilise les Haïtiens comme marche-pied pour gagner les élections présidentielles et locales ?
Vous connaissez la réponse. Les dirigeants de la RD. Abinader qui est un nouveau venu dans la région a immédiatement compris que stigmatiser les Haïtiens faisait recette. Donc il a ajouté bon nombre d'ingrédients dans la recette pour, à la fois, la rendre plus féroce et augmenter sa popularité.
Les Dominicains sont passés de la lutte contre la corruption à la lutte contre l'immigration haïtienne qui requiert toute leur attention, toute la partie disponible de leur cerveau.
Les Abinader ont émigré du Liban. M. Abinader peut-il nous dire où en est le Liban en cette année 2025 ? Vivre avec la peur est un reportage sur le Liban qui date d'il y a 8 mois.
Vous pourriez croire qu'Abinader qui est issu d'un Liban totalement dévasté par la corruption, par des guerres intestines et celles menées par Israel, un Liban qui compte plus de gens vivant à l'étranger que dans le pays, se conduirait de manière digne avec des émigrés dont la situation n'est pas différente de celle de ses parents qui ont quitté leur village de Baskinta.
De Baskinta à Puerto Plata, l’histoire de famille de l’actuel président de la République dominicaine
Luis Abinader et son père José Abinader. Photo DR
Depuis près d’un mois, la République dominicaine est dirigée par un président aux origines libanaises. Luis Abinader, un entrepreneur de 53 ans, qui avait été élu au premier tour lors de la présidentielle du 5 juillet, a prêté serment le 16 août. Élu avec une marge confortable, le nouveau président dominicain doit faire face à de nombreux défis, les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 et la corruption n’étant pas les moindres. Membre du Parti révolutionnaire moderne (PRM, centre-gauche), il a succédé à Danilo Medina et ainsi mis fin à seize années de pouvoir du Parti de la libération dominicaine (PLD). Luis Abinader, qui a gravi les échelons dans son pays jusqu’à occuper le siège de la présidence, vient d’une famille d’émigrés qui s’est très vite intégrée à la vie de ce pays d’Amérique centrale dès le début du siècle dernier. L’histoire de l’émigration des Abinader ressemble à beaucoup d’autres en ce début de XXe siècle mouvementé.
Le grand-père de l’actuel président, José (Youssef) Sesin Abinader, est né en 1889 à Baskinta, au Metn, beau village planté au pied du majestueux mont Sannine, où vécut notamment le grand écrivain et poète libanais Mikhaïl Neaïmé (1889-1988). À la naissance de José, le Mont-Liban faisait toujours partie de l’Empire ottoman : la multiplication des catastrophes et des crises poussait alors nombre de jeunes Libanais à prendre le chemin de l’émigration. Le territoire, qui était un centre reconnu d’élevage de vers à soie, connaît, dès 1890, la « crise de la soie », provoquée par la concurrence des produits chinois sur le marché mondial. Beaucoup de familles frappées par le chômage s’endettent, et les parents encouragent alors leurs enfants à émigrer pour s’assurer un meilleur avenir. L’analogie avec la période actuelle au Liban est frappante, l’hémorragie humaine n’ayant pratiquement pas faibli plus d’un siècle plus tard, alors que le Liban est plongé dans une grave crise économique, sociale et politique, à laquelle est venue s’ajouter la terrible explosion du 4 août dernier au port de Beyrouth.
Dans ces circonstances dramatiques, José quitte le Liban en 1909, à 20 ans à peine, et prend le chemin de la République dominicaine où beaucoup de Libanais l’avaient déjà précédé. José débarque dans la ville de Puerto Plata pour ensuite s’installer à Saint-Domingue, la capitale.
Vous auriez pu penser et à juste titre qu'Abinader dont le père et lui-même ont fait fortune en RD grâce, en partie, au travail bon marché des Haïtiens immigrés sans papiers, seraient un peu plus respectueux. Vous auriez pu penser que par rapport aux conditions dramatiques en Haïti, le M. éviterait de se prêter à une escalade verbale à base d'insultes et de mensonges.
Que nenni. De même que M. Marco Rubio - qui se déguise en mafieux cubain de Miami pour mener une sale besogne- Rubio dont le grand-père cubain est entré illégalement sur le territoire des US, qui, après le goulag de El Salvador, actuellement envoie dans les prisons du Sud Soudan des Cubains, Vénézuéliens, Jamaïcains et même des personnes originaires de Myanmar ( ex-Birmanie). Et ceci sans procès comme la constitution des USA l'exige. Vous rendez-vous compte du niveau de non respect des lois ... Et du niveau d'absence totale de considération pour la personne humaine...Et zéro empathie.
Il me semble qu'Abinader se trompe de cible parce que celui qui dit c'est la faute au monde entier, celui qui radote sans cesse que l'Europe, le Canada, le Mexique le volent, ont toujours volé les USA, c'est Donald Trump.
Comme dit le proverbe haïtien: " Dan pouri gen fós sou banane mi". Et c'est précisément ce dont se plaignent les Haïtiens, d'un abus de pouvoir systématique sur des citoyens qui ont collaboré au développement de la RD.
Du quasi -esclavage des travailleurs dans les bateyes en passant par les secteurs de la construction, du tourisme.etc, les investisseurs haïtiens qui paient des impôts, jusqu'aux étudiants qui paient leurs frais d'universités, leurs visas- toujours à renouveler- leurs logements, achètent leur nourriture dans ce pays, si on faisait les comptes, M. Abinader, il me semble que la facture des frais d'hospitalisation des femmes venant accoucher dans les hôpitaux de votre pays est loin, très loin d'atteindre les bénéfices tirés par votre administration des trafics nombreux et variés avec Haïti qui se trouve être, par ailleurs, votre deuxième ou troisième partenaire.
Et, voyez-vous, M. Abinader, même de cet état de fait avéré (il suffit de faire quelques maths) les Haïtiens ne se plaignent pas.
Cette hypocrisie consistant à faire comme si on aidait alors qu'on tire profit, cette violence, ces mauvais traitements à caractère raciste ( alors que la majorité des gens de la RD sont des Noirs et/ou métis de Noirs) exercée contre les ressortissants haïtiens n'est possible que parce que les dirigeants haïtiens et la société civile, en dépit du massacre organisé par votre dictateur Trujillo, ont continué à avoir des relations avec votre pays. Une entente cordiale entre prédateurs des deux côtés de l'île. Et pendant les 29 ans de la dictature des DUVALIER qui ont boycotté l'agriculture de leur pays en envoyant des paysans haïtiens travailler dans vos plantations de canne à sucre au lieu de les aider par des subventions, jusqu'à en arriver à une industrialisation du secteur comme le fait Ibrahim Traore actuellement au Burkina Faso.
Pour blaguer si un Haïtien voudrait acheter un terrain) à Baskinsta dans le village du grand-père d'Abinader, c'est ici. Et c'est pas cher.
Pour terminer les Haïtiens sont victimes de la relation incestueuse et toxique entre les dirigeants de la RD, dont vous M. Abinader, et ceux d'Haïti, qui les uns et les autres tirent profit de cette déshumanisation de la population haïtienne.
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FQxhEbggcI3Q%2Fhqdefault.jpg)
Le Liban après la guerre - Une guérison possible ? | Tracks East | ARTE
Disponible jusqu'au 19/02/2029 Plongée inédite au cœur de la jeunesse de Beyrouth. Durement éprouvée par la crise financière, l'instabilité politique et l'explosion au port de Beyrouth en 20...
qs
Commenter cet article